Friends Of Pain

Les Warriors Of Darkness renaissent de leurs cendres, plus fort, plus soudés que jamais. FoP est une Team MH3U et MH4.
 
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 I was born for your happiness

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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 12:55

Elle aussi a rigolé mais elle l'as pas montré elle a pas voulu reconnaître que j'avais raison
Je rigole Mido :rouge:

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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 12:57

Et un smiley a rajouté un!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 17:24

C'pas marrant, Blaze.
Moi je l'aime bien, ma langue !

Je poste la suite ?
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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 18:51

Na attends je le lis maintenant.
J'ai une épreuve à préparer pour demain je stresse un peu trop du coup j'ai pas trop le temps de rester sur le PC^^'

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 19:33

Pas de souci. No stress, I'm with you !
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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 19:36

C'est bon

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 19:41

Je post la suite plus tard.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 1 Juin - 21:20

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 10 : Anko Mitarashi


Le lendemain, les cours prennent une bonne allure. J'apprends et je m'améliore très rapidement au point d'inquiéter Tsunade. En une matinée, je suis parvenue à refermer une plaie profonde avec mon chakra. À la pause déjeuner, Tsunade profite de l'absence de Sakura pour venir me parler.

- Tu apprends très vite, commence-t-elle en s'asseyant près de moi. Trop vite.
- N'est-ce pas un atout ?
- Je ne sais pas. Quand tu atteindras tes vingt ans, je crains que tu aies acquis tous les justu du monde…
- Vous pensez ? demandé-je.
- Oui, affirme-t-elle. Et ta vie deviendra rapidement monotone si tu ne te trouves pas rapidement un rêve, un vrai… si ça n'est pas plusieurs…
- Je pense comme vous.
- Alors ? Que vises-tu ?
- Le bonheur… pour l'instant.
- Pourquoi es-tu devenue une ninja ?
- Pour me rendre utile premièrement, répondis-je simplement en haussant les épaules.
- C'est bien, mais je m'attendais à des raisons plus … motivantes.
- Certes, mais allez poser la question à Sakura. Je pense que vous obtiendrez un résultat pas si différent du mien.

Je marque une pause, cherchant mes mots.

- Enfin, repris-je. À présent, son seul désir est de revoir Sasuke, et le mien, de voir mes amis en pleine forme. Sans Sasuke, Sakura ne sera pas au sommet de sa satisfaction.

Tsunade me regarde d'un air interrogateur.

- Je pense que mon rêve se trouve ici, continué-je.
- C'est-à-dire ?
- Aider ceux qui me sont chers à réaliser les leurs.
- D'où le "j'aimerai me rendre utile", en conclut Tsunade.
- Oui.
- Et si leurs rêves se détruisent ?
- Je trouverai un autre sens à la vie.
- Tu la prends comme elle vient, dis-moi.
- Il le faut, sinon, je serai toujours là à pleurer la mort de ma mère.
- J'aime bien ta façon de penser et d'agir, m'avoue Tsunade en regardant le ciel. Je tiens à faire de toi ma meilleure élève.
- Et Sakura ?
- Cette jeune enfant est totalement différente de toi. Vous êtes le jour et la nuit, comme Naruto et Sasuke.
- J'espère qu'il ne va pas se passer la même chose…
- Ça ne risque pas, vous avez une mentalité différente, avance-t-elle. Chez les femmes, il s'agit soit de la rivalité, soit de la complicité, et dans votre cas, je ne pense pas que la rivalité ait fait son nid dans votre relation.
- J'imagine.

Un long moment s'écoule. Mes pensées se plongent dans le rêve de Tsunade. Je me surprends à penser qu'Orochimaru pourrait être convaincu non pas par une personne qu'il connaît, mais quelqu'un qui a fréquenté ses connaissances.
Non, c'est impossible … cet homme est devenu avide de pouvoir dès son plus jeune âge.
Néanmoins, une question me trotte dans la tête.

- Pourquoi Orochimaru veut détruire Konoha ? posé-je inconsciemment.

Tsunade se tourne vivement vers moi en me jetant un regard remplis de surprise. Ses ses pénètrent au plus profond des miens, me forçant à les détourner des siens.

- Il n'a pas pût être Hokage, lâche finalement mon mentor en regardant droit devant elle. Il veut une vengeance.

Une vengeance…

- Continuons l'entraînement, suggère Tsunade en apercevant Sakura s'approcher. Nous parlerons de tout cela une prochaine fois.

À la fin de la journée, Sakura et moi sommes épuisées, mais avons appris à nous battre pour un combat qui pourrait durer plusieurs heures. Mon amie a travaillé ses poings, quant à moi, j'ai privilégié mon jeu de jambes étant donné que je manie assez bien le katana.
Le lendemain, Sakura et moi continuons à nous entraîner sur les Justu de médecine, je suis plus forte qu'elle au niveau du combat et elle est plus douée que moi dans les soins. Nous formons rien que toutes les deux une bonne équipe, d'après Tsunade. Avant de partir, notre mentor nous enseigne son coup favori. Simple, mais qui demande une grande précision. Elle consiste à faire une pichenette à son adversaire, mais en concentrant tout le chakra dans le majeur de façon à donner un effet destructeur à cette pichenette. Nous nous entraînons durant quelques minutes avant de partir. J'irai chercher mes vêtements demain soir.

Mercredi matin, je m'en vais pour l'entraînement quotidien de Tsunade. Elle nous propose de nous exercer sur tout ce que nous avons appris avec ou sans elle de façon à ne rien oublier. Je lui montre ma technique sur les conditions atmosphériques et sa surprise orne son visage lorsque qu'elle observe le ciel s'assombrir et les vents se lever dans que je me mette en colère, et celle de Sakura encore plus. Cette jeune fille ignorait mes capacités jusqu'à maintenant.
Un éclat de fierté éclaircit mon coeur. Je préfère cependant garder la technique qu'Iruka m'a enseignée pour moi.
Durant tout le restant de la journée, je m'entraîne à maîtriser les phénomènes naturels grâce aux livres que j'ai achetés, j'effectue des enchaînements de coups au katana et je m'améliore aussi dans le domaine du Taijustu. De temps à autre, je crée un clone pour m'entraîner dans un duel et pour appliquer des stratégies de combat. À la fin de la journée, j'effectue quelques exercices résumant tous les cours de Tsunade : technique de soin et maîtrise du chakra.
Le soleil se couche à peine lorsque l'entraînement prend un terme. Avant de rentrer chez moi pour me reposer, je passe chez le tailleur pour aller chercher ma commande. Le magasin est toujours ouvert à mon grand soulagement. Ema crie mon nom et agite la main en m'apercevant.

- Bonsoir Seiko, me salue la femme d'une voix agréable.
- Bonsoir Ema, je viens pour la commande.
- Oui, je t'attendais, dit-elle en fouillant sous le comptoir. J'ai tenu à la faire moi-même.

Elle dépose la tenue sur la table en bois et l'admire quelques instants avant d'ajouter :

- Je te l'offre.
- Pardon ? dis-je voix stupéfaite.
- Je te l'offre, répète-t-elle en souriant. C'est un cadeau de ma part.

Cette femme devait beaucoup apprécier ma mère pour me donner gratuitement ce chef-d'œuvre.

- Ce n'est pas un simple vêtement, ajoute-t-elle. Il est très résistant et contre les attaques élémentaires les plus faibles. Une décharge électrique, une boule de feu, d'eau ou autre chose du genre ne passeront pas à travers. Seulement, évite de trop l'utiliser comme bouclier.
- Bien, merci beaucoup. Puisque tu ne veux pas que je te paie par argent, je trouverai un autre moyen pour te rendre la pièce. Si tu as besoin de quoi que ce soit, n'hésite pas à me demander.
- Merci. Ah, n'oublie pas les chaussures. Tu veux un sac pour transporter tout ça ?
- Oui s'il te plaît.

Ema range les vêtements dans un sac assez gros pour y faire rentrer la tenue avec les bottes.

- C'est vraiment sympa de ta part, Ema, soufflé-je.
- Ce n'est rien, me répond-t-elle en souriant. Tout le plaisir est pour moi.

