Friends Of Pain

Les Warriors Of Darkness renaissent de leurs cendres, plus fort, plus soudés que jamais. FoP est une Team MH3U et MH4.
 
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 I was born for your happiness

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 16 Sep - 15:41

Oki. :p
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Adci
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 17 Sep - 17:57

Au fait, c'est complètement HS, mais Fanfictive, t'aurais pas une MAL ?

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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 17 Sep - 18:20

Qué?

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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 17 Sep - 18:34

PS: J'ai fini de lire mais je pige pas un truc: Seiko passe 2 mois avec les démons se qui veut dire 2 ans dans notre monde c'est bien ça?

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 17 Sep - 18:47

Non l'inverse.
Adci : Qué ?
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 17 Sep - 19:19

Okay, laisse tomber.
MAL = MyAnimeList

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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 18 Sep - 18:09

Mal expliquer c'est pour ça

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Adci
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 18 Sep - 23:15

Jerry de ton utilisation de "mal".

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 20 Sep - 16:28

Regarde Rainbow.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 20 Sep - 16:33

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 29 : Réfugiée



Deux années se sont écoulées depuis que je suis en compagnie de Rechiku et Nechiku. J'ai beaucoup appris… et beaucoup changé, acquérant une certaine autonomie et affinant mon esprit autodidacte. J'ai complété mes temps de pause par des loisirs tels que l'art et la musique, et d'après Rechiku et Nechiku, mon entraînement commence à montrer ses fruits. Encore quelques jours et je reviens. Je vais devoir dire adieu au luxe étouffant et dire bonjour à la liberté pleine de saveurs !
Les démons jumeaux sont plus sympathiques que ce qu'ils donnent à voir et que ce que nous racontent les mythes et légendes, au bout du compte. Avec mon entraînement, j'ai eu l'occasion de voir leur troisième forme, plutôt impressionnante, d'ailleurs… la forme démoniaque. Après tout, ce sont des démons, créatures maléfiques. Ils m'ont d'ailleurs mît en garde sur une chose extrêmement importante : maintenant que j'ai reçu leur formation, il se peut que j'ai quelques visites durant la nuit de la part d'êtres issus du ciel venus pour un but malsain… ou non justement. En plus d'être poursuivie par Konoha pour ma tête, voilà que des chasseurs de démons, interviennent dans ma vie ! Enfin, tout cela dans mon sommeil, ce qui signifie que je logerai Rechiku et Nechiku dans mon corps afin de le faire réagir si je suis dans l'incapacité d'opérer un quelconque mouvement. Comme si cette fichue maladie ne suffisait pas ! Quant à Orochimaru, il a du abandonner l'idée de m'ennuyer, après 2 mois sans nouvelle de moi. Mais il est le cadet de mes soucis, à présent : je dois m'occuper de Konoha et ensuite des recherches me concernant. Cependant… lorsque Golden-Eyes se rendra compte que je suis de retour, il se pourrait qu'il tente remette la main sur moi…
Et bien je l'enverrai valser ! Non mais…
Je consacre mes derniers jours à méditer sur ma stratégie d'attaque. Ma cible est de toute évidence Tsunade et éventuellement Danzo. Personne d'autre. Pas de morts inutiles… je n'ai qu'à entrer par les po…

- Seiko, me coupe Rechiku. Il est temps.

Je me lève silencieusement, puis hoche la tête de haut en bas.

- Lorsque tu seras de retour au monde humain, ne te soucis pas de la poussière d'or que tu trouveras entièrement sur ta peau. Elle s'enlève avec l'eau.
- Et surtout : ne révélez à personne le sommum de vos capacités, pas même aux Traqueurs, complète Nechiku. De toutes façons, nous seront là pour vous limiter. Ne nous en voulez pas…
- Non, bien sûr, je comprends.
- Bien.

Rechiku matérialise au creux de sa paume un anneau métallique qu'il me remet ensuite. Il m'explique que lui et son frère m'accompagneront à travers cet objet et qu'ils seront présents si je fais appel à eux par ma propre volonté. Nous communiquerons d'ailleurs par la pensée. Je place l'anneau à mon index gauche, puis la parure commence à envelopper entièrement mon doigt de sa chair métallique.

- Nous serons ici.
- Mais avant de partir, tu sais que tu n'as aucune chance contre Tsunade.
- C'est-à-dire ?
- Tu as su le remarquer : elle a changé. Ce n'est pas elle.
- Où est la vraie, dans ce cas ?
- Scellée dans le cœur de la fausse.

Je reste silencieuse.

- Tu sais ce que cela signifie, n'est-ce pas ?
- Qui est la fausse ? choisis-je plutôt de répondre.
- Un être extrêmement puissant rempli d'une haine dévastatrice. Si tu parviens à libérer Konoha, tu libéreras le monde d'une guerre totale. Mais tu ne peux le faire seule.
- Vous serez avec moi, non ?
- Cela ne fonctionne pas ainsi. Nous te proposons de te joindre à des personnes qui en ont après Konoha.
- Qui voyez-vous ? douté-je.
- Deux organisations criminelles.
- L'Akatsuki et Otogakure, complète son frère. L'Akatsuki compte peu d'adhérents, mais tous très puissants, et ce, traquée par toutes les nations. Elle n'en veut pas forcément à Konoha, mais elle va y faire un tour pour un dessein inquiétant. Quant à Otogakure, sous la direction d'Orochimaru, projette la destruction radicale de Konoha. L'avantage, c'est qu'ils sont nombreux et puissants, mais sache que si tu te résignes à te joindre à eux, vous risquez d'affronter l'Akatsuki, tout comme Suna et Kumo.
- J'étais au courant pour Konoha et Suna, mais pas pour l'Akatsuki et Kumo…
- Orochimaru possède de nombreuses informations au sujet de l'Akatsuki et a sauvé une prisonnière de Kumo alors qu'elle allait être pendue.
- Ce n'est pas Kaliachi, par le plus grand de tous les hasards ?
- C'est bien elle.

Je souris, amusée.

- Elle a donc trouvé son prince charmant.
- Vers qui comptez-vous vous tourner ?
- Pensez-vous que l'Akatsuki puisse trouver un remède contre ma maladie ?
- J'opterai plutôt pour Otogakure, si c'est ceci qui te préoccupe… Les scientifiques sont nombreux et parmi eux se trouvent Kabuto et Orochimaru.
- Bon… eh bien, je vais lui faire plaisir ! pour une fois…
- Tu es au courant que Sasuke est avec lui.
- Parfaitement… mais ce n'est plus tellement cela qui me fera changer d'avis.
- Très bien… c'est toi qui gères.

Rechiku s'approche de moi, dépose sa main sur ma tête et marmonne quelques mots, provoquant une lumière qui s'intensifie au point de m'éblouir affreusement. Elle se dissipe enfin, laissant sa place à un décor sylvestre plongé dans les brasiers de l'aube.

« Dirige-toi vers l'est, Orochimaru n'est plus très loin, résonne la voix du Doré dans mon esprit.. À une demi-journée de marche. »

J'observe le ciel, me repère grâce aux astres, puis tourne les talons vers la direction indiquée. Les premières toux ne tardent pas à entrer en jeu… Zut… du sang… Je m'arrête un instant, puis reprends, parvenant à calmer les symptômes.
J'arrive enfin à une clairière où coule une rivière dans laquelle s'y abreuver est une invitation séduisante… jusqu'à ce que j'aperçois une silhouette déjà présente.
Est-ce lui ?
Oui, je pense bien. Je m'approche alors afin d'avoir la certitude qui se confirme par une reconnaissance de sa chevelure. Je regarde ensuite dans les alentours. Personne d'autre. Que fait-il assis par terre ? Je masque ma présence derrière un rocher. Il semble méditer et il ne pas m'avoir remarquée, ce qui ne m'empêche pas de faire attention à mes mouvements… un serpent est sensible aux vibrations du sol. Mais pourquoi est-ce que je me cache alors que justement, il faut que j'engage la discussion ? L'instinct, sûrement… peut-être ne suis-je pas encore sûre de mon choix. Mais maintenant que je suis ici, reculer est une opération délicate, et une fois engagée, cette voie me sera totalement impossible à emprunter.
Je reste longuement immobile à observer l'être si lointain et si proche à la fois, me questionnant sur mes futurs gestes. Je tente un pas, mais au final non, je n'ose pas…
Qu'est-ce que j'attends ?

- Eh bien… Qu'attends-tu ? me fait sursauter une voix dans mon dos.

Je me retourne brusquement, mais ne vois rien. Non, c'était en hauteur… Ah ! Orochimaru…

- Mais… euh… vous…

Je me retourne pour vérifier la présence de l'autre Orochimaru. Il se change en boue ! Je dépose alors mon regard sur le vrai… le premier était un clone.

- Tu ne m'as pas l'air bien en point, Seiko-chan, constate-t-il.
- Je… je suis malade.
- Malade ? Il me semble pourtant que tes défenses immunitaires soient d'une qualité plutôt prééminente par rapport aux autres.

Il apparaît juste en face de moi ; je ne peux que faire un pas en arrière pour afin de garder une distance de sécurité.

- Quel bon vent t'amène ? demande-t-il avec le sourire.
- C'est que… le village de Konoha n'est plus ce qu'il était.
- Et tu viens trouver refuge, j'imagine.
- Je vous avouerai que je serai bien aller voir ailleurs si je n'étais pas dans cet état-même, répondis-je en détournant le regard.
- Donc tu me proposes un marché.
- Oui, fis-je en déposant de nouveau mes yeux sur lui.
- Très bien, souffle-t-il en prenant appui contre un arbre. Je t'écoute.

J'inspire profondément.

- Je vous propose de trouver une solution pour faire taire le puissant mal qui me ronge en échange de mon aide à la destruction de Konoha. J'exécuterai tous vos ordres en rapport avec le village.
- Évidement, c'est à ton avantage…
- C'est-à-dire ?
- Le sort de Konoha t'importe, je pense.
- Non.
- Vraiment ? sourit-il.

Il quitte son appui pour s'avancer dangereusement vers moi. Je recule, espérant bêtement lui échapper, mais le rocher qui me servait de cachette retourne sa veste en me bloquant le passage ! Orochimaru continue sa trajectoire pour se pencher au dessus de moi et relever mon menton de son doigt froid, m'obligeant à fixer son iris dorée.

- Regarde-moi dans les yeux lorsque tu me parles, Seiko-chan.

Je me crispe.

- Ce serait déjà un bon début, s'amuse-t-il. Le sort de Konoha t'importe ou tu n'en as strictement rien à faire ?

Je n'ose plus rien dire… Après tout, il connait la réponse. Il se redresse en soupirant.

- Je ne suis pas dans la capacité de savoir ce que tu as réellement derrière la tête, bien que je m'en doute très fortement, mais voici ce que je te suggère, tu viens, je te soigne, tu me dois la dette que tu me promets. Entre temps, je te place sur la même marche de Kabuto, c'est-à-dire que je me confierai aussi bien à lui qu'à toi. C'est plutôt un privilège, non ?