Je m'éloigne sur ces mots et rentre chez moi en observant les étoiles briller.
Arrivée à ma chambre, je m'empresse d'essayer mes nouveaux vêtements. Ils sont parfaits pour ma taille et exactement comme je les ai imaginés et dessinés, sauf la couleur du pantalon. J'ai demandé un gris foncé et j'ai eu du noir. Malgré tout, c'est mieux comme cela.
Satisfaite de ma nouvelle apparence, je me prépare pour me coucher, le coeur rempli de bonne humeur.

Le lendemain matin, je pars avec mon ensemble neuf pour l'entraînement.
Arrivée dans le bureau de l'Hokage, Tsunade et Sakura me regardent bouche béante. Je leur explique j'ai besoin de changer et que le meilleur moyen pour commencer est de modifier mon apparence.

- Ça nous montre une autre facette de toi, affirme Tsunade.
- Oui, on ne te reconnaît plus, ajoute Sakura.

Je souris en précisant que cela est mon but. L'entraînement continue sans changement, je fortifie ma puissance, mes techniques et mes stratégies de combat avec mon amie durant plusieurs semaines.
Les funérailles de Chouji et d'Iruka se sont bien déroulées. Beaucoup ont versé des larmes, surtout Shikamaru pour son ami ainsi que son père, son équipe et moi-même. Asuma a retenu ses larmes autant qu'il pouvait, mais je pense qu'il a cédé une fois qu'il était seul.
Konohamaru a beaucoup pleuré pour Iruka. Je me suis chargée de le réconforter même si je ne sais pas très bien m'y prendre et que je souffrais autant que lui. Naruto n'est au courant de rien, et cela me fait mal aussi. J'espère malgré tout qu'il se remettra vite sur pied, même s'il y a très peu de chance qu'il s'en sorte.

Comme je commence à prendre beaucoup d'avance sur Sakura, Tsunade décide de partager son temps avec Anko. Je serai donc disciple de deux personnes totalement différentes. Je ne sais pas grand-chose sur Anko. J'ai pris connaissance d'elle que par la bouche de Naruto lors des examens des Chuujins, qu'elle a des tics soi-disant " bizarres ", comme celui de lécher la lame d'un kunai … Je sais aussi qu'elle utilise les serpents comme justu. Je me demande si elle a un lien avec Orochimaru …
Je commencerai ma formation avec elle dès le lundi qui vient, une semaine sur deux, ainsi je pourrai effectuer mes premières missions en sa compagnie.
Le week-end, je décide de m'exercer pleinement aux leçons de Tsunade et un peu aux miennes afin d'être prête pour mon retour.

J'ai rendez-vous à 6 heures lundi matin devant les portes du village avec des changes pour une semaine pour commencer ma formation avec Anko. J'arrive à l'entrée du village à 6 heures pile. La femme à la chevelure violacée est déjà là, m'attendant en grignotant un dango.

- T'en veux ? dit-elle d'une voix assurée en me présentant une deuxième friandise.
- Euh… oui. Je n’en ai jamais goûté, ça sera l'occasion.

Anko hausse les épaules.

- J'espère que ça te plaira, dit-elle en me donnant la gourmandise. Je les ai fais moi-même.

Je mets à la bouche les dangos sous le regard attentif d'Anko. Je mâche la première pâte aux haricots rouges.

- Alors ? s'informe ma professeure en esquissant un sourire.
- C'est délicieux !

J'engloutis le reste de l'aliment d'une traite avant de mettre les voiles avec Anko. Sur le chemin, je ne peux m'empêcher d'imaginer quelle kunoichi je ferai plus tard et surtout la réaction de Naruto et de Sasuke lorsqu'ils poseront les yeux sur mes talents pour la première fois. Devenir un ninja médecin ne fait pas partie de mes ambitions, mais il est vrai qu'étudier près de Tsunade n'est pas un mal, malgré que des moments de froideur sont souvent présent lors ses entraînements. Cependant, ça ne m'a pas empêchée de m'améliorer et je suis reconnaissante à l'Hokage d'avoir été sommante avec moi. Sans cette exigence, je ne serai pas là où je suis actuellement.

- Tu es ma première élève, tu sais ?
- C'est un honneur pour moi, répondis-je timidement.
- Tu manies le katana, remarque Anko en jetant un coup d'œil à ma ceinture.
- Plutôt bien d'après Iruka-sensei.
- Tu sais te battre sans arme ?
- Un peu, j'ai beaucoup appris avec Tsunade-sama, mais j'ai valorisé mon jeu de jambes et Sakura utilise plutôt ses poings.
- Je te conseille de devenir aussi bonne au Kenjustu qu'au Taijustu, annonce Anko en me regardant dans les yeux. Si tu te fais désarmer par ton adversaire, il vaut mieux savoir se battre sans arme.
- Je comprends.

Le voyage se déroule sans encombre, heureusement. Lorsque nous arrivons au village le plus proche, nous nous dirigeons dans une auberge. Anko commande une chambre pour deux personnes et pour une semaine.

- Pourquoi changer de village ? demandé-je à Anko en entrant dans la chambre.
- Je te réserve la surprise.
- Je n'ai jamais apprécié les surprises, marmonné-je.
- Dans ce cas, tu attendras, répond simplement ma professeure.

Je sors en silence mes affaires de mon sac et les range dans les placards et les tiroirs, me demandant si l'entraînement d'Anko ne sera pas plus dur que celui de Tsunade. Quoiqu'il en soit, je ne pourrai pas revenir moins bonne que ce que je suis.

- Nous commencerons dès aujourd'hui, annonce Anko.
- Très bien. Je suis prête.
- Habille-toi le plus légèrement possible.

Après mettre vêtus d'un simple t-shirt en lin blanc, nous quittons le village avec quelques rouleaux en main et marchons dans une vallée durant quelques minutes. Mon enseignante s'arrête soudainement.

- C'est ici, fit-elle.

Elle dépose les rouleaux sur le sol et commence à expliquer ce qu'elle attend de moi.

- Ce que je vais t'apprendre n'est pas simple du tout, mais d'après ce que je sais de toi, tu en es capable.

Suite à ces paroles, malgré tout assez convaincantes, je ne peux m'empêcher d'avaler ma salive.
Elle me présente son bras. Un serpent de couleur pourpre et d'une taille suffisamment imposante pour impressionner un homme émerge de sa manche.

- Prends-le, exige Anko.

Je n'ai jamais eu l'occasion d'entrer en contact avec un animal de sang-froid, mais paraît-il que c'est étrange au toucher. Me demandant si le reptile est venimeux ou inoffensif, je tends une main tremblante vers lui.

- Tu ne peux pas maîtriser un animal si tu n'en a pas confiance, dit Anko en remarquant mon geste hésitant. C'est comme savoir faire la cuisine en ayant peur des couteaux.

Je sens le serpent s'enrouler autour de mon bras, ses écailles fraîches frotter lentement contre ma peau.

- Pour qu'un serpent s'habitue à toi, il faut que tu sois vêtue un minimum, m'informe Anko.

À quelques moments, j'ai l'impression que le serpent va tomber, mais non, il s'agrippe doucement à mon bras. Sa tête doit faire la taille d'une main d'adulte et son corps est probablement plus gros que la largeur d'un bras d'homme. C'est lourd. Un frisson parcourt mon dos en sentant le serpent atteindre mon cou.

- Tu t'y habitueras assez rapidement, assure Anko en rappelant son serpent. Et pour cela, tu en verras de toutes les tailles et de toutes les couleurs.
- Vous les stocker où, vos reptiles ?
- J'y viens.

Elle s'empare d'un rouleau et commence à le déplier.

- Écris ton nom ici avec ton sang. Tu vas passer un pacte pour une invocation.
- Je veux bien, mais… je ne connais pas mon vrai nom de famille.
- Écrit « Seiko Mastuda »
- Êtes-vous sûre que ça fonctionnera ? insisté-je.
- Fais-moi confiance.

Je me mords le pouce jusqu'au sang et inscris en dessous d'un dessin de serpent mon nom.

- C'est ce qu'on appelle le Kuchiyose no justu, l'art ninja des invocations, explique-t-elle sur un ton plus sage. Si tu enchaînes le sceau du sanglier, du chien, du coq, du singe et du bélier et que tu places ta main à plat sur un appui, il en sortira un serpent.

Sans attendre qu'elle me demande d'essayer, j'exécute l'ensemble des étapes. Plusieurs rayons de caractères japonais s'échappent d'un cercle constitué lui aussi de caractères. Un œuf de serpent apparaît au milieu d'une fumée.
Un court instant s'écoule avant qu'Anko ne prenne la parole :

- C'est nul.

Je soupire. Après tout, c'est ma première invocation… Je retente mon coup, mais le résultat reste le même.

- Nul, répète Anko avec une expression indifférente.

Je réessaie une dizaine de fois en faisant face à ses commentaires affligeants, en vain. Un œuf, une remarque. Sentant que la frustration commence à prendre le dessus sur mon esprit, je m'arrête un moment et prends une longue inspiration avant de souffler lentement en fermant les yeux. J'enchaîne à une vitesse surprenante les différents signes et positionne ma main sur le sol et en me concentrant un maximum sur ma technique sous le regard amusé d'Anko.
Cette fois-ci est la bonne !
Un nuage de poussière s'élève du sol qui se dissipe peu de secondes après. Un énième œuf ridicule se trouve là, devant moi. Anko soupire d'agacement.

- Voyez-vous mes erreurs, sensei ? demandé-je avant d'entendre un commentaire désagréable.
- Oui, et très bien, d'ailleurs.
- Puis-je savoir qu'elles sont-elles ?
- Tu inverses les sceaux, imbécile.

Imbécile… C'est bien la première fois qu'on me compare à une idiote. Après tout, cela ne sera pas la dernière fois que je me ferai traiter ainsi. Vexée, je lui demande de répéter l'enchaînement avant de le reproduire sans la moindre faille, décidée à lui faire oublier cette image d'imbécile qu'elle a de moi. Un petit serpent de couleur sombre et de petite taille gigotant dans tous les sens apparaît sous nos yeux.

- C'est mieux, conclut Anko avec un sourire satisfait. Avec un peu plus d'entraînement, tu seras capable d'en invoquer des plus gros et avec ta propre volonté.

Le petit animal s'enroule autour de ma main.

- Il t'aime bien, remarque Anko.
- Encore heureux, soufflé-je.

Je le sens sa peau fraîche coulisser sur mon pouce et observe sa minuscule tête se placer au-dessus de mon ongle.

- Sais-tu parler ? questionné-je au jeune serpent.

Anko rit aux éclats.

- Pourquoi une telle question ? ricane-t-elle en essuyant une larme de plaisir.
- Lorsque Naruto invoquait, ses crapauds étaient dotés de parole, argumenté-je. Donc j'ai pensé que ça pourrait être le cas avec lui.
- Tu n'as invoqué qu'un serpent ordinaire, Seiko … les crapauds dont tu parles sont les enfants de leur roi.

J'observe longuement le reptile qui se tortille au creux de ma paume, sortant de temps en temps sa petite langue fine.

- Tu sais qu'il existe d'autres moyens de communication que la parole, continue Anko. Plus tu passeras de temps avec lui, mieux vous vous comprendrez tous les deux.
- Il faut que je lui trouve un nom, dis-je sans quitter des yeux mon nouveau compagnon.
- Bonne initiative.

Je réfléchis durant quelques secondes.

- Kuromaru, le serpent noir, souriais-je finalement en caressant délicatement ses écailles sombres du bout de mes doigts. Il grandira ?
- Bien sûr que oui. Tu devras le nourrir et l'éduquer toi-même.
- Que mange un serpent en temps normal ?
- Des animaux vivants.
- Je vois, dis-je en frissonnant.
- Si tu n'as pas envie de lui donner des souris ou des rats, tu peux toujours lui donner du poisson et des insectes.
- Des insectes ?
- Oui, affirme-t-elle. Mais garde en tête que lorsqu'il aura atteint une taille suffisamment grande pour que des petites sardines et des mignonnes coccinelles ne remplissent pas son estomac, il lui faudra un autre régime plus gros.
- Il faudra que je m'y habitue, dans ce cas. Après tout, je suis un ninja, déclaré-je en haussant les épaules. Ce genre de choses n'est pas censé me perturber.
- Exactement.
- Vous lui donnez quel âge ?
- Je dirai entre 3 et 5 mois, me répond Anko d'un ton critique.
- Merci de vos conseils et de vos avis.
- Je suis là pour ça, dit-elle en souriant. Reprenons l'entraînement.

Durant une journée entière, la femme reptilienne me montre diverses techniques avec les serpents et j'en apprends de plus en plus sur ces animaux sans pattes. Elle m'enseigne une de ses techniques de feu, consistant à concentrer son chakra dans les poumons et de cracher des flammes puissantes. Au départ, j'ai eu du mal, mais au fil des heures d'entraînement, je réussis à la maîtriser un peu. Lorsque nous rentrons au village, elle exige que nous nous prélassions dans les bains publics.
Pourquoi pas, après tout.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 3 Juin - 21:23

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 3 Juin - 22:11

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Chapitre 11 : Infiltration


Au bout du compte, le terme "prélasser" n'est adéquat que pour ma professeure : elle me demande d'utiliser le reste de mon chakra pour marcher sur l'eau… je n'ai jamais su comment réussir une telle chose et je suis à court d'énergie, mais elle insiste. Je me place donc sur le rebord du bain public et commence à concentrer mon chakra sous mes pieds. Je dépose un pas hésitant sur l'eau, mais voyant que mon pied s'y immerge, je m'arrête pour recommencer. La sixième fois, je réussis à faire quelques pas sur l'eau sous le regard admirateur des citadines et satisfait d'Anko, mais il n'y aura pas de septième fois, je n'ai plus une goutte de chakra…
Sur le chemin de l'auberge, Anko me parle de ses animaux favoris. J'en apprends à chaque mot qu'elle prononce, à croire que j'ignorais tout avant de commencer mon entraînement avec elle. Kuromaru est resté enroulé autour de mon bras durant toute la journée, refusant de s'en séparer. Anko a dû utiliser un genjustu pour le rendre invisible dans les bains publics.
J'espère qu'il ne restera pas à cette place lorsque je devrai m'endormir…

- Kuro, soufflé-je en tirant désespérément sur son corps. Je vais être obligée de te faire mal si tu persistes…

Rien à faire, le jeune serpent refuse de se détacher. Agacée par cette attitude, je décide d'employer la force pour le retirer. Je concentre mon chakra dans mon poing et commence à tirer doucement. Remarquant une légère résistance, je continue mon action et parviens finalement à me séparer du reptile. Ses yeux ronds orangés me fixent avec intensité si bien que mon regard ne peut se détacher du sien. Nous restons un long moment à nous considérer en silence. Je lui fais comprendre par une expression faciale que mon corps n'est pas censé entre son nid ou que mon bras n'est nullement une branche d'arbre.

- Seiko, le dîner est servi, intervient Anko.
- Je viens, annoncé-je en déposant Kuromaru sur mon lit. Toi, tu ne bouges pas.

Lorsque je sors de ma chambre, j'aperçois un buffet sur la table, composée de ramens, de crustacés, de fruits de mer et de légumes japonais, le tout accompagné de plusieurs sauces différentes et de quelques yakidangos.

- Sers-toi, propose Anko avec un sourire amusé.
- Je n'allais pas attendre votre autorisation, plaisanté-je en m'agenouillant rapidement près de la table.

Je m'empare des baguettes et commence à piocher un peu dans tous les plats, savourant et découvrant de nouveaux goûts. La fin du repas n'a pas tardé, mon ventre est plein et celui d'Anko aussi. Nous nous couchions rassasiées et contentes de notre journée.
Kuro est toujours sur mes draps, enroulé sur lui-même, la tête haute. Il n'ai pas mangé ce soir. Je regarde l'heure.
Il n'est pas si tard.
J'attendrai qu'il fasse vraiment nuit pour aller chiper quelques nourritures dans les cuisines de l'auberge.
Est-ce vraiment prudent ?
Je réfléchis de longues minutes sur mon projet, plaçant les points négatifs et positifs.
Si je tarde trop, je risque de ne pas pouvoir entrer dans les cuisines.