Un privilège ? Je ne sais pas ce qu'endure Kabuto en étant à ses côtés, mais il risque moins sa vie que les autres, certainement, mais il la risque… Soudain, la plaisanterie de Sai deux ans auparavant, ou plutôt deux mois, refait surface. Je m'empêche fermement de rire en me mordant la langue, puis finis par masquer tant bien que de mal mon amusement et ma gène par une toux. Si seulement… si seulement je pouvais effacer ce souvenir ! Je sens que je ne vais pas faire long feu avec lui… Sois maudit, Sai !

- Tu resteras sous mon autorité en tout point, donc, continue-t-il. Mais je ne t'accorderai la vie sauve que si je parviens à contrôler mes pulsions meurtrières face à toi. Tu es peut-être doublement avantagée, tout comme moi, à présent. Nous sommes quittes. C'est mon dernier mot, à prendre ou à laisser. Qu'en dis-tu ?

Je baisse la tête, parvenant à retrouver mon sérieux, puis réfléchis longuement. Enfin, je relève mon regard sur lui, le plongeant dans le sien.

- J'accepte…

Je fixe aussitôt le caillou solitaire qui s'est perdu dans l'herbe fraîche arrosée par la brume matinale.

- J'ai ta parole et tu as la mienne, prononce le Sannin.

Sa main tendue représente probablement une signature. C'est… insignifiant… Un pacte, un foutu pacte ! À mon avis, il n'a rien à faire de ce que je lui ai dit… en plus que la formulation de sa phrase trahi son égoïsme permanent.
Je décale son bras droit de ma main gauche, puis lui demande de s'approcher d'un geste manuel.

- Nous sommes seuls, tu peux me parler à voix haute.
- Ce n'est pas à vous que je m'adresse.

Je dépose deux doigts sur son torse du côté de sa gauche.

- Mais à lui.

Orochimaru me dévisage longuement et en silence. J'affronte son regard reptilien en espérant dénicher une pointe d'humanité dans cette iris, quelque part dans cette couleur d'or, aux alentours de cette pupille verticale.

- Transmettez-lui ces mots : dites-lui qu'il ne me reste que trois ans à vivre, peut-être deux, peut-être plus, tout dépend de l'évolution des choses. Que je tiens à la vie et vous savez très bien pourquoi. Que j'avais la possibilité de consacrer ces dernières années à mes recherches sur mon identité, mais que cela ne serait peut-être pas suffisant, que j'ai pris l'initiative de cesser de subir, d'être un bouquet-mystère de la malchance et… que c'est la raison pour laquelle je viens vers vous.

Je m'interrompt.

- Je ne ferais que parler dans le vent en vous faisant dire que vous tiendrez votre promesse, repris-je. C'est pourquoi, Orochimaru, je vous demande de me comprendre, tout simplement, et de faire ce que vous avez à faire…

Je détache ma main de son tissu beige, laissant ma voix résonner dans la nature.

- Je ne crains pas la mort puisqu'au final, nous y passerons tous, quelle qu'elle soit, par tous les moyens et qu'importe le temps que cela prendra. C'est juste que… des choses incontournables m'empêchent de partir sans regret. Vous comprenez ?

Bien sûr qu'il comprend, il n'est pas stupide, loin de là ! il n'est juste… pas fiable. Il semblerait que j'oublie qui se tient face à moi, mais cela fait tellement longtemps que je ne l'ai pas vu que sa vraie nature s'est effacée de ma mémoire. Puis-je réellement faire confiance à ce vieux serpent qui ne cesse de siffler ? Je n'ai pas le choix… L'Akatsuki aurait peut-être été plus adéquate à mes desseins et je n'aurais pas eu de faux espoirs, contrairement à Otogakure : avec Orochimaru, je ne parviens pas à distinguer la vérité du mensonge, et le silence qu'il tient, en plus de son regard habité par une intelligence angoissante, n'arrange pas les choses.

- Une fois que tout cela sera achevé, brise Orochimaru, que comptes-tu faire ?
- Je vous avouerai que je n'ai jamais réfléchi sérieusement à cette situation, mais…

Je laisse un silence de réflexion rapide et intense s'installer.

- J'imaginais vivre ma vie.
- Imaginais ?
- Deux possibilités s'ouvrent à moi, à présent, expliqué-je. Si vous me dupez et que je parviens à m'en sortir un peu plus longtemps, je partirai. Autrement, si vous remplissez votre part du contrat correctement, je vous offrirai mes services pour l'avenir.

Avec cela, je peux être sûre que les chances qu'il fasse ce que je souhaite augmentent mais cela n'exclu en rien le contraire. Au bout du compte, tout dépend de lui.

- J'aime cette lueur dans ton regard, commente-t-il avec un demi-sourire.
- Quelle lueur voulez-vous entre-voir dans des yeux sombres ? m'amusé-je.

Cette fois-ci, Orochimaru en vient presqu'à rire. J'imagine qu'il a compris… il se retourne et avance de quelques pas.

- Suis-moi.

J'obéis, puisqu'après tout, c'est ce que je suis censée faire.
Nous marchons en silence durant une bonne demi-heure à travers une forêt paisible. Quelle forêt, d'ailleurs ? Je ne sais même pas où nous sommes… nous pourrions aussi bien nous trouver dans la contrée du Feu qu'ailleurs. J'observe le paysage sylvestre, espérant reconnaître un quelconque endroit. Soudain, un lac. Cet endroit… Le souvenir d'un jeune garçon aux cheveux longs, semblable à de la soie noire, et au regard azur refait surface, du moins, il s'agissait de son fantôme. Il m'a donnée son collier après l'avoir récupéré pour lui en me qualifiant de… magicienne. Maintenant que j'y pense, Rechiku et Nechiku m'ont appris que la faiblesse de mon chakra est due à ma nature : la magie. Mon corps est trop petit pour se servir à la fois de tout ce qui est techniques ninja, genjustu et sceaux compris et à la fois de magie. Un choix s'imposait, et j'ai tranché. Enfin… nous ne sommes pas loin d'Oto.
Je n'ai pas remarqué qu'Orohimaru s'est arrêté dans sa marche et je faillis bien continuer la mienne droit sur lui ! Par chance, je ne le percute pas.

- C'est ici, m'annonce-t-il.

Je me décale alors pour regarder l'entrée : une tête de serpent taillée dans la roche, gueule grande ouverte, offre un gouffre sombre à donner la chair de poule. Et dire que c'est ici que je vais loger. Le renégat continue sa trajectoire. Je le suis, me plongeant dans la gueule du serpent de pierre. Nous descendons quelques marches, traversons un long couloir… tout cela dans un silence atroce. Mais de quoi je me plains ? Je préfère rester ici plutôt que de servir Konoha… Nous finissons par croiser quelques personnes. Des enfants… tous des enfants ! Certains sont plus âgés que moi, d'autres plus jeunes. Ils courbent l'échine en apercevant Orochimaru, puis me regardent d'un drôle d'air que je n'apprécie pas. Qu'est-ce que j'y peux ? Je continue de suivre le Sannin dans une marche silencieuse sans savoir où il me mène. Un gamin surgit de l'ombre pour se poser en face de moi.

- T'es qui, toi ? fait-il de sa voix immature. J't'ai jamais vue !
- C'est-à-dire que je viens d'arriver.
- Ah ouais ?

Quelle vulgarité… enfin, il est jeune et ce n'est pas ici que l'on fait toute une éducation. Je ne peux pas lui en vouloir pour son impolitesse.

- Tu vas où ?
- Je ne sais pas, je suis juste Oro…

C'est en levant mon regard au dessus de la tête de l'enfant que je m'aperçois qu'Orochimaru n'est plus là !

- Oups… On discutera plus tard, d'accord ?

Je n'attends pas sa réponse pour contourner le garçon aux cheveux pâles et continuer ma route d'un pas rapide. Je parviens à rattraper le Sannin à l'entrecroisement de deux couloirs et juste avant qu'il remarque que j'ai disparu.

- Où étais-tu passée ?

Ou pas…

- Un petit contre-temps, justifié-je. Désolée…

Il me fixe de son regard reptilien en fronçant les sourcils plus qu'ils ne le sont déjà. Le fait qu'il se méfie de ma présence me ne rassure pas : si Orochimaru ne me fait pas confiance, comment pourrais-je m'assurer qu'il exécutera ce qu'il m'a promis ? Les choses ne vont pas êtres faciles, d'autant plus que je risque d'être étroitement surveillée.

- Marche devant, commende-t-il.

Je m'apprête protester… mais au final, je juge préférable de me taire. C'est que recevoir des ordres fait parti de ma liste de choses insupportables. Je vais devoir m'y faire, on dirait. À quoi je m'attendais ? J'enfreignais assez régulièrement les règles infimes des missions même étant à Konoha et souvent, je désobéissais. Mais aucune effraction n'a causé l'échec d'une quête. Ici, les règles changent. Je passe alors devant lui sans dire un mot.
Je me permets de grimacer après quelques pas. Décidément, le savoir dans mon dos est détestable. Et même, je n'apprécie pas marcher ainsi, j'ai l'impression d'être surveillée ! C'est le cas, de toute façon…

- À gauche, indique-t-il.

Je suis bien tentée de continuer tout droit rien que pour l'ennuyer mais je n'en ai pas le courage. Alors je fais ce qu'il me dit. J'observe les murs du couloir, gigantesques colosses de pierre. Leurs regards bleutés dansent au rythme des vibrations de l'air ; cet endroit est tout simplement… morbide. Et puis quoi, encore ! Un repaire n'est pas conçu pour accueillir ses nouveaux venus avec des pissenlits et des marguerites… Cette pensée me fait doucement sourire. Qu'est-ce que je m'imaginais ? J'espère toutefois faire la connaissance de personnes sympathiques… quoique, m'attacher à des gens n'est pas forcément une excellente idée : je pense que les plus matures comptent les jours qui passent en se réjouissant d'être en vie… Bah ! Qu'est-ce que j'en sais ? Je verrai bien. Mais ce n'est pas la seule raison qui pourrait éventuellement m'empêcher de tisser des liens… J'ai dit à Orochimaru que s'il ne faisait rien, je partirai, ce qui signifie abandonner les personnes qui me seront chères.
Je laisse échapper un long soupir.

- Arrête-toi.

Je m'arrête.

- À droite.

Je tourne à droite.
Tiens… une porte. Double.

- Ouvre.

J'approche mécaniquement mes mains des poignées, m'immobilise, réfléchis un court instant, puis comprends. Je me tourne plutôt vers Orochimaru en déposant mes mains sur mes hanches, penchant mon corps sur le côté.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? questionne-t-il avec un soupçon d'amusement dans sa voix.
- N'êtes-vous pas en train de vous jouez de moi ?

Un large sourire se dessine sur ses lèvres, confirmant son divertissement.

- Non, souffle-t-il en s'avançant. Bien sûr que non.