Au final, je décide de me rendre dans les cuisines sur-le-champ. Je tends l'oreille. Anko dort à poings fermés. Je place Kuro sur mes épaules et quitte la chambre pieds nus. Je me déplace silencieusement dans les couloirs en longeant leurs murs. J'atteins l'escalier central. Je descends lentement les marches en bois qui grincent bruyamment si on ne fait pas attention. Le souffle coupé pour mieux entendre les bruits suspects, j'avance pas à pas dans la salle principale. Quelques sons sont émis depuis une pièce. En reprenant mon souffle, je sens une odeur assez forte, mais agréable. Je la suis. J'arrive rapidement dans les cuisines. J'y jette un rapide coup d'œil et aperçois une, deux, trois personnes, des hommes, des cuisiniers. J'attends qu'ils soient tous de dos pour m'infiltrer dans la pièce très éclairée. Je me place rapidement et silencieusement près d'un plan de travail. J'observe les alentours, réfléchissant où pourrait se trouver la nourriture.
Kuro se contenter de ce que je dénicherai le plus rapidement.
Je place ma main sur mon cou. Heureusement, il est toujours là. J'avance discrètement dans l'allée, tête baissée. Je me retrouve en face d'un frigidaire. Je regarde à gauche, à droite et derrière moi avant de l'ouvrir. Je survole rapidement du regard ce qui s'y trouve. Mes yeux s'arrêtent sur un paquet de chips.
J'arque un sourcil.
Des chips dans un frigo ?
Je m'empare du paquet sans réfléchir davantage en prenant aussi instinctivement un morceau de viande emballé dans un papier transparent, referme le frigidaire et quitte les cuisines.
Le plus difficile est passé, mais ne baisse pas ta garde.

Je me dirige silencieusement vers ma chambre. En remontant l'escalier, une marche grince fortement sous mon poids. Je m'arrête, tous mes sens en alerte, guettant dans l'obscurité toutes formes humaines. Quelques secondes s'écoulent, mais rien ne vient. Soulagée, je continue ma route jusqu'à la chambre. Je referme délicatement la porte derrière moi en prenant soin de ne pas réveiller Anko.
Un bon exercice d'infiltration.
Sans faire de bruit, ou très peu, je déballe la viande et la découpe en petits morceaux à l'aide d'un kunai que je donne ensuite à Kuro posé sur mon épaule. Il l'avale d'un coup et descend vers les restes tout en effectuant des va-et-vient avec sa langue. J'ai lu dans un livre qu'un serpent est censé se nourrir seul, mais je n'ai pas trop le choix, il est trop jeune pour le moment. Je continue donc à le restaurer en mangeant en même temps le paquet de chips. Mes pensées se tournent vers Choji ; une vague de tristesse envahit mon coeur, me replongeant dans des souvenirs de moments partagés avec lui. Pourquoi sommes-nous si vulnérables ? Le fait même de créer des liens affectifs nous rend fragiles… J'ai déjà perdu Choji et Iruka. Sans compter que Naruto est à mi-chemin entre la vie et la mort. Serai-je capable de supporter un nouveau décès ?

Tandis que plusieurs questions se bousculent dans ma tête, je constate que le sommeil est en train d'envahir mon corps. Je décide d'aller le coucher en prenant soin de nettoyer la table. J'organise ensuite un petit nid avec mes vêtements pour Kuro. Il se fige soudainement et me fixant un long moment. Ne comprenant pas sa réaction, je passe plusieurs fois ma main près de sa gueule. Aucune réaction. Je me souviens soudainement d'une leçon d'Anko : les paupières du serpent sont transparentes. Il doit-être en train de dormir. Je finis par me glisser sous mes draps et à sommeiller à mon tour.

Les paroles d'Anko dans son sommeil me réveillent. Elle prononce des mots incompréhensibles, mais sa voix est agitée. Je me dresse sur mes coudes et regarde par la fenêtre. Le paysage nous offre un merveilleux lever de soleil. Ses premiers rayons éclairent faiblement les nuages longs et fins de l'aube accompagnés des chants d'oiseaux. Je me tourne vers Anko, toujours en train de délirer dans son sommeil. En l'observant plus attentivement, je remarque qu'elle est couverte de sueur. Son état actuel m'inquiète. je m'approche d'elle afin de la réveiller mais au moment où je vais poser ma main sur son épaule, j'aperçois un symbole qui m'est familier au niveau de sa nuque. Il est formé d'un cercle qui contient trois formes semblables aux signes du Sharingan.

Où ai-je pu voir ce signe ?

Je fouille dans mes souvenirs, mais il m'est impossible de retrouver cette forme. Je peux néanmoins connaître rapidement la réponse en m'introduisant dans l'esprit d'Anko, mais je préfère laisser cette option de côté. Je me résous à réveiller ma professeur en la secouant un peu et en répétant son nom à plusieurs reprises. Cette dernière se relève brusquement sur ses paumes en poussant un hurlement de terreur qui m'oblige à reculer.
Ses cheveux sont plaqués contre son front et sa respiration est forte. Elle regarde droit devant elle, les yeux écarquillés, haletante. Elle reste dans cette position durant un long moment, sans me regarder. Inquiète, je l'appelle d'une voix hésitante. Son regard effrayé se pose enfin sur mon visage soucieux.

- Seiko, murmure-t-elle en m'enlaçant.

Ne comprenant pas la situation, je me contente de répondre à son étreinte.

- Que s'est-il passé ? finis-je par demander.
- Un cauchemar…
- Voulez-vous en parler ?
- Non.
- Comme il vous plaira, soufflé-je un peu déçue de la réponse. Je suis à votre écoute si vous changez d'avis.
- Merci, dit-elle en me serrant plus fort.

Elle se retire quelques secondes après et se lève pour enfiler son kimono. Anko prend une profonde inspiration avant de me faire une leçon de moral :

- Tu sais, lorsque tu te bats contre n'importe quel adversaire, tu as beau être une as de la puissance, un coup mal placé peu s'avérer mortel. Nous travaillerons donc l'esquive afin d'éviter un maximum ce genre de problème.

Je me contente de hocher vivement la tête en signe d'accord. Satisfaite, Anko de dirige dans la salle de bain en s'étirant.
Sa marque sur son cou m'intrigue beaucoup, mais je préfère ne pas poser les questions trop rapidement.
Je jette un coup d'œil à Kuromaru. Il ne dort plus. À cet instant, je me demande si le hurlement d'Anko n'a pas réveillé toute l'auberge.
Je soupire. Quelle importance ?

Je me pose sur le balcon, m'accoude à son rebord et observe le paysage, laissant la brise matinale caresser mes joues. J'aperçois une volée d'oiseaux en pointe dans le ciel encore rougi par les premiers rayons du soleil. Plusieurs questions me traversent l'esprit. Des questions que tout le monde peu se poser, des questions courantes et intelligentes, mais parmi toutes, une seule reste encore sans réponse : Que faire lorsque mon objectif sera atteint ?
Je réfléchis durant de longs instants et plusieurs options s'offrent à moi mais aucune ne m'intéresse vraiment. Être polyvalente est une sacrée ambition et encore faut-il savoir où l'on va. Je décide de faire un tri dans mes qualités et mes défauts afin de m'y retrouver un peu, mais étrangement, je trouve plus de points négatifs que positifs. Iruka m'a dit que je suis une fille au caractère trempé, timide et qui s'emporte assez facilement.
Je devrais poser la question à des personnes qui me connaissent relativement bien et qui sont honnêtes. Je trouverai la réponse plus facilement.

- Seiko, c’est quand tu veux pour la douche.

En me retournant, j’aperçois Anko habillée d’un kimono pâle, les cheveux mouillés et détachés. Je lui souris et me dirige dans la salle de bain. Lorsque je sors de la douche, un petit déjeuner complet est présenté sur la table. Je m’installe après ma professeur. Nous mangeons en bavardant de tout et de n’importe quoi.

- J’ai demandé de la viande crue pour ton serpent, avance Anko. Mais n’oublie pas que si tu ne veux pas qu’il reste un animal de compagnie, il serait préférable qu’il apprenne à se nourrir seul.
- Je le sais, mais je ne suis pas une experte en chasse...
- Dans ce cas, je t’enseignerai comment lui apprendre. Il faut que se soit toi qui t’occupe de lui si tu souhaites lier des liens puissants avec ton animal.
- Je comprends, affirmé-je. Plus les liens sont puissants, plus nous parviendrons à être coordonnés.
- Oui. C’est pour cette raison qu’il est impératif que tu t’occupes de son élevage.

Je fais un signe de la tête pour confirmer mon accord. J’apporte ensuite quelques morceaux de viande à Kuromaru qui l’engloutit de si tôt tout en réfléchissant à mon avenir.

- Anko-sensei ?
- Oui ?
- Si Kuro devient vraiment grand, comment je vais faire pour qu'il passe inaperçu ? demandé-je. Kiba m'a dit que son chien grandira jusqu'à atteindre une taille suffisamment grande pour qu'il puisse monter dessus. Mais moi, c'est un serpent.
- Je comprends tes inquiétudes et je t'avoue que je ne connais pas la réponse à ta question. Non … en fait, je n'y ai jamais réfléchi, exprime-t-elle avec un léger sourire. Peut-être en utilisant une technique de scellage.
- Je vois… Comme Kyubi avec Naruto ?
- Je ne pense pas. Tu sais que lorsque Naruto ressent une forte émotion, Kyubi et lui commencent à fusionner leurs corps et Naruto peut perdre facilement le contrôle. Donc je ne pense pas que ce soit une technique de ce genre qui serait plus appropriée pour le genre de situation tel que la tienne.
- Et comme il ne comprend pas le langage humain, poursuivis-je. Il est inutile de lui demander de rentrer dans son monde.
- Tu sais quoi ? On verra ça en rentrant au village.
- Très bien …
- Tiens, déclare Anko en sortant son porte-monnaie de son sac. Achète-moi ça au village.

Elle me tend une liste sur laquelle sont inscrits plusieurs noms d'aliments qui me sont inconnus. Troublée et ne voulant pas passer pour une imbécile, je lui dis qu'il est possible de commander toute cette nourriture à l'hôtel.

- Oui mais non, ici, c'est plus cher, lâche-t-elle avec gêne. Fais ce que je te demande, d'accord ?
- Et l'entraînement ?
- Nous verrons ça cet après-midi.
- Cet après-midi ? répété-je interloquée. Il me faudra autant de temps pour acheter deux trois choses ?
- Écoute, fais simplement ce que je te dis, rétorque-t-elle d'une voix agacée. Ne discute pas et ne reviens pas les mains vides.
- Bon bon, soufflé-je en prenant la liste. Si vous insistez…

Je quitte l'hôtel sur ces mots en prenant Kuro avec moi. De toutes façons, tout ce que j'ai à faire, c'est demander ce que je cherche. Pas compliqué.
Je me dirige dans les rues quasi-désertes à la recherche d'un commerçant.
Quelle idée de m'envoyer faire des courses à cette heure-ci… En plus, je vais me perdre si cherche trop…
Après des minutes de marche, je finis par me renseigner sur l'heure d'ouverture à un jeune homme aux cheveux pâles et longs. Il me répond avec certitude en souriant :

- Vers 7 heures.
- Et quelle heure est-il ? demandé-je après avoir remarqué que ma montre n'est pas sur moi.
- Il est 6 heures et demi.

Je lâche un soupir plaintif.

- À croire qu'elle essaie de se débarrasser de moi pour faire quelque chose en cachette, marmoné-je.
- Quelque chose ne va pas ? questionne le jeune homme.
- Oui, ma mère m'a envoyé faire des courses sans connaître l'heure des premières ouvertures, mentis-je. En plus de cela, je ne connais pas du tout le village.

Je préfère ne pas donner trop d'informations sur mon identité à un inconnu.

- J'en conclus que vous n'êtes pas d'ici, remarque-t-il.
- Non, nous venons de Konoha.
- De Konoha ?
- Exact.
- J'ai des amis à Konoha. Quel merveilleux village, dit-il en esquissant un sourire.

Seulement, ce sourire me parait étrange. C'est un faux, de toute évidence. Nous nous mentons mutuellement, et il le sait. Pensant que j'ai l'avantage, j'utilise la technique d'Iruka sur le jeune homme mais mon esprit se heurte à une espèce de mur, m'empêchant d'accéder à ses pensées. En espérant qu'il ne remarque rien, je le salue avant de m'éloigner. Sentant le regard de ses yeux sombres sur moi, j'accélère le pas sans savoir où je vais, cherchant juste à échapper à sa vue.
Ce type n'est pas net.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 4 Juin - 12:35

Ouh ouh ouh il est bizarre

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 4 Juin - 13:22

Tu te demandes ce qu'il va se passer… hein ?
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 4 Juin - 16:44

12.
Rendez-vous:
 


Dernière édition par Fanfictive le Jeu 19 Juin - 14:32, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 5 Juin - 19:10

Je lirais plus tard celui-là.
Sinon oui jme demande bien se qu'il va se passer

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 6 Juin - 16:26

Oki.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Lun 9 Juin - 19:32

Oh mon Dieu Seiko évolue!
Elle se transforme en ChakraKROBI1

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 10 Juin - 18:39

Tu n'en as pas fini !

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 13 : Deux mentors, deux élèves


Le lendemain matin, après que ma professeur se soit réveillée, je m’apprête à quitter le village. Je me demande si je dois faire ce qu’elle m’a ordonné ou me rendre demain à l’entrée du village. Je pèse le pour et le contre avant d’opter pour la deuxième option, espérant seulement que rien ne tourne au vinaigre. Kuro se glisse à l’intérieur de ma manche et s’enroule autour de mon bras. Je souhaite à Anko une bonne chance pour ses affaires en esquissant un sourire ironique et quitte le village mon sac à bandoulière sur l’épaule.
Je marche durant une trentaine de minutes en m’amusant avec Kuro avant de m’arrêter pour la journée.

Par curiosité, je reproduis le test d'Anko. J'arrache une feuille d'un arbuste, la place au creux de ma main et concentre mon chakra à l'intérieur. Mais, à l'inverse de la dernière fois, la feuille noircit et commence à s'évaporer dans une fumée noire jusqu'à ne plus exister. Intriguée, je recommence le procédé et le même résultat s'affiche. Après quatre essais, je comprends enfin que ma main gauche produit un chakra sombre et que la main droite un chakra lumineux. À moitié fière et à moitié inquiète, je juge préférable de m'être ceci de côté même si j'ai l'impression d'être la seule personne capable de maîtriser un tel pouvoir probablement très puissant.

Je m'amuse durant toute la matinée à changer la forme des nuages en levant des vents et à faire tomber de la neige en faisant pleuvoir et en baissant la température.
L'après-midi, je m'occupe de Kuro. Je relève sa taille toutes les heures et je me rends compte avec stupeur qu'il a atteint une longueur suffisamment grande pour entourer mon corps du sien en trois tours au bout de douze heures. Sa tête tient à présent dans ma main.
Impossible… Pourquoi grandit-il aussi vite ? N'était-ce pas censé être un serpent ordinaire ?
N'ayant ni de tente ni de sac de couchage, je me rends à une auberge de fortune près de la route principale. La chambre me coûte cher mais je n'ai pas vraiment le choix. L'aubergiste était horrifiée à la vue de Kuro maintenant trop grand pour se cacher sous ma manche ; je réussis cependant à la convaincre qu'il est inoffensif même si cela n'est pas totalement vrai. La pauvre femme exige qu'il reste dans la chambre durant toute la nuit et que la porte soie fermée. Elle monte ensuite à l'étage au pas de course afin de préparer les draps pour la nuit. Je patiente quelques courtes minutes à l'accueil avant de pouvoir monter. Je partage mon repas du soir avec Kuro et m'endors le ventre presque plein.


Quelque chose de froid me touche la joue et me tire ainsi de mon sommeil. Lorsque j'ouvre les yeux,  j'aperçois l'énorme tête d'un serpent noir face à moi. Une sensation de stupeur s'empare de mon esprit, mais je réalise rapidement qu'il s'agit de Kuro. Je lâche un profond soupir en le considérant. Je constate avec soulagement qu'il n'a pas grandi pendant la nuit. Je me lève et enfile mes habits après avoir pris une douche rapide et froide et avoir manger un morceau de pain que je concevrais précieusement dans mon sac. Je compte remercier l'aubergiste pour ses soins mais je crains devoir partir sur-le-champs. Je trouve un morceau de papier et un crayon mal taillé et lui laisse un mot de remerciement avant de mettre les voiles avec la lourde masse de Kuro sur mes épaules.