Je recule pour lui laisser ouvrir les portes. Nous faisons face à une salle immense plongée dans une faible lumière. J'aperçois au loin une ombre masculine de profil, grande et impressionnante… je reconnais cette silhouette, et lorsque il tourne son regard vers nous… plus aucun doute… il s'agit bien de Sasuke. Uchiwa Sasuke.

- Sasuke-kun, commence Orochimaru. Je tiens à te présenter Matsuda Seiko.

L'ancien de l'équipe de Naruto me dévisage de son regard sanglant.

- Elle vient de Konoha, elle aussi.
- J'vois pas qui c'est, rétorque-t-il.

Eh bien... Cela fait toujours plaisir à entendre !

- Peu importe, soupire Golden-Eyes. Je te l'ai amenée afin que tu l'affrontes.

Ça sent mauvais… Il se trouve que Sasuke émane une puissance de son corps qui pourrait me forcer à révéler des pouvoirs que j'espérais garder secret. Je tourne mon regard sur Orochimaru qui fixe son élève avec son expression faciale habituelle. Il a extrêmement bien choisi mon testeur. Il doit être au courant que je n'apprécie pas l'Uchiwa et donc, s'imagine que me retenir face à lui me sera difficile. Il souhaite voir ce qui se niche dans mes entrailles, mais j'avouerai que mes nouvelles compétences ne m'ont pas tellement servie ; le rendez-vous pour les utiliser approche… cependant, ce n'est pas pour maintenant. Il vaudrait mieux que je m'entraîne, mais pas devant Sasuke et encore moins sous le regard d'Orochimaru.

- Désolé, mais je ne me bats pas contre les mauviettes.

Encore plus détestable que les dernières fois ! Je me demande bien comment Golden-Eyes et Kabuto le supportent…

- Ne parle pas comme ça, s'oppose le Sannin.
- Je parle comme je veux et je n'ai pas d'ordre à recevoir de toi.

Effectivement, il y a toute une éducation à refaire. Comment peut-il être aussi familier ? Et pourquoi Orochimaru ne répond pas ? Le craindrait-il ? Si c'est une blague, elle est de très mauvais goût. Comment un homme tel que lui peut-il se laisser mener en bateau par ce sale gosse ? Et puis même ! Il y a cette différence d'âge ! C'est pas compliqué, pourtant ! une paire de baffes et il la boucle… non ? Je n'y crois pas… Autant je peux craindre Orochimaru, mais s'il n'est pas fichu de remettre son propre élève à sa place, il baisse dans mon estime ! Je ne vais pas laisser passer ce genre d'âneries…

- Bref, cette naze est aussi conne qu'elle en a l'air.

C'est de la pur provocation ou une impolitesse sans précédente ? En pleine crise d'adolescence, ce morveux !

« Apprends-lui une ou deux choses sur le respect, Seiko, fait la voix de Rechiku.
- Merci de votre laissez-passer ! »

- Sasuke-kun, prononcé-je amicalement.
- Qu'est-ce que t'as ?
- Le perroquet a besoin d'une langue spéciale pour parler, quant au hérisson, il se roule en boule afin de se protéger des prédateurs.

Je laisse un silence de confusion s'installer, me permettant ainsi de choisir mes mots.

- Mais il se trouve que ce perroquet soit particulièrement antipathique et que les épines du hérisson ne soient pas assez résistantes contre crocs et serres, continué-je avec un sourire hypocrite. Le perroquet nécessite de sa langue pour copier bêtement les paroles sans vraiment comprendre ce qu'il dit, son arrogance ne peut l'empêcher de rabaisser ses modèles afin de se sentir supérieur ; le hérisson espère que ses épines repousseront le rapace en se moquant…

En une fraction de seconde, douze sabres apparaissent, dansant dans l'espace, lames tournoyantes autour de Sasuke, puis s'immobilisent, pointant son cou et sa nuque.

- Jusqu'à ce que les serres de l'aigle transpercent la chair de sa proie, sifflé-je d'une voix bien plus sérieuse.

Je laisse un instant s'écouler avant de lâcher mentalement les armes. Leur impact provoque un écho aigu résonnant dans la pièce engouffrante, brisant un silence de haute pression.

- Manque-moi de respect autant de fois que cela te chanteras, prononcé-je avec un mépris particulier. Mais aies au moins l'intelligence de comprendre pourquoi tu le fais… petit perroquet hérissé.

Je finis mon discours sur ces propos, ne ressentant étrangement aucune satisfaction, puis fais demi-tour en levant un regard sur mon supérieur, tâchant de lui faire comprendre au mieux ma déception. Deux autres hommes se tiennent en face de la porte, plus âgés que moi. L'un me regarde avec des yeux pas possibles et un sourire sur les lèvres, l'autre se contente de rire en cachette.

- Ichiro, fais visiter les lieux à cette jeune… intrépide, chuchote le Sannin à un des deux hommes. Et amène-la ensuite à Kabuto en lui expliquant la situation.
- O…oui, Orochimaru-sama.
- Je peux les accompagner ? demande sans retenue le premier.
- Non, j'ai une mission à te confier.

Tandis que le dénommé Ichiro m'entraîne dans les couloirs, le premier reste aux côtés du Sannin. Le jeune homme me montre où se trouvent les douches collectives pour femmes, puis le hall où les membres se réunissent pour déjeuner et dîner, les cuisines, l'étage des chambres, le bureau d'Orochimaru, celui de Kabuto, la salle d'entraînement collective et c'est ainsi que j'apprends que Sasuke en a une privée…
Ichiro est un jeune homme aux cheveux d'un rouge ardent qu'il noue derrière son crâne en queue de cheval. Particulièrement grand, il se dresse sur une musculature imposante. Ses yeux en amande sont fendus par une iris ovale et noire. J'en apprends un peu sur sa personnalité : il semble sympathique, quoiqu'un peu vantard en m'énumérant les missions qu'il a réussi sans grandes difficultés. Il travaille principalement en binôme avec l'autre jeune homme qui l'accompagnait, mais il ne me donne pas son nom. Lorsque je lui demande la raison de sa présence, il m'explique qu'il a suivit son meilleur ami qui désirait assouvir une vengeance. Décidément, tuer quelqu'un pour rendre un honneur est monnaie courante… mais contrairement à ce que je m'imaginais, cet ami est mort au combat… à son combat. Et il a atteint son but. Il me retourne la question.

- Je suis atteinte d'une pathologie qui détruit mon système immunitaire, présenté-je. J'espère trouver ici un soutien et une solution.
- Dur dur… et tu viens d'où ?
- De Konoha.
- Ah ouais ! J'ai entendu les derniers événements par des bruits de couloirs, l'Hokage aurait laisser sa place à quelqu'un de pas commode.
- Au retour d'une absence de cinq mois, Konoha plongeait dans une crise économique. Plusieurs personnes se sont rebellées et ont été exécutées. Quatre-vingt pour-cent étaient des amis, des professeurs, des enfants de mon âge… les survivants sont ceux qui ont suivi le mouvement tyrannique de l'Hokage. J'ai réussi à m'échapper à temps. Puis j'ai erré.
- Sale histoire…

Partiellement contractée. Il n'a pas besoin de savoir ce que j'ai réellement fait durant ces deux mois.

- J'ai perdu mon honneur en abandonnant Konoha, je compte me racheter en sauvant ce village.
- Euh… tu sais qu'ici, le but est de le détruire.
- Détruire pour reconstruire. Konoha ne peut plus être sous cette administration.
- Ah d'accord, je pense comprendre ta philosophie. Otogakure est considéré comme un refuge : tu y trouveras des shinobi venant des quatre coins du monde, principalement à la recherche d'un but, d'une puissance ou d'un honneur à restaurer. Mais penses-tu qu'ici est mieux que ton village natal ?
- Pour mon avenir, oui.
- Tu aurais pu aller dans un autre village, non ?
- Connais-tu Kaliachi ?
- Kirino Kaliachi ?
- Oui. Un ami et moi l'avons arrêtée lors d'une mission. Elle a tenté de réduire un village en cendre.
- Et elle a réussi !
- Ah bon… eh bien, sache qu'elle était une ancienne de Konoha et qu'elle a été jugée par l'Hokage pour désertion. Changer de nation n'est pas une chose aisée….
- Oui, mais elle était un ninja errant, ce qui signifie qu'elle n'a pas de nationalité, et donc aucune protection.
- Effectivement.
- Mais tu as raison dans un sens : déserter est un crime, changer de pays sans autorisation est un acte de trahison et tu es poursuivie en justice si tu quittes le sol de ta nouvelle nation pour une quelconque raison.

Il s'interrompt.

- Tu n'avais pas tellement le choix non plus : Otogakure est le village qui regorge de connaissances scientifiques et qui vise Konoha plus que n'importe lequel, mais retiens qu'ici n'est pas bien différent que le Konoha que tu m'as décrit.
- J'imagine, mais je préfère être ici.
- Ouais… mais quelque part, t'en avais pas un peu marre du village des petits soleils ? 'Fin, je veux dire… le village où tout le monde est ami et s'offre des fleurs.
- Les actes à Konoha sont jugés par le village entier. Tu fais une chose de travers et voilà, tu te retrouves avec un sac de reproches sur le dos. C'est la seule chose que je regrettais en étant là-bas.
- Ça sent le vécu !
- En étant en mission à Konoha, je n'hésitais pas à ôter la vie, confessé-je. Cela pouvait être du plaisir personnel, de la légitime défense ou tout simplement par opposition.
- Du plaisir personnel ?
- Oui… j'ai eu ça. Un homme venant d'ici a tué mon professeur. Lors de notre rencontre suivante… c'était monstrueusement magnifique. Je me suis contenue, mais un peu trop… je l'ai fait exploser. Je me réjouissais de voir l'herbe peinte en rouge. Il n'y avait pas de corps, pas de restes… juste… son sang. Et je garde cette image comme un bon souvenirs, c'est ce qui m'inquiète le plus.
- Il ne faut pas, ce n'est pas comme si tu étais un monstre, tu t'es juste laissée emporter par tes sentiments.

Il ne sait pas ce qu'il dit… Avec mes entraînements en compagnie de Rechiku et Nechiku, je ne peux pas tellement affirmer que j'ai gagné en humanité.

- Nous sommes un peu plus libres de nos actes, ici, continue Ichiro. Nous pouvons faire ce que bon nous semble avec notre cible sauf sous restriction, nous sommes des ninja hors la loi, donc les règles classiques ne nous connaissent pas. Les seules que nous respectons sont celles d'Orochimaru-sama qui se résument à lui obéir au doigt et à l'œil, et elles s'appliquent pour tous.

Il m'explique le fonctionnement d'Oto et trouve même le temps de me présenter à d'autres membres avant de me mener à Kabuto. Ce-dernier ne cache pas sa surprise en me voyant débarquer dans son laboratoire. Je me contente de noter sa réaction et de laisser Ichiro lui expliquer la situation, puis ajoute les détails du marché avec Orochimaru. Il écarquille les yeux lorsqu'il apprend que je serai sur la même longueur d'onde que lui, demande à Ichiro de se retirer et sourit nerveusement.