Le soleil brille de milles-feux dans le ciel dégagé, mais malgré tout, j'ai un mauvais pressentiment. Kuro ne me ralentit que peu, je parviens à avancer rapidement sans me trop fatiguer.
Je ne tarde pas à apercevoir le village se dessiner à travers le paysage. Plus je me rapproche, moins j'ai envie de continuer ma route ; mais si je fais demi-tour, je sens que je vais le regretter amèrement.
Arrivée à plusieurs centaines de mètres des portes du village, je sens Kuro s'agiter. Il s'entoure autour de mes hanches, passe sa tête derrière ma nuque fixe notre destination. Je le suis instinctivement, et, en plissant mes yeux, j'aperçois trois silhouettes figées. L'une est à terre, deux autres se tienne debout face à elle.
Anko…
J'accélère le pas sans chercher à savoir s'il s'agit de mon mentor qui est agenouillée sans défense.

- Ne me gêne pas dans mes mouvements ! grondé-je Kuro, agacée par sa taille.

Je parviens finalement à courir tout en observant la scène toujours de loin. L'angoisse me mord les entrailles et le ciel s'assombrit.
À cette allure, je vais finir par être repérée rapidement.
Je suis à présent assez proche pour distinguer deux hommes. L'un d'entre eux est habillé d'un t-shirt violet remontant jusqu'au col, son nez est orné de lunette rondes et ses cheveux gris son suffisamment longs pour qu'il puisse les attacher en queue de cheval. Le suivant, plus grand, parait avoir une certaine autorité sur le premier. Ses cheveux noirs descendent jusqu'à sa taille qui est elle-même entourée d'une corde violette tressée en double hélice, probablement une sorte de shimewana, formant un nœud.
Je me place sur une branche d'arbre parmi ses feuillages, détache Kuro qui devient nerveux de mon corps et patiente quelques secondes avant que le plus grand ne s'avance. Je pose automatiquement la main sur la garde de mon katana prête à bondir de mon perchoir au moindre geste suspect.
Mais par crainte de trop attendre, je réunis mon chakra sous mes pieds et pousse suffisamment fort pour me faire monter haut dans les airs, révélant ainsi ma cachette. Je dégaine ma lame et la rabat rapidement en direction de mon adversaire. Ce dernier il l'esquive souplement et s'écarte d'une dizaine de mètres de moi.

- Je pensais que tu n'allais pas venir, déclare l'homme aux cheveux pâles.
- Vous ? soufflé-je.

Effectivement, il s'agit bien de la même personne que j'ai rencontré au village il y a deux jours. Ce regard malsain… je le reconnaîtrai entre mille.

- Ça fait plaisir que tu ne m'aies pas oublié.

Je jette un bref coup d'œil sur le deuxième homme. Son visage me parait familier, mais impossible de me souvenir où j'ai pu le voir.

- Qui est-elle, Kabuto ? demande le second d'une voix rauque
- Seiko Matsuda.

Comment sait-il ?

- Elle ? s'étonne-t-il d'une voix amusée. Elle ne parait pas si puissante que la brève description que j'ai eu. Cette gamine ne fera que nous gêner, autant s'en débarrasser avant qu'elle ne nous cause des conflits à l'avenir.
- Ne t'occupe pas d'elle ! s'exclame Anko haletante. Laisse-la partir…

L'homme au visage blanc comme la neige s'approche de la femme impuissante.

- Exprimerais-tu de la compassion pour cette enfant qui n'a pas la moindre idée de qui je suis ? questionne-t-il en se penchant sur elle.
- Elle est sous ma responsabilité, dit-elle en détournant le regard.

Il la fixe un moment et se relève avant de lancer une conclusion.

- Je vois. Elle est ton élève, ce n'est pas étonnant qu'elle ne possède pas la lueur de la puissance dans ses yeux.
- Quelle lueur voulez-vous entre-voir dans des yeux sombres ? craché-je avec méprit sans savoir à qui j'ai affaire.
- Sache que je la vois dans ceux de Sasuke-kun.
- Sasuke…

C'est à ce moment même que je réalise qui se tient en face de moi. Cet air reptilien, cette pupille verticale…

- Tu commences à comprendre, devine-t-il à la vue de mon regard effrayé.

Il lève soudainement la tête vers le ciel, ouvrant sa bouche autant qu'il peut pour laisser sortir un serpent. Ce dernier crache une épée qui fuse vers en ma direction.



Je ne peux pas mourir maintenant !



Bien que la peur envahie les trois quarts de mon corps, je trouve le moyen d'esquiver le coup. Je chasse cette émotion en respirant profondément.
Je sais que cet homme connait une multitude de techniques contrairement à moi et c'est un des Sannin Légendaires alors que je débute. Il semble aussi posséder une intelligence hors norme, bien plus supérieure à la mienne. Avec tout cela, il a largement l'avantage sur moi. Cependant, j'ai apparemment un pouvoir encore inconnu aux yeux de tous, bien que je ne sais pas vraiment quoi faire avec.
Il est rapide pour les attaques à distance, mais qu'en est-il en combat rapproché ? Je ne sais malheureusement pratiquement rien de lui, hors mis, bien sûr, le fait que je n'ai aucune chance de gagner par la force ou par la ruse. Avec Anko hors de combat, un des sannins légendaires en pleine forme et un type inquiétant qui parait presqu'aussi qu'Orochimaru, je ne vois pas comment me sortir de ce pétrin.

Un instant… son épée, où est-elle passée ?

Un sourire pervers me faisant tressaillir se dessine sur le visage de mon assaillant, laissant découvrir une sublime rangée de dents pourvue de canines plus longues que celles d'un humain en temps normal. Inutile de me retourner pour reconnaître l'emplacement de son arme. Le sifflement de l'air sur la lame retentit froidement. Ne pouvant que me fier à mon oreille, j'esquive l'attaque d'un grand bond sur le côté. Cela fait du deux contre un si je considère l'épée comme une personne attaquante.
Une légère secousse se produit sous mes pieds, j'observe la réaction de mes adversaires. J'en déduis que cela ne vient pas d'eux. Une fissure apparaît entre Orochimaru et moi. Soudainement, un immense serpent noir sort du sol, se mets face à l'ennemi et se déplace rapidement dans ma direction.
Kuro…
Il s'enroule autour de moi et passe sa tête sous mon bras. Sa taille a considérablement doublé de volume : sa tête fait à présent la longueur de mon avant-bras. Comprenant qu'il cherche une caresse, je lui gratte du bout de mes ongles entre ses yeux en signe d'affection.

- Kabuto, je m'en occupe, déclare Orochimaru un sourire sadique aux lèvres. Je suis curieux de voir si l'élève vaut plus que son maître.
- Seiko ! Tu n'as aucune chance de t'en sortir ! hurle Anko d'une voix étranglée. Vas-t-en !
- Ce combat est le mien, rétorqué-je.

Je ne peux pas donner tort à Anko, mais je refuse de lui donner raison. Bien que cette chance est infime, je ne peux pas me permettre la louper.
Il est plus fort, plus rusé, plus âgé, il a la dose de l'expérience du combat mais il semble me sous-estimer.
L'homme-serpent récupère son épée et l'ingurgite entièrement, probablement décider de ne plus l'utiliser. Un frisson de dégout me traverse l'échine.
Je prends l'initiative d'engager le combat en concentrant mon chakra autour de mon coeur. Je crée un immense nuage de pluie, puis d'orage. Je fais tourner ensuite les vents et fais tomber une grande averse.
Le tonnerre gronde et quelques éclairs jaillissent. En guise de présentation, j'en fais tomber un à quelques mètres de lui sous un fracas de lumière, mais Orochimaru ne bronche pas, cependant, son sourire hautain a disparu, laissant place à un visage sérieux. Je comprends qu’il ne me sous-estimera plus à partir de maintenant.
Ravie que le combat prenne une tournure intéressante, je fixe mon adversaire d’un air amusé. Je suis parfaitement consciente que je me tiens face à un homme extrêmement puissant, et, étrangement, je n’ai pas peur, je n’exprime aucune crainte, aucun sentiment susceptible à ruiner mon envie de défier mes limites.

Allons-y…

Kuro retourne sous terre pendant que je charge la lame de mon katana en arrière tout en lançant des éclairs en direction de mon ennemi. Ce-dernier les esquive simplement en quelques mouvements sur le côté. Je lève un vent violent pour accroître ma mobilité et ainsi l'atteindre plus rapidement.

- Seiko ! Arrête ça ! s'écrie Anko, spectatrice d'un futur massacre. Tu es ridicule ! Tu engages un combat à mort en marchant dans son jeu !

Comme pour lui donner raison, Orochimaru bloque mon coup en m'agrippant fermement le bras et s'apprête à m'envoyer dans le décors, mais Kuro réapparaît sous lui et l'oblige à me lâcher pour esquiver plus facilement.
Une goutte de sueur coule le long de ma joue. Je m'essuie le haut de ma tête de ma main valide et remarque qu'il ne s'agit pas d'une simple goutte, mais que mon front est imbibé de sueur. Mon arme pèse lourd dans ma main droite, si bien que je faillis à la faire tomber. Je tremble de tous mes membres…
Je ne comprends pas l'origine de cet effroi alors qu'il y a quelques instants, j'étais prête à donner ma vie stupidement.

- Je me suis emportée, déclaré-je en haussant les épaules de façon à cacher du mieux que je peux ce sentiment.

Mais Orochimaru est loin d'être un imbécile, il a clairement remarqué mon comportement. Il se contente d'observer et de réfléchir silencieusement. Je n'aime pas cela… quel coup me réserve-t-il ?

- Pour une raison qui t’es inconnue, ajoute-t-il. Je n’avais nullement l’intention d’attaquer Anko.
- C’était un rendez-vous galant ? ironisé-je d'un ton nerveux. C’est pour cette raison qu’elle est à vos pieds ?
- Seiko... souffle mon mentor.
- Ça n’empêche que vous auriez pu le dire plus tôt, répliqué-je. J’allais passer à la casserole.
- C’est ce que j’ai fait, idiote.
- Je ne sais pas vous, mais moi, je n’ai entendu que « Tu n’as aucune chance contre lui ! », imité-je d’une voix aiguë en secouant la main. Pas qu’il ne vous voulait aucun mal.
- C’est du pareil au même.

Je réfléchis durant quelques secondes pour trouver un argument.

- Pour arrêter un train, vous donnez un grand coup sur le signal d’alarme, vous hurlez au conducteur de freiner ou vous descendez du train pour saboter les rails ? finis-je par poser. Moi, j’utilise le signal d’alarme, mais vous, vous avez l’air de chercher le gros morceau.

J’aperçois du coin de l’oeil Orochimaru et Kabuto se regarder mutuellement.

- Pourquoi tu parles de train ? s’énerve Anko. Je te parle de danger de mort et toi tu me sors une ânerie avec un train.
- Vous savez quoi ? Nous cherchons toutes les deux à avoir le dernier mot, lancé-je. À ce rythme-là, nous allons y passer la nuit. Je pense qu’il vaut mieux pour nous, et nos chers amis forts sympathiques, que nous nous arrêtons là.
- Nous règlerons ceci plus tard.

Quelques secondes s'écoulent avant qu'Anko lâche une plainte retenue. Je la considère un court instant avant de se tourner vers Orochimaru et le dénommé Kabuto.

- Qu'est-ce qu'elle a ? demandé-je interloquée. Pourquoi est-elle dans cet état ?
- Un petit cadeau de Noël, si les souvenirs sont bons, répond le renégat.
- Comment cela, de Noël ? Nous sommes en fin de printemps.
- Un hiver passé, explique-t-il.
- Le sceau maudit, précise Anko haletante.
- Nous avons trouvé ce que nous cherchions, Kabuto, déclare Orochimaru. Il est temps pour nous de partir.
- Vous cherchiez quoi, au juste ? demandé-je d'un ton agacé.
- Ce fut un bref moment de divertissement, mais fort plaisant, choisit-il de répondre en s'évaporant avec Kabuto. Si tu veux bien m'excuser…

Après qu'ils soient partis, un long moment s'écoule avant que je ne fasse une remarque à Anko :

- Il est bizarre votre ami.
- Ce n'est pas mon ami, corrige-t-elle en se relevant avec peine.
- Ou votre copain, peu importe, ricané-je. Cinquante ans et aucune ride, aucun cheveu blanc. Comme Tsunade. Le seul qui assume, c'est Jiraiya.
- C'était mon professeur.
- Orochimaru ?
- Oui.

Bien je m'en doutais un peu, cela fait toujours un choc de savoir que j'apprends les techniques d'un des Sannin Légendaires. Mais je ne sais pas comment prendre cette sensation. C'est un homme puissant qui maîtrise pas mal de Justu ainsi que de nombreuse techniques reptiliennes, tout comme Anko… et un peu comme moi. Dois-je en être fière ? Au pire des cas, Tsunade rattrape le coup.
J'adresse à Anko un regard interrogateur.

- Si je n'étais pas intervenue, que se serait-il passé ?
- Je ne sais pas, mais je suis sûre qu'ils ne voulaient pas me tuer.
- Comment discuter avec des gens comme eux ?
- Orochimaru n'en a peut-être pas l'air, mais malgré qu'il soit classé dans la catégorie criminels rang S, il est capable de déterminer s'il est nécessaire d'employer la force physique ou pas, argumente Anko. C'est un homme très intelligent.
- Je n'en doute pas…
- Et me connaissant très bien, il sait trouver les mots qui font mal et les utiliser contre moi.

Elle marque une pause.

- Le sceau maudit, reprend-t-elle. Il décuple la puissance de son porteur en utilisant sa haine et sa soif de pouvoir.
- C'est plutôt un atout, non ?
- Il y a des effets secondaires à son utilisation. L'utilisateur de la marque maudite perd une partie de son âme en l'utilisant à tout va. Je te laisse imaginer la suite.

Son regard devient nostalgique.

- Je n'arrive pas à croire qu'il ait changé en si peu de temps…

Je ne suis pas insensible au fait de voir quelqu'un en détresse morale. Je m'efforce de comprendre ce que mon mentor ressent et cela me brise la coeur de la voir dans cet état. Je veux la réconforter, mais déjà que je ne suis pas experte dans ce domaine, je ne trouve pas les mots pour lui remonter le moral. De plus, je ne peux rien dire tant que je ne connais pas exactement la relation qu'ils entretenaient ensemble. Je me contente de compatir à sa peine en lui décochant un sourire amical avant de changer de sujet.

- J'ai effectué le test que vous m'aviez montrée hier, entamé-je. J'en suis arrivée à cette conclusion.

Je sors de ma poche un papier froissé, le déchire en deux et place chaque morceau dans une main.

- Nous avons vu qu'avec la main droite, le papier s'illumine et disparaît ensuite, expliqué en faisant une démonstration. Et avec la main gauche, ça donne ça.

Je répète le procédé. Le papier noircit et s'évapore dans une fumée sombre sous le regard intrigué d'Anko. Je la regarde ensuite, attendant une remarque de sa part. Elle fronce les sourcils et pose sa main sur son menton, le regard rivé sur la paume de ma main gauche.

- Rentrons à Konoha, décide-t-elle après avoir jeter un bref coup d'œil sur Kuro.

Elle m'ordonne ensuite de l'attendre aux portes du village, le temps qu'elle aille chercher ses affaires.
Je patiente quelques minutes avant de nous mettre en route.
Sur le trajet, nous parlons des événements d'aujourd'hui. J'en apprends plus sur Orochimaru et ses intentions, mais elle me somme de ne rien dire de ce qu'il s'est passé au village. J'accepte que cette mésaventure reste entre nous.


[retour vers le futur sommaire].


Dernière édition par Fanfictive le Mar 21 Oct - 11:53, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 11 Juin - 19:08

Oh oué t'es lumineuse et D4RK à la fois :O
Et t'as un serpent géant et tu contrôles le temps c'est quand que tu contrôles les éléments?
Pour la peine:
Brutus viens ici!
Brutus, attaque foudre divine!





























C'est super efficace!
Bon petit alatreon

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 11 Juin - 19:24

Au chapitre x.
On va plutôt dire y
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 11 Juin - 19:43

Tiens, on change d'air

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 1 : Sans réponse


Sasuke finit par arriver au bout de quelques jours. Mais il vient seul, sans ses escorteurs. Morts, sans aucun doute, mais peu m'importe, le jeune Uchiwa est là. J'imagine ce qu'il a dû endurer pour se présenter devant moi dans un aussi piteux état. Je l'analyse d'un bref coup d'œil. Quatre côtes cassées, une fracture de l'omoplate, quelques bleus et coupures négligeables…
J'ordonne à Kabuto de lui accorder les premiers soins et de lui donner des vêtements propres. Nous marchons ensuite entre les cellules où se tiennent mes cobayes, tous victimes de ma marque maudite.