- Qu'est-ce qui me ferait croire que tu ne me mens pas ?
- Il vous suffit de demander à Orochimaru en personne, répondis-je calmement. Si je fausse l'histoire, vous gagnez et je serai dans la bouse, autrement…

Je souris à mon tour.

- J'irai lui demander.

Mon visage prend une expression de panique exagérée.

- Oh mon Dieu… C'est la fin ! Je suis finie ! Il va découvrir que je me suis infiltrée pour tuer… pour tuer… qui ai-je à tuer, déjà ? Ah… mince. Je ne me souviens plus ! S'il-vous-plait, Kabuto-san, aidez-moi ! Faites la liste des membres d'Otogakure, le nom va finir par me revenir !

Je termine cette plaisanterie sur un léger rire.

- Écoutez votre cœur ou votre instinct, Kabuto. Personnellement, je sais ce que fais.
- Accompagne-moi voir Orochimaru-sama.

Nous quittons la salle d'un pas pressé. Ichiro n'est plus là. Je laisse Kabuto marcher devant moi durant plusieurs secondes jusqu'à ce qu'il se retourne vivement pour plaquer ma nuque contre le mur et me lancer un regard rempli de menace.

- Je te fais confiance, mais si jamais j'apprends par n'importe quel vent que tu mens, je te tue.

Déjà que j'ai du mal à respirer régulièrement à cause de cette fichue maladie, il faut maintenant qu'on m'étrangle ! Me voyant suffisamment en difficulté, il me relâche.

- Il n'y avait pas marqué "attention fragile" sur le paquet de livraison, mais cela ne vous empêche pas d'être moins violent pour me faire part d'une chose aussi fade, grondé-je en me frottant la gorge. Je n'y suis pour rien si vous refusez de me croire, d'autant plus que vous n'avez aucune autorité sur moi jusqu'à ce que je sois rétrogradée.
- Rétrogradée ?
- Je ne sais pas, je ne lis pas l'avenir. Supposons simplement, d'accord ? Si vous voulez bien me montrer ma chambre, maintenant.

Kabuto me fixe de son regard vitreux, puis finit par me suggérer de le suivre. Tandis que nous traversons les couloirs silencieusement dans le sens opposé, Nechiku m'adresse la parole :

« Excusez-nous de ne pas vous l'avoir annoncé plus tôt, mais vous êtes considérée comme morte à Konoha.
- Comment est-ce possible ? Tout le village vous a vu m'emporter.
- Remontée dans le temps et substitution de votre corps.
- Je vois…
- Vous comprenez ce que cela signifie, n'est-ce pas ?
- Je pense. J'aurai la paix tant que je ne me manifeste pas.
- Exactement, affirme-t-il. Mais de plus, vous n'aurez qu'une seule chance pour sauver Konoha.
- Que dois-je dire si on me demande comment je m'en suis sortie ?
- Dites-la même chose que vous avez raconté à Ichiro. Personne ici n'était présent pour le vérifier, à l'exception de Kabuto.
- Que faisait-il à Konoha ? m'étonné-je.
- Il venait vous chercher… normalement.
- Me chercher ? Pour Otogakure ?
- Il a échoué à sa mission à cause de sentiments pour une villageoise de Konoha. »

Je regarde le jeune homme de la vingtaine d'années. Lui qui est tellement restreint dans ses faits et gestes, il a réussi à aimer. Je ne peux que le féliciter ! Je suis relativement libre mais rien du tout pour moi…

« C'est mignon, m'amusé-je.
- Si vous le dites… »

Je l'aurais su d'une autre manière que par Nechiku, je serais bien tentée de le taquiner à ce sujet… mais ce n'est pas le cas alors je préfère imiter celle qui débarque.
Kabuto ouvre une porte parmi tant d'autre. La chambre est vide. Non… des vêtements pliés reposent sur le lit avec un bandeau noir sur lequel se dessine  une note de musique, le symbole du village, entre autre.

- Mets-les si tu en as envie, mais porte un signe distinctif les premiers jours. Ensuite, tu pourras ne le prendre qu'en mission.
- Je vais garder mes vêtements actuels, choisis-je de répondre.
- Dis tout de suite qu'ils ne te plaisent pas.
- C'est le cas.

En fait, je ne sais pas. Je préfère mes habits qui sont plus adéquats à mes nouvelles compétences.

- Tu n'as pas tort, dans ce cas.

Je regarde mon interlocuteur. Il tente de sourire, mais tout compte fait, ça rend mal…
Qu'est-ce qu'il a ? Pourquoi cette tristesse dans ce regard ? Mince… À quoi pense-t-il ? Et je suis trop affaiblie pour utiliser la portion de chakra qu'il me reste et m'incruster dans son esprit. Après tout, il doit être surpris que je me tienne à ses côtés alors qu'il a vu ma tête se détacher de mon corps deux mois auparavant. Et moi, je dois faire comme si de rien n'était ! Du moins, pour le moment…

- C'est un peu sombre, ajoute-t-il, mais tu t'y feras rapidement. Fais ce que tu veux à partir de maintenant. Tout le monde n'est pas encore levé.
- D'accord.

Je décide de ne pas faire tout de suite connaissance avec mon matelas en me dirigeant vers la direction qui me semble être celle des douches féminines après avoir prit soin d'emporter le bandeau. J'arrive finalement à la destination prévue, en première. Je me déshabille, plie soigneusement mes affaires et me glisse sous une eau chaude. Je la laisse couler sur mon corps, retirant cette fameuse poudre d'or en frottant de mes mains savonnées. J'en profite aussi pour les passer dans mes boucles sombres.

- Quelle toison ! s'exclame une voix familière dans mon dos.

Je me retourne alors, apercevant Kaliachi autant habillée que moi. Je souris puis me retourne en continuant mon activité.

- T'as pas l'air bien surprise de me voir !

C'est vrai que je ne suis pas censée le savoir.

- En tous cas, quand j'ai appris que t'étais ici, ça m'a fait un choc.
- Ah bon.
- Ouais morveuse, j'étais persuadée que t'étais morte.
- Qu'est-ce qui t'as fait penser une chose aussi stupide ? ironisé-je.
- C'est l'autre bigleux, là. Il aurait assisté à ton exécution à Konoha.

Je l'entends s'approcher.

- Eh… pas si morveuse que ça, la donzelle ! T'as un sacré corps pour ton âge !
- Merci, soufflé-je.
- Ne me remercie pas, je dis ce que je vois. T'as quel âge, en fait ?  Je sais que t'es très jeune mais je peux pas deviner avec ton apparence.
- Quatorze en juillet.
- C'est dans moins de trois mois !

Nous sommes donc en mai.

- Le combien ?
- Aucune idée, répondis-je simplement. J'ai été adoptée et je n'ai que le mois et l'année de ma naissance. Je sais juste que c'est sur l'intervalle de la première semaine de juillet. Dis-moi… Kabuto est-il sûr de m'avoir vue me faire tuer ?
- Je te raconte même pas ! Tu vas tomber des nues, gamine !

Kaliachi prend place à une douche  en face de moi et commence à se laver.

- L'information est restée confidentielle, commence-t-elle. Orochimaru-sama et moi l'avons appris de la part de Kabuto, et comme j'ai eu la chance de devenir l'assistante du binoclard, je le remplaçais quand il était absent. Bref… il est rentré de Konoha plus tôt que prévu avec, à ta place, une jolie jeune fille de son âge. Il a dit à Orochimaru-sama qu'il n'avait rien pu faire pour toi et il lui a présenté sa nana. 'Fin, il dit ne pas avoir pu faire quelque chose, mais je crois qu'il s'est même pas donné la peine ! Il devait être en train de forniquer avec sa belle. Il est rentré ici la queue entre les jambes. Orochimaru-sama a complètement pété un câble si bien que Kabuto et moi en étions tétanisés ! Puis il a tué la gosse avec une cruauté que moi-même je n'aurai jamais pu imaginé.
- Comment ? voulus-je savoir.
- D'un regard, il lui a ouvert le ventre. Il a ordonné à Kabuto de s'éloigner et de la regarder agoniser en le menaçant de mort s'il la soigne. Le bigleux a quand même tenté quelque chose aussi discrètement que possible, c'est tombé entre les mains d'Orochimaru-sama qui savait parfaitement que Kabuto lui rallongeait l'agonie. Il l'a laissé, puis lui a ordonné de "nettoyer ça" une fois qu'elle était morte. J'ai retrouvé Orochimaru-sama assis, dans son bureau, le lendemain matin, avec une dizaine de bouteilles d'alcools de tous genres à ses pieds. Il était dans un sommeil tellement profond qu'il ne m'a même pas entendue trébucher sur une bouteille au sol.

Elle s'arrête, me laissant analyser ses paroles. J'avoue être particulièrement touchée par son récit.
Après m'être rincée entièrement, je quitte la douche en saluant Kaliachi, me rhabille, et sors de la salle de bain, confuse. Comme à leurs habitudes, les questions s'enchaînent, mais cette fois-ci, tellement rapidement que j'en oublie les précédentes. Je comprends, maintenant. Tout s'emboîte… le regard de Kabuto, son attitude… il doit me tenir responsable de la mort de la femme qu'il a rencontré à Konoha. Serais-je en train de culpabiliser ? Il ne manquerait plus que cela ! Ce n'est pas de ma faute si elle s'est faite tuer… Quelle idée stupide de l'avoir amenée, aussi. Et pourquoi Orochimaru l'a tuée ? C'est une main d'œuvre en plus, si je réfléchis comme lui. Après, il faut regarder au-delà des gestes et de la réflexion : Kabuto savait très certainement qu'il ne reverrai pas la femme, et donc l'a emmené avec lui afin d'être ensemble. Peut-être a-t-il refusé et qu'elle a insisté. Le fait qu'Orochimaru ait tué cette femme aussi froidement et avec autant de cruauté est sûrement du à une animosité meurtrière provoquée par une colère qu'il n'a pas su maîtriser. Il existe des choses qui échappent à  notre contrôle et personne ne peut s'en vouloir de perdre les rênes, tant qu'il n'y a pas mort d'Hommes…
Enfin. Je ne peux pas me permettre de porter un jugement de valeur des faits et gestes d'Orochimaru. Je lui dois beaucoup… et le respect fait parti de cette dette.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 21 Sep - 12:31

Il est plus long que d'hab ce chapitre dis donc!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 21 Sep - 12:40

J'l'ai commencé mais j'l'ai pas encore fini, j'ai juste vu les 6 premiers épisodes.
C'est triste mais j'arrive pas à m'accrocher assez pour vouloir voir la suite.
Donc je l'ai laissé de côté pour le moment.

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 21 Sep - 19:41

Oui, c'est vrai :$
Tu l'as lu ? :p

Jerry Adci. Perso' j'en suis à l'épisode 11.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Lun 22 Sep - 16:04

GeyGey.

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Lun 22 Sep - 18:37

Next yeaar!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 23 Sep - 18:26

Cool ! Alors.. La suite ! :3


I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 30 : Souffrances et hantises


Je marche, tête basse, plongée dans mes pensées, quand je percute quelqu'un à un croisement. Je m'excuse sur-le-champs auprès de la personne avec laquelle je viens d'entrer en collision sans réellement savoir à qui j'ai à faire. Ironie du sort : Sasuke.

- Regarde où tu vas, me rouspète-t-il.
- Je pourrais te dire la même chose ! m'exaspéré-je en dégageant une mèche de cheveux de mon visage.
- Orochimaru veut que tu passes le voir dans son bureau vers midi. Il a à te parler.
- J'y penserai…

Et il fait demi-tour tandis que je rejoints ma chambre en prenant soin de fermer ma porte. Je range les vêtements pliés, m'allonge sur le lit, ventre contre le matelas, menton appuyé sur l'oreiller et mes bras l'étreignant. Je reste ainsi de longues minutes, puis me retourne en soupirant longuement. Qu'est-ce que ce que je peux faire ? Je m'ennuie comme pas possible…
Je lève ma main devant mes yeux, l'observe quelques secondes, serre le poing et le réouvre délicatement, laissant une colombe s'échapper. Je regarde l'oiseau tournoyer dans la chambre, puis revenir à moi. Je caresse son plumage de neige du bout des doigts, rêveuse, puis me redresse et matérialise mon carnet de dessin et un fusain entre mes mains, et commence à représenter l'oiseau-lyre sous ses différents aspects. Je me dis ensuite que tenir un journal de bord peut-être particulièrement enthousiasmant, j'entame alors la présentation dans un carnet vierge et décris ma vie à partir du moment où j'ai rejoint Orochimaru. Une fois que j'estime le temps suffisamment écoulé, je remballe mes affaires et me dirige vers le bureau du Sannin. Il est bientôt midi. Sur le chemin, je croise Kaliachi à nouveau. En me voyant, elle se précipite sur moi.

- Je te cherchais, gamine !
- Je dois me rendre au bureau d'Orochimaru…
- Raison de plus pour t'arrêter : je sais pas quelle sera ta conversation avec lui, mais t'as rien entendu de ce que je t'ai racontée, O.K ?
- Je ne dirai rien.
- Promis, hein… J'imagine même pas la tête d'Orochimaru-sama s'il sait que je t'ai dit qu'il s'est arraché la gueule après avoir appris ta pseudo-mort ! Et encore moins sa réaction.
- Pourquoi tiendrait-il à cacher ce genre de choses ?
- Je sais pas, mais i'vaut mieux pour moi que tu te taises.
- J'essaierai de faire attention à ce que je dis, souris-je.

Je continue mon chemin. C'est que le repaire est particulièrement grand ! Je finis bien par aboutir au bureau d'Orochimaru à midi pile. Je toque, mais contrairement ce que j'imagine, c'est le Sannin qui vient m'ouvrir.

- Curieuse façon de frapper à une porte, laisse-t-il échapper.
- Je tiens ce tic de ma mère adoptive, répondis-je en entrant dans la pièce. Au moins, vous saurez que c'est moi.

J'entends la porte se refermer derrière moi, je me retourne alors.

- Vous souhaitiez me faire part de quelque chose ?

Orochimaru ne me répond pas, cherchant probablement ses mots. Il me contourne d'un pas lent pour s'occuper de ranger les quelques choses qui traînent ici et là sur une table. Je ne le presse pas, mais plus le temps passe, plus j'angoisse… La pièce mal éclairée offre une pénombre chaleureuse. Non… c'est probablement moi qui aie chaud et cela n'a rien d'agréable, cependant, mes mains sont froides comme le marbre. Je sens le rythme de mon cœur s'accélérer peu à peu, craignant pour je-ne-sais quelle raison un reproche de sa part. La flamme des bougies luit faiblement dans l'ombre de la salle, n'éclairant pas à plus de quelques centimètres de rayon, mais elles sont placées assez efficacement pour permettre une lisibilité convenable. Vivre dans le noir ainsi ne me rassure en rien… et puis… ce silence ne fait qu'ajouter une couche à cette atmosphère pesante… Cela fait bien longtemps que je n'ai pas ressenti ce genre d'émotion !

- Kabuto…

Je porte mon attention sur le Sannin. Il me tourne le dos.

- Kabuto m'a annoncé ton exécution deux mois avant aujourd'hui à Konoha.
- Mon exécution ? répété-je en simulant un étonnement. Il est vrai que j'aurai du être tuée comme tous les autres, mais…
- D'après lui, tu as été décapitée.

Mentir n'est en rien plaisant, et encore moins face à quelqu'un d'aussi intelligent que lui… Orochimaru se retourne complètement. Je n'ai pas d'autre choix que de lui dire la vérité. Il me suffit juste de la limiter, mais dans ce cas, comment expliquer le fait que Kabuto m'aie vue ? Il serait immoral de l'accuser de mensonge, et puis, j'éveillerai des soupçons indésirables en m'opposant à lui.

- J'aimerai connaître ta version des faits.

Je ne réponds pas tout de suite, construisant les phrases à la va-vite.

- Je me suis absentée cinq mois pour Kiri à la recherche de mon identité, commencé-je lentement. Lorsque je suis revenue à Konoha… c'était un véritable désastre. Une exécution était en cours. Celle d'Anko-sensei… Comme une imbécile, je me suis précipitée sur l'échafaud, mais saisie par ma maladie, je me suis effondrée devant Tsunade et j'ai été arrêtée. Elle et Danzō m'ont proposée de rejoindre la Racine, j'ai refusé et mon exécution était prévue pour le soir même.

Je marque une légère pause. Orochimaru est suspendu à mes lèvres, son regard d'or ne se détachant pas du mien, recherchant une vérité.

« Ton raisonnement est bon, Seiko, mais je crains qu'il ne soit trop malin pour toi, fait la voix de Rechiku. Dis-lui, cela t'épargneras bien des problèmes. Tant pis pour cette part de mystère, mais trouve une excuse pour ne pas l'exploiter. »

- Juste avant mon exécution, deux personnages m'ont embarquée pour m'emmener dans une autre dimension et ne me regardez pas ainsi, je ne suis pas folle !
- Oh, je n'ai encore rien dit…
- Vous pensez trop fort.
- Continue, je te prie.
- Ces deux hommes m'ont enseignée leur art durant deux années qui équivalent à deux mois ici. C'est ainsi que j'ai appris à faire ce que vous avez vu dans la salle d'entraînement de Sasuke. Je ne sais pas tellement de quoi je suis capable… enfin, si, mais je ne connais pas le résultat en combat. C'était bien la première fois que j'utilisais ce pouvoir ainsi. J'ai été remplacée par un autre corps au moment où la lame s'abattait sur ma nuque, empêchant Konoha de me poursuivre jusqu'à ce que je manifeste ma présence ou qu'on se rende compte que le corps décapité n'est pas le mien.
- Les personnes dont tu m'as évoqué leur acte, qui sont-il ?
- Elles se sont présentés en tant que démons jumeaux.
- Démons jumeaux ? répète Orochimaru en décroisant ses bras.
- Connus sous les noms de Rechiku et Nechiku.

Il reste immobile quelques secondes, appuyé contre une table et se redresse en direction d'une bibliothèque. Il parcourt les étagères d'une main chercheuse, puis finit par tirer un dictionnaire poussiéreux regroupant tous les mots de toutes les langues. Le Sannin passe sa main droite à deux reprises sur la couverture afin de retirer la matière parasite, ouvre l'énorme livre, le feuillette d'une main délicate et le tient de son avant-bras droit de l'autre. Il va finir par se faire mal s'il continue ainsi, en vue de la masse imposante du bouquin…

- Viens voir.

Je m'approche alors.

- C'est eux ? demande-t-il en pointant du doigt un énorme bloc de texte.

Ne souhaitant pas le torturer plus qu'il se plait à faire, je lui prends le livre des bras.

- Fais attention, il est lourd.

Je lui retournerais volontiers la remarque ! Mais une fois que la force d'Orochimaru ne se retire, je manque bien de chuter en avant ! Je me dépêche de me retourner pour déposer l'ouvrage sur la table. Heureusement qu'il a rangé ses bricoles, autrement, je les aurai écrasées !

- Quelle idée de tout regrouper en un seul et énorme bouquin…
- C'est mieux que rien.

Je retiens le numéro de page, puis le referme sous le regard probablement interloqué de Golden-Eyes. Je passe deux doigts lents sur la verticale du dos, à cinq reprises, provocant une division du livre.

- Ça, c'est encore mieux, souris-je en prenant avec estimation un des cinq ouvrages. C'était… ici.

Je commence à lire le pavé de lettres indiqué par Orochimaru en diagonale, relis parfois des phrases, corrige mentalement quelques inexactitudes… certaines dessinent même un léger sourire sur mes lèvres.

- C'est bien eux, affirmé-je sans détacher mon regard du texte.

Je referme le cinquième de livre, le dépose sur son précédent et reclasse ceux qui suivent.

- À quelques détails près, commenté-je en caressant les motifs en relief de la couverture. Des informations sont faussées par des tentatives de complément de vide, mais rien de bien méchant.

Je tourne mon regard sur Orochimaru. Son silence me fait sourire.

- C'est le genre de choses qui complète ce que vous avez pu voir, informé-je. Seulement, sans utilité lors d'un combat. Une fois guérie, je pense être capable de donner une apogée à ce pouvoir.

Le Sannin ne fait aucune remarque, me laissant perplexe sur sa réflexion au sujet du marcher que j'ai conclu avec lui.

- Merci, Seiko, pour ton éclaircissement, fait-il en rangeant les livres. Trouve Kaliachi et demande lui de me transmettre tes rapports médicaux.

J'imagine que passer un examen est incontournable…

- Avant de vous laisser et puisqu'à présent, nous coopérons, j'apprécierai à mon tour vous transmettre une information au sujet de Konoha.

J'attends qu'il me regarde pour continuer :

- Après avoir dialogué avec Danzō et Tsunade, j'ai compris que Konoha cherche à augmenter sa puissance militaire probablement dans le but d'une guerre, et il le fait efficacement : toute la population s'investie. C'est incroyable…

Je marque une pause avant de reprendre :

- La connaissant, vous avez sûrement remarqué que Tsunade a changé… et pas dans le bon sens.

Enfin, peut-on réellement parler de bon sens en ce monde ?

- Du moins, à mes yeux, repris-je. C'est pour cette raison que je suis partie. J'ai senti qu'elle avait radicalement virée sur une autre personnalité. Je ne la reconnaissais plus et cette vérité m'a effrayée au point de vouloir fuir la vie.
- C'est aussi ce que j'imagine, répond-il. File, maintenant. J'ai des choses à faire et toi aussi.

Mon regard s'attache à lui un instant, puis je tourne les talons en direction de la sortie, pose ma main sur la poignée de la porte… j'ajouterai bien quelque chose, mais par crainte de l'ennuyer, je ne dis rien et me permets de soupirer qu'une fois à l'extérieur. Voilà qu'il sait que j'ai suivi une formation avec le célèbre duo de démons…

« Vous avez bien joué vos cartes, commente Nechiku. Vous saviez qu'il désirait voir cette puissance inconnue à ses yeux ?
- Oui, c'est vraiment une chose qui lui ressemble. Sa curiosité est tellement poussée qu'il est prêt à mettre sa vie en jeu pour voir ne serait-ce qu'une technique.
- Sauf qu'il ne s'agit pas de techniques chez vous.
- Ce qui renforce cette envie de connaître le nouveau, complété-je. La curiosité est à la fois considérée comme étant une qualité mais aussi un défaut. Chez Orochimaru, elle a agit en avantage pour ses recherches, mais je l'ai convertie en inconvénient en appuyant sur le fait qu'il n'obtiendra que ce qu'il veut en me promettant ce que je lui demande.
- Très subtile, effectivement.
- C'est un plaisir à entendre… mais pour combien de temps ?
- Il n'y a pas de raison pour qu'il ne fasse pas ce qu'il vous a promis, m'assure l'Argenté.
- Si vous le dites, je n'ai plus qu'à espérer. »

L'entraînement d'Iruka m'a permis de communiquer intellectuellement en structurant mes pensées, ce qui s'avère être une véritable aptitude avec Rechiku et Nechiku, à croire qu'il avait prévu que j'en nécessiterai… Je me dirige vers le bureau de Kabuto tout en réfléchissant sur le comportement du Sannin. Étrangement, je ne le trouve pas particulièrement froid contrairement à ce que j'entends, à moins qu'il joue la comédie… Non ! Je deviens paranoïaque ! Mais… dans tous ces bruits de fond, je distingue des voix chuchotant son hypocrisie, sa fourberie, son cœur de pierre, sa cruauté, son malice… ce qui ne m'étonne en aucun cas avec ses mise sen scène macabres et ses anecdotes diaboliques, sans oublier d'évoquer ses menaces de mort et de soulever l'histoire particulièrement sadique narrée par Kaliachi avec ses expériences loufoques sur des cobayes humains. D'autant plus qu'il ne montre aucun comportement altruiste. Après tous ces adjectifs pessimistes, il est clair qu'Orochimaru ne fait preuve d'aucune bienveillance envers autrui, ce qui me fait douter sur son comportement un peu trop cordial à mon goût. Il n'a pas intérêt à se moquer de moi !

Je toque à la porte de Kabuto, puis entre après avoir obtenu son accord. Kaliachi est avec lui.

- Seiko-chan ! s'exclame-t-elle en me voyant.

Jamais j'aurai imaginé recevoir autant de sympathie de sa part !

- Comment s'est passé ton entretien avec Orochimaru-sama ?
- Très bien, merci. Justement, il te demande des rapports médicaux à mon sujet.
- Il faut que je t'examine ?
- Oui. Kabuto, peux-tu nous laisser quelques minutes ?
- Euh, oui, allez-y.

Il dépose le scalpel qu'il nettoyait, se dirige sans se presser vers la sortie et ferme la porte derrière lui. Kaliachi se tourne vers moi, et me demande de me déshabiller. Je m'exécute, ne gardant que les sous-vêtements.

- Tu as déjà passé des examens ?
- Oui, affirmé-je en grimpant sur la table d'opération. La dernière fois que les résultats m'aient été transmis, j'ai appris que mon sang est plus fluide que la normale et… bizarre…
- Allonge-toi. Je vais t'endormir.

Je réfléchis un court instant, méfiante, puis je lui obéis. Elle pose sa main sur mon front. Une légère lueur verte en émane, m'obligeant à fermer les paupières et à m'abandonner au sommeil.

La première vision de mon rêve se situe au beau milieu d'un champ de ruine désolé. Les quelques fumées s'évadant vers le ciel lui donnent un aspect sinistre. Je marche à travers des morceaux de bois et de pierre brûlés par un incendie. C'est en tournant mon regard autour de moi que je comprends qu'il s'agit de Konoha complètement déserté. Je continue de me déplacer sans peine par dessus tous ces obstacles… jusqu'à trouver un bâtiment épargné par une tempête de violence. Cette maison ne me rappelle rien, et pourtant, je sais que c'est chez moi… Etrangement, tout semble m'être normal.
J'avance dans la demeure entourée de murs blancs immaculés, provocant chez moi une certaine angoisse. Cette non-couleur a pour réputation, en peinture, d'être l'abstraction de la mort. Ma foi… J'aperçois au fond d'une pièce une table solitaire ornée d'un coffre rouge. Je m'y dirige d'un pas plutôt prudent, puis touche la boîte de mes mains. C'est du sang… J'active par mégarde un mécanisme ouvrant ce mystère inquiétant. Quelque chose de relativement gros et de forme quasi-sphérique est emballé dans un drap sale. Je délivre l'objet, décidément très lourd et…

Une vision d'horreur me réveille dans un hurlement que ma voix déchaîne. En me redressant vivement mais maladroitement, je provoque ma chute brutale du haut de la table d'opération. Ma tête se cogne contre un meuble. Je continue de crier avec cette image choquante gravée dans mon esprit… recule jusqu'à renverser une chaise, tente de me relever, mais la panique s'étant déjà accaparée mon corps, je bascule à nouveau en arrière. Je reste immobile à fixer le vide, le regard perdu dans l'espace sombre de la pièce, puis porte mes mains tremblantes en face de moi. Du… du sang… c'est du sang ! J'ai du sang sur les mains ! Quelqu'un s'approche. Je trouve la force de me relever pour me jeter dans les bras de la personne, sans faire attention de qui il s'agit, tremblante d'émotion. Sentir son étreinte sur mes omoplates ne peut que me rassurer…

- C'est fini.

Je lève mon regard sur l'homme dont la voix me paraît étrangement familière. C'est avec horreur que je reconnais le visage du meurtrier d'Iruka ! ensanglanté. Sans réfléchir, je le repousse en criant de nouveau et me reculant plus que je ne le fais pour lui, me heurtant violemment contre une étagère située non-loin de moi. Je ne prends pas le temps d'analyser la situation et me précipite vers la sortie. Je tourne la poignée de la porte et la pousse dans un même temps.

- Je peux savoir ce que ce nous vaut vacarme ? fait un homme en ouvrant la porte de l'extérieur.

Je manque de chuter en avant, mais parviens à retrouver mon équilibre. Mon regard se dépose automatiquement sur un tissu beige surmonté d'un col sombre, lui-même encadré d'une chevelure noire. L'individu est accompagné de quatre adultes : trois hommes et une femme. Je tourne mon regard sur le premier accompagnateur, espérant voir quelqu'un que je suis censée voir. Mais non, Iruka dans un état abominable se tient en face de moi et me fixe de ses yeux de cadavre ! Je recule terrorisée, percute Gaï dont le cou est marqué par une cicatrice hideuse. Il penche sa tête sur le côté. Elle semble se séparer de son corps ! Je me tourne vers Anko avec une corde descendant sur sa poitrine, effectue un quart de tour pour voir le visage grave de Kenji, un des terroristes qu'Iruka a tué, je recule une seconde fois et me heurte à une quatrième personne. Le souffle coupé, je croise le regard d'un serpent à travers des mèches noires. Toujours sans réfléchir, je me réfugie en libérant une suffocation chez le seul membre du groupe des morts que je reconnais du monde des vivants. Je ferme les yeux par crainte de revoir ces visages, mais rien y fait, ils apparaissaient comme un flash dans ma mémoire. Je cherche alors dans le tissu beige un endroit qui pourrait me démunir d'imagination. Je finis par trouver et reste ainsi, sans bouger, espérant à présent contrôler les frémissements de mon corps. Orochimaru tente de me repousser, mais la simple idée de devoir refaire face à ses cadavres irréels ne fait qu'attiser ma résistance. Je continue de le serrer contre moi, ne voulant absolument pas me détacher de lui, réalisant toutefois peu à peu ce que je suis en train de faire.

- Ichiro, cogne la voix du Sannin contre mon oreille. Aide-moi.

Ichiro… Je sens alors des mains puissantes m'agripper délicatement la taille et me tirer légèrement. Mais je reste statique, en étouffant une légère plainte, étreignant d'avantage le corps d'Orochimaru et m'accrochant au tissu qui le recouvre. Je refuse… je refuse catégoriquement de m'en séparer !

- Seiko, tout va bien. C'est moi, Ichiro.
- Non…
- Lâche Orochimaru-sama.
- Non !
- Alors regarde-moi et dis-nous ce qui ne va pas.

Je n'effectue aucun mouvement, fidèle à mes peurs.

- Seiko, répète-t-il. Il faut que tu te retournes.
- Je n'ose pas, confessé-je.
- Pourquoi ?
- Je…

L'image choc de toute-à-l'heure revient hanter ma mémoire.

- Je ne peux pas…
- Tu ne peux pas ou tu ne veux pas ?
- Les deux.
- Ce n'est pas en restant ainsi que tu vas arranger les choses, et ce n'est pas en te forçant physiquement que je vais les améliorer.

Je sens Orochimaru réagir à la suite de la déclaration d'Ichiro. Il n'a pas tort, au fond… mais je ne parviens pas à me résigner de cette couleur beige. Je prends alors l'initiative d'affronter cette vision horrible, mes muscles se raidissent durant quelques secondes, me forçant à regarder mentalement… puis me relâche enfin. Je libère lentement Orochimaru et recule, tête basse, un peu honteuse. Je me retourne ensuite sur le rythme contraire des battements de mon cœur… jusqu'à croiser le regard d'une iris ovale. La tension est tellement intense que je n'ai oublié de respirer ! Le jeune homme qui était dans la salle avec moi avait prit le visage du meurtrier d'Iruka, Kabuto s'associait à Iruka, un autre homme s'apparentait à Gaï, Kaliachi à Anko et Ichiro à Kenji… je n'ai plus de sang sur les mains…

- Excusez-moi…

Ne parvenant pas à maîtriser ma gêne, je m'éclipse en tournant les talons vers ma chambre dans une démarche déséquilibrée par l'angoisse, sans qu'aucune personne ne me retienne. Je monte sur mon lit, vêtue d'un simple t-shirt en coton et d'un pantalon en lin, et m'assois, dos contre sur le mur, cuisses contre ma poitrine, bras étreignant mes jambes, bas du visage dans les genoux, regard égaré dans la danse funeste d'une bougie, songeuse, méditant durant de longues minutes.
Quelqu'un ouvre la porte de ma chambre. La silhouette de Kabuto apparaît à travers une intense lumière. Il est accompagné de Kaliachi.

- Voilà, je vous laisse, déclare mon collègue.

La femme acquiesce d'un léger mouvement de tête avant de pénétrer dans la pièce, venant à ma rencontre, mes vêtements dans les bras. Elle tire une chaise et s'y assied face à moi.

- Il s'est passé quoi ? lâche-t-elle sans détour.
- J'ai rêvé et eu des hallucinations.
- C'était quoi ?
- J'ai vu Maman… ma mère, repris-je. Et des morts. Vous étiez des morts, des cadavres. Les cadavres de ceux que je connaissais. Trois étaient mes professeurs, les deux autres étaient des meurtriers dont un tué de mes mains.
- Et Orochimaru-sama ?
- Il était le seul que je reconnaissais parmi les vivants.
- Dis tout-de-suite qu'il a une tête de maccabée ! rit-elle.

Sa réflexion me fait doucement sourire. Au bout du compte, je m'abstiendrais fermement de dire le contraire : son teint pâle, ses joues creuses et ses marques violettes autour de ses yeux clairs lui donnent un aspect maladif, voire même machiavélique.
Mais le sourire s'efface à la pensée du visage solitaire de ma mère.

- J'y suis peut-être allée trop fort dans l'anesthésie, confesse Kaliachi.
- Ce n'est qu'un cauchemar, assuré-je aussitôt. Rien de plus…
- J'espère que ça reviendra pas.
- C'est bon… il n'y a pas lieu de s'inquiéter.

Je laisse le silence envahir la pièce durant quelques minutes en observant le vêtement de mon ancienne prisonnière maintenant devenue ma coopératrice. C'est drôle… ses habits ressemblent étroitement à ceux d'Orochimaru mais en ajoutant une touche féminine. Son haut est un sous-pull beige à col roulé large et aux manches longues qui semblent descendre jusqu'au milieu de ses paumes. Un pantalon fait d'une sorte de jean souple, toutefois un peu moulant, habille ses jambes, et ses hanches sont retenues par une corde violette bien plus fine que celle d'Orochimaru, et, contrairement à la sienne qui se dirige vers le haut, celle de Kaliachi semble descendre jusqu'à l'arrière de ses genoux. Cette tenue lui convient plutôt bien.

- T'avais un copain quand t'étais à Konoha ?

Je lève mes yeux sur la femme.

- Pourquoi cette question ? douté-je en fronçant les sourcils.
- Pour savoir.

Je soupire…

- Non, je n'en ai jamais eu.
- Sûre ?
- Je te répondrai franchement si tu me donnes la vraie raison de cette question.

Kaliachi me répond, mais ne doutant de mes oreilles, je lui demande de répéter. Est-ce vraiment… ce que j'ai entendu ?
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 4 Oct - 22:25

J'avais jamais dis que j'avais lu le chap 29 donc là je lirais ce dernier chapitre plus tard dans la journée Wink

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 19 Oct - 21:46

Balance la suite

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 21 Oct - 11:42

Okay !


I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 7 : Aube


Depuis le départ de Seiko de ce monde, les temps de pluie s'enchaînent. C'est étrange de penser qu'elle est partie pour ne jamais revenir, elle qui débordait de joie de vivre malgré tous ses problèmes. Une goutte d'eau en trop dans le vase a probablement provoqué l'envie de tout arrêter, obstruant ainsi le désir de se battre. C'est regrettable… vraiment regrettable ! Elle avait l'opportunité de devenir une femme reconnue parmi les plus puissantes entités. Par ailleurs, il se trouve que Danzō m'aie trahi subtilement : puisque Seiko refusait de se joindre à lui, il a préféré se débarrasser d'elle plutôt que de la laisser entre d'autres mains. Le plus étrange reste le comportement de Tsunade. Mettre à mort n'est pas une spécialité à Konoha… dans sa globalité, plutôt. Le fait que l'Hokage aie radicalement changé demeure inexplicable pour le moment. Enfin, il semblerait bien que ma route continue sans Seiko. Tant pis ! Au pire des cas, l'Edo Tensei reste une solution, mais pénétrer à l'intérieur du village pour voler des échantillons de son sang s'avère être trop risqué, à présent. Je nécessite plus d'informations au sujet de Konoha et de ce qui le compose. Pour cela, j'ai en ma possession des espions, toutefois bloqués au village, ne pouvant envoyer ni lettre, ni oiseau, et ne pouvant non plus quitter le village sans être contrôlés. Si Kabuto a réussi, c'est parce qu'il a du faire appel à une technique de camouflage sophistiquée. D'ailleurs, cela fait deux mois qu'il semble prendre du recul depuis son échec à la mission de Seiko. Il pense peut-être quitter le repaire, espérant trouver refuge dans une société plus... saine ? Dans ce cas, je l'éliminerai lorsqu'il prendra cette décision, et ainsi, penserai à un second bras-droit apte à prendre la relève. Kaliachi, peut-être ? Non… elle me l'a clairement dit : elle et la stratégie font deux, mais elle reste la seule personne à laquelle je peux accorder ma confiance. Dommage… Il m'en reste encore quelques uns mais je ne les connais pas suffisamment bien pour me permettre de les placer au rang de second. Espérons seulement que Kabuto ne s'en aille pas… et anticipons.
Je mords une dernière fois dans une côte de volaille avant de rejoindre Sasuke dans la salle d'entraînement afin d'évaluer ses progrès.

- Montre-moi où tu en es, exigé-je en plaçant un de mes hommes face à lui.

L'adolescent qui se tient devant mon élève commence à faire preuve d'une peur incontrôlable, provoquant un tremblement excessif de ses membres. Sasuke active le Sharingan, puis le fixe durant quelques secondes. Le gamin recule de quelques pas et finit par basculer en arrière, amortissant sa chute avec la paume de ses mains.

- P… pitié ! Ne me tuez pas, Sasuke-sama !

L'Uchiwa désactive sa pupille pour poser son regard sombre sur moi.

- C'est tout ce que tu as dans le ventre ? grondé-je avec mécontentent.
- Trouve-moi d'abord quelqu'un qui pisse pas dans son froc au moindre regard.
- Parle autrement, je te prie.

Il détourne le regard et murmure un sermon que je ne prends pas de peine à distinguer.

- Je t'ai dit de surveiller ta langue.
- Tss…
- J'aime mieux cela.

Je n'attends pas d'entendre une seconde insulte venant de lui pour m'éclipser, redoutant une mauvaise réaction de ma part qui pourrait changer mes plans d'une seconde à l'autre. Cette énième dispute ne fait qu'accentuer ma mauvaise humeur qui vie dans mon esprit depuis bientôt cinq mois. Je reste jusqu'au soir à approfondir mes recherches en usant de corps humains et animaux. Une fois que j'en ai fini, je range mon matériel après avoir soigneusement nettoyé la pièce et les instruments.
Soudain, une étrange vibration parvient à mes sens. Étrange, déstabilisante, inconnue… et éphémère. Je n'y prête pas plus d'attention, sans, toutefois, baisser ma garde. C'est au bout de quelques minutes que je remarque l'absence d'un bruit permanent : celui de la pluie. Depuis le temps qu'elle dure ! Ce n'est pas trop tôt… je décide de prendre l'air sans tenir compte de l'heure tardive. Je marche durant une demi-heure vers le sud à travers une forêt endormie et m'arrête à une clairière où coule une rivière paisible. Habillé seulement d'un kimono beige, je m'assieds sur un rocher incrusté dans la terre encore humide, jambes croisées, mains réunies proches de mon centre de gravité, paupières closes, respiration lente… je médite.

Un vent frai vient me tirer de ma spéculation. J'ouvre les yeux, lentement… quelqu'un s'approche. Je crée alors un clone que je laisse dans la même posture et me perche dans les hauteurs des arbres, ayant en tête d'éliminer cette personne étrangère. Elle finit par se montrer au bout de quelques secondes. Une femme aux atours hors du commun émerge des entrailles de la forêt. C'est lorsqu'elle tourne son visage vers moi qu'une vague d'émotions s'empare de mon être… que… que se passe-t-il ? Je regarde autour de moi… personne d'autre. Alors je concentre mon toute mon attention sur cette… femme, se dirigeant droit vers la rivière. Mais elle se stoppe en apercevant mon clone, puis se cache de lui derrière un rocher, n'échappant cependant pas à mon regard. Un flot de questions me vient à l'esprit.
Elle continue d'observer ma copie avec un visage marqué par l'incertitude, quant à moi, je la regarde d'en haut, perché sur la branche d'un arbre, patientant une quelconque réaction de sa part. Si elle fait un pas derrière sa cachette, c'est sans retour…
Cependant, la longueur de l'attente devient bientôt remarquable, et à ce stade-là, ce n'est plus le choix qui lui fait obstacle, non, elle l'a déjà fait. Elle n'ose tout simplement pas m'approcher… plusieurs fois je la vois faire un mouvement, mais au final, retour à la case départ. Crainte ou timidité ? Les deux, à mon avis. Je parviens toutefois à contrôler la plus grande de mes surprises avant de lancer :

- Eh bien… Qu'attends-tu ?

Elle se retourne, me cherche, puis regarde dans les hauteurs et finit par me trouver. Ses yeux s'écarquillent sous l'effet de la peur. La jeune femme regarde ensuite derrière elle, constatant mon clone, puis repose son regard effaré sur moi en se blottissant sur elle-même.

- Tu ne m'as pas l'air bien en point, Seiko-chan.
- Je… je suis malade.
- Malade ? pensé-je à voix haute en quittant mon perchoir. Il me semble pourtant que tes défenses immunitaires soient d'une échelle plutôt prééminente par rapport aux autres.

J'accorderais que ce n'est pas ce qui m'étonne le plus… je pensais qu'elle était l'objet d'une exécution… et la voilà ! Je décide cependant de ne pas lui faire part de cette confusion, puis réapparais juste en face d'elle. Elle recule.

- Quel bon vent t'amène ? fis-je, amusé par son comportement.
- C'est que… le village de Konoha n'est plus ce qu'il était.
- Et tu viens trouver refuge, j'imagine.
- Je vous avouerai que je serai bien aller voir ailleurs si je n'étais pas dans cet état-même, semble-t-elle mentir.
- Donc tu me proposes un marché.
- Oui.
- Très bien, soufflé-je en m'adossant à un arbre. Je t'écoute.

Seiko prend une profonde inspiration avant de commencer :

- Je vous propose de trouver une solution pour faire taire le puissant mal qui me ronge en échange de mon aide à la destruction de Konoha. J'exécuterai tous vos ordres en rapport avec le village.
- Évidement, c'est à ton avantage…
- C'est-à-dire ?
- Le sort de Konoha t'importe, je suppose.
- Non.
- Vraiment ? souris-je.

Je me redresse puis m'avance vers elle. La jeune fille trouve le temps de reculer un peu, mais le rocher obstrue tout échappatoire. Je ne m'arrête pas pour autant ; je me penche à elle et relève son menton de mon index, la forçant à concentrer son attention sur ma pupille.

- Regarde-moi dans les yeux lorsque tu me parles, Seiko-chan.

Et son visage effrayé s'accentue.

- Ce serait déjà un bon début, m'amusé-je. Le sort de Konoha t'importe ou tu n'en as strictement rien à faire ?

Elle ne me répond pas, probablement trop impressionnée pour me dire quoique ce soit. Je me redresse alors en soupirant longuement.

- Très bien, enchaîné-je. Je ne suis pas dans la capacité de savoir ce que tu as réellement derrière la tête, bien que je m'en doute très fortement, mais voici ce que je te suggère : tu viens, je te soigne, tu me dois la dette que tu me promets. Entre temps, je te place sur la même marche de Kabuto, c'est-à-dire que je me confierai aussi bien à lui qu'à toi. C'est plutôt un privilège, non ?

Pour toute réponse, elle rougit, puis tousse. Je continue alors :

- Tu resteras sous mon autorité en tout point, donc, mais je ne t'accorderai la vie sauve que si je parviens à contrôler mes pulsions meurtrières face à toi.

Je souris face à son regard complètement éperdu.

- Tu es peut-être doublement avantagée, tout comme moi, à présent. Nous sommes quittes. C'est mon dernier mot, à prendre ou à laisser. Qu'en dis-tu ?

Un silence, Seiko baisse la tête, semble réfléchir, peser le pour et le contre, son regard se balade sur le sol, elle pense, pose son index sur ses lèvres, frissonne et pourtant il ne fait pas froid… Elle parait ensuite hésiter, mais relève la tête lentement et plonge son regard dans le mien.

- J'accepte, prononce-t-elle doucement.

Elle le détourne aussitôt. Décidément… c'est qu'elle me craint ! Je peux, quoiqu'il en soit, admirer son courage pour être venue de son plein gré jusqu'à moi. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance, puisqu'elle est à présent mon second bras-droit et les enjeux qui me lient à elle sont bien trop importants pour qu'elle me trahisse à tout moment, alors, je lui tends ma main.

- Tu as ma parole et j'ai la tienne.

La jeune fille regarde ce qui concrétise une signature, puis moi-même. Je remarque alors que ses poings sont recroquevillés, mais finalement, elle en détend un pour l'approcher de ma main. La sienne est tremblante et hésitante. Je ne peux que la comprendre, après tout : c'est un choix décisif. Elle s'immobilise un court instant, puis repousse mon bras et me demande de m'avancer comme pour me murmurer un secret…

- Nous sommes seuls, tu peux me parler à voix haute, fis-je, interloqué.
- Ce n'est pas à vous que je m'adresse.

Elle ose poser deux doigts sur mon torse, du côté gauche.

- Mais à lui.

Inutile de préciser qu'il s'agit de mon cœur. Je me demande ce qu'elle cherche à me faire comprendre…

- Transmettez-lui ces mots, commence-t-elle doucement. Dites-lui qu'il ne me reste que trois ans à vivre, peut-être deux, peut-être plus, tout dépend de l'évolution des choses. Que je tiens à la vie et vous savez très bien pourquoi. Que j'avais la possibilité de consacrer ces dernières années à mes recherches sur mon identité, mais que cela ne serait peut-être pas suffisant, que j'ai pris l'initiative de cesser de subir, d'être un bouquet-mystère de la malchance et… que c'est la raison pour laquelle je viens vers vous.

Elle se stoppe, baisse le regard, puis le relève.

- Je ne ferais que parler dans le vent en vous faisant dire que vous tiendrez votre promesse. C'est pourquoi, Orochimaru, je vous demande de me comprendre, tout simplement, et de faire ce que vous avez à faire…

Elle retire sa main de mon kimono pour soupirer.

- Je ne crains pas la mort puisqu'au final, nous y passerons tous, quelle qu'elle soit, par tous les moyens et qu'importe le temps que cela prendra. C'est juste que… des choses incontournables m'empêchent de partir sans regret. Vous comprenez ?

Ça, pour un discours… C'est étrange, mais elle me semble… non, elle grandit à une vitesse tellement fulgurante que cela en devient très sérieusement anormal. Quel âge a-t-elle ? Treize ou vingt ans ? Sa croissance s'effectue aussi bien physiquement que mentalement. Cette personne est le plus grand mystère que je n'ai jamais connu… Qui est-elle ? ou plutôt… qu'est-elle ? Les seules choses qui la rapprochent de l'humanité sont son apparence, ses sentiments et ses émotions… mais elle va à l'encontre de la nature en se permettant de provoquer une chaîne de questions à son sujet. Qu'est-elle ? D'où vient-elle ? D'où provient son pouvoir ? Pourquoi grandit-elle aussi rapidement ? Pourquoi n'est-elle pas décédée comme me l'a mentionné Kabuto ? Jusqu'où s'étend ses capacités ? Est-elle une illusion ? Non, puisque je l'ai touchée…

- Une fois que tout cela sera achevé, que comptes-tu faire ? demandé-je plutôt.
- Je vous avouerai que je n'ai jamais réfléchi sérieusement à cette situation, mais… j'imaginais vivre ma vie.
- Imaginais ?
- Deux possibilités s'ouvrent à moi, à présent. Si vous me dupez et que je parviens à m'en sortir un peu plus longtemps, je partirai, déclare-t-elle sans détour. Autrement, si vous remplissez votre part du contrat correctement, je vous offrirai mes services pour l'avenir.

Quelle franchise ! Tellement directe que cela parvient à m'en irriter un peu. Je m'attarde sur son regard sombre, me plaisant à chercher dans son iris sans couleur une pupille noire. C'est lorsqu'elle pivote légèrement sa tête vers la gauche qu'elle m'apparaît enfin à travers un cercle de braise. Je ne tente pas de cacher le sourire qui se dessine progressivement sur mes lèvres.

- J'aime cette lueur dans ton regard…
- Quelle lueur voulez-vous entre-voir dans des yeux sombres ? semble-t-elle plaisanter.

Je me souviens d'avoir entendu cette parole un an auparavant, venant de la même personne, sur une tonalité toutefois différente. Par ailleurs, n'était-ce pas sa première phrase m'étant destinée ce jour-là ? Si… je le pense bien. Allons bon, voilà qu'elle me fait rire intérieurement !
Je me retourne alors et lui suggère de me suivre jusqu'au repaire. Nous empruntons le chemin inverse à travers la forêt d'Oto durant de longues minutes sous les arbres incendiés par la lueur de l'aube. Les premiers signes du règne animal ne tardent pas à se faire entendre. Je reste séduit par cette nature sauvage… pure et sauvage. J'écoute le pas silencieux de Seiko se confondre au mien : elle marche à mon rythme. C'est une bonne chose, d'ailleurs, qu'elle soit revenue d'entre les morts. À moins que… à moins qu'elle n'y soit jamais allée. En admettant que c'est le cas, il se trouve que Kabuto m'aie menti. S'il cherche à ruiner mes plans… Mais… si je continue sur cette hypothèse, Kabuto projetterait donc depuis un moment de me duper, bien avant la mort de Seiko. Non… je dois me tromper quelque part. Cette femme qui l'accompagnait, il y tenait. Il m'aurait dit ce que je voulais plus ou moins entendre pour la garder en vie, et il m'aurait dit la vérité. Réflexion faite, je pense que Kabuto s'est trompé sur l'exécution de Seiko. Il a du la confondre, puisque cette jeune fille ne semble en rien avoir une attitude de revenante. En fait, elle ne paraît même pas se douter de sa supposée-exécution.
Nous arrivons enfin au repaire. Je m'arrête pour contempler la gueule de pierre du serpent grande ouverte.

- C'est ici.

Après m'être assurée que Seiko me suis toujours, je poursuis ma route en direction du gouffre reptilien. Nous descendons des escaliers, traversons un couloir, puis croisons quelques gamins recueillis quelques années auparavant, quelques mois, quelques semaines, quelques jours… Ils me saluent sans mot dire puis portent leur regard sur la nouvelle recrue qui marche derrière moi.

- Je suis tout de même ravi que tu sois venue, laissé-je échapper.

Contrairement à ce que j'imaginais, je n'ai pas de réponse de sa part. Je me retourne alors, étant persuadé de croiser son regard… mais non. Je ne vois que le sol noircit par l'ombre des murs. C'est en levant mes yeux vers le fond du couloir que je l'aperçois venir vers moi dans sa démarche singulière.

- Où étais-tu passée ? grondé-je en me souvenant d'avoir parler dans le vent.
- Un petit contretemps, justifie-t-elle. Désolée…

Je plonge mon regard dans le sien, n'appréciant guère son comportement… mais elle n'en demeure pas moins amusante ! Quand j'y pense… je dois avouer que son visage m'évoque un vague souvenir. Et la femme qu'elle m'a montrée, la dernière fois, lors de notre combat, émerge de ma mémoire. Oui… je l'ai déjà vue auparavant. La tailleuse du village, il me semble.

- Marche devant, ordonné-je.

Je la regarde passer devant mes yeux, sans protester, puis baisse la tête et la précède. Je m'en souviens…
Un après-midi de beau soleil, tandis que j'initiais Anko à une technique au cœur du bois au sud de Konoha, une femme est arrivée, accompagnée de deux individus que je n'ai jamais aperçu dès lors et d'un enfant qu'elle tenait dans ses bras. Un nourrisson, en fait. La tailleuse désignait des herbes spécifiques à un homme qui les ramassait et les plaçaient dans le drap que portait le second. Ils étaient tout simplement sous ses ordres, mais dans un même temps, le trio échangeait des paroles comme le font les bonnes connaissances. Lorsqu'elle nous aperçut, elle ne cacha pas son enchantement et s'avança sans crainte vers nous, les deux hommes sur ses talons et l'enfant sommeillant au creux de ses bras. Aucun d'eux n'était des shinobi…

« N'êtes-vous pas… Orochimaru ? m'a-t-elle demandé avec un sourire radieux. Le Grand Orochimaru, le plus puissant des Sannin réputé pour son sang-froid inébranlable ? »

Je ne me souviens pas de la réponse que je lui ai donné… mais je me rappelle qu'en voyant les blessures sur Anko, elle s'est penchée à elle et lui a remis une plante, qui, selon elle, avait la capacité catalyser le processus de régénération du corps. Bien entendu, avec le nourrisson dans les bras, c'est un acte impossible à effectuer et ses deux accompagnateurs étaient déjà chargés. La seule personne à avoir les mains vides n'était autre que moi. Plus pour longtemps, seulement. Je me suis retrouvé à porter le plus petits des êtres ! J'ai concentré un instant mon attention sur l'enfant toujours endormi, puis sur mon élève qui écoutait sagement les consignes de la femme. Je me suis toujours réjoui de l'importance qu'Anko apportait aux instructions. Elle avait la théorie, la seule chose que je lui reprochais, c'était la pratique… En m'attardant sur ce que racontait la tailleuse, je ne me suis pas tout de suite rendu compte que le bambin s'était réveillé et jouait dans mes cheveux. Je pensais que c'était le vent… Il émettait les onomatopées communes aux enfants ne sachant pas encore parler. La tailleuse, qui avait achevé son discours, prononça d'une voix tendre :

« Oh ! On dirait qu'elle vous aime bien… »

Et elle rit par la suite.

« Dites-moi… accepteriez-vous de la prendre comme élève lorsqu'elle sera plus âgée ? J'ose imaginer quel pédagogue vous faites et je suis certaine qu'elle se fera un plaisir d'apprendre. Si elle choisit cette voie, bien entendu ! »

C'est ainsi que je compris que l'enfant que je tenais dans mes bras