- Sasuke-kun, considère-toi comme un élu, entamé-je.
- Épargnez-moi le bla-bla et donnez-moi plutôt ce que je recherche, réplique-t-il froidement.

Agacé par sa réponse dénuée de respect, je tourne ma tête en sa direction pour lui lancer un regard avertisseur. Kabuto remarque mon attitude et parait l'approuver en se penchant au niveau de Sasuke pour lui chuchoter à l'oreille :

- Il n'en a peut-être plus l'apparence, mais c'est bien Orochimaru que tu as devant toi. Prends garde à ton langage si tu tiens à la vie.

Pour toute réponse, le jeune Uchiwa lui décoche un regard noir. Sur le coup, mon subordonné parait effrayé. L'aura de mon futur réceptacle est savourante… Oui, Mon destin est inscrit dans cet enfant…

Je devine assez rapidement que Kabuto n'appréciera pas Sasuke dans les événements venir, mais cela estompe légèrement mes doutes sur sa loyauté. J'envisage de laisser à Sasuke une journée de repos pour se remettre de ses blessures avant de commencer son apprentissage.


Des semaines passent et le jeune enfant progresse rapidement, à la grande satisfaction.
Jusqu'où ira-t-il ? Il est fort probable que Sasuke me surpasse, mais qu'adviendra-t-il ensuite ? Quel choix fera-t-il lorsqu'il se sera rendu compte de sa puissance ? Devrais-je modérer son entraînement ?
Il m'est impératif de trouver une solution à ce problème. Je connais les raisons de sa présence à mes côtés, mais une fois qu'il aura ce qu'il désire, il se pourrait qu'il tente de se débarrasser de moi. Je ferai mieux de rester sur mes gardes et trouver rapidement quelqu'un qui pourrait le remplacer provisoirement, mais qui ?
Toutes ces questions me trottent dans la tête durant plusieurs jours. J'explore toutes les possibilité et j'en arrive pratiquement toujours au même résultat : Anko Mitarashi, mon ancienne élève. Elle n'a pas grand chose de spécial et elle se refuse à utiliser le sceau maudit, mais elle est tout de même sa meilleure porteuse hors mis Sasuke encore en vie.

Je décide d'envoyer quatre de mes hommes à Konoha de façon à obtenir des informations supplémentaires, et, par la même occasion, tenter un attentat contre l'Hokage. Autant prévenir que mon entrée sur scène ne va pas tarder. J'ordonne ensuite à Kabuto de transférer un message à Anko de ma part de façon à se donner rendez-vous dans un village non-loin de Konoha dans deux semaines.

- Est-il nécessaire qu'elle vienne seule et sans en informer qui que se soit ? demande Kabuto.
- Oui. J'ai à lui parler.
- Très bien.
- Pars tout de suite et reste au point de rendez-vous jusqu'à ce que tu aies la certitude qu'elle y sera. Tu me préviendras ensuite et je viendrai, exigé-je.

Pour toute réponse, mon acolyte tourne le dos et enfile sa longue cape en prenant soin de mettre sa capuche de façon à masquer son visage. Je le regarde s'éloigner dans l'obscurité du repère et disparaître de ma vue. Satisfait, je retourne à mes occupations.

Quelques jours plus tard, le plus jeune des quatre hommes que j'ai envoyé pour espionner le village de Konoha fait interruption dans la salle d'entraînement de Sasuke, haletant. Il est brûlé à plusieurs endroit.

- Orochimaru-sama ! s'écrie-t-il. J'ai des informations sur Konoha, mais mes compagnons sont morts
- Quel est le rapport ? m'enquité-je.
- Tsunade est l'Hokage mais nous n'avons pas réussi à la tuer, dit-il entre deux respirations. Le village est toujours en réparation.

Il s'arrête un moment. Je devine qu'il hésite à me révéler une information.

- Et puis… il y a une fille étrange, avoue-t-il finalement.
- Explique-toi.
- Son regard… il ressemble à celui de Sasuke-sama.

Je fronce les sourcils.

- J'en ai déduis qu'elle pouvait être sa sœur, reprend-t-il.

À ses mots, je lance un coup d'œil discret à Sasuke, le visage toujours impassible.

- Quel est son nom ? questionne mon disciple.
- Seiko, je crois.
- Tu la connais ? me renseigné-je auprès de lui.
- Son nom me dit vaguement quelque chose… quel Justu utilise-t-elle ?
- Elle n'a pas de Sharingan, répond le jeune homme. Du moins, elle ne l'a pas activé, mais lorsque j'ai tué son professeur, la colère l'a emporté et a provoqué un déchaînement météologique.
- Je ne la connais pas, souffle Sasuke en secouant la tête.

Cependant, je me souviens moi-même d'avoir vu mourir un clan mystérieux ayant la capacité de contrôler le climat. L'un deux est devenu mon cobaye, d'ailleurs. Il est évident que Sasuke n’aie pas de se soeur, autrement, je le saurais. Mais qui est cette enfant ? Il me semble que le clan qui se réfère à son justu s’est totalement décimé il y a de nombreuses années.

- Que... Qu’allez-vous faire de moi ? bégaye le jeune homme.
- Toi et ton équipe n’avez pas rempli entièrement votre mission, commenté-je.

À ces mots, je vois son visage se crisper. Amusé par son attitude, je lui fais comprendre qu’étant donné qu’il a ramené des informations précieuses, il aura la vie sauve. Sasuke réplique en argumentant que si je le laisse filer, il y a des chances que nous soyons découverts.

- Sasuke-kun, penses-tu vraiment qu’il aura le courage de nous dénoncer ?
- Je ne sais pas et je me moque qu’il aie le cran ou non, mais c’est risqué.
- Reste tranquille, il n’en fera rien.
- Je ne comprends pas comment tu peux être aussi certain...
- Il peut nous être encore utile.
- Comment ?
- Chaque chose en son temps. Continue donc ton entraînement sans moi, j'ai à faire, exigé-je.

Je me retire sur ces mots, renvoyant le jeune rescapé du groupe dans ses appartements.
Tsunade est véritablement l'Hokage de Konoha. Et moi qui m'imaginais entendre du bluff lors de notre dernière rencontre ! Enfin… une nouvelle pièce est entrée sur l'échiquier : cette fameuse Seiko. Elle a l'air de vivre à Konoha depuis sa naissance, mais Sasuke ne la connais pas. Néanmoins, il a affirmé que son nom émerge de ses souvenirs.
Une question qui reste sans réponse m'a toujours énervée. Je juge préférable de passer à autre chose.

Sasuke évolue trop rapidement à mes yeux, je redoute qu'il prenne facilement le dessus sur moi. Il y a toute fois un certain intérêt à le faire briller. Plus il progresse, plus il deviendra puissant et plus je serai moi-même puissant. Mais pour ne pas prendre de risque, je préfère avoir Anko sous la main. Il sera cependant difficile de la convaincre de me rejoindre… que pourrais-je lui promettre ? Elle s'est refusée à me rejoindre alors qu'elle n'était qu'une enfant. Comment pourrais-je la dissuader aujourd'hui ? Et ce n'est pas comme si son intelligence n'avait pas grandi depuis tout ce temps. Décidément, ce ne sera pas chose facile…
Je joue toujours sur le fait que je l’ai abandonné. Lui faire croire que je vais avoir besoin d’elle pourrait la motiver à nouveau, mais si elle découvre la vérité, je doute de réussir. De quelle façon procéder ?

Je reste un long moment à méditer ce sujet. Soudain, une illumination. Je souris…
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 11 Juin - 21:14

Dis donc tu surveilles pile le moment où j'ai fini de lire pour balancer la suite toi!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 11 Juin - 21:29

Oui.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 12 Juin - 12:17

Fouineuse!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 12 Juin - 17:49

Tu as fini, donc ?
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 12 Juin - 19:00

Non j'ai pas lu ce chap je le fais demain j'ai une télé et une coupe du monde qui m'attends

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I was born for your happiness
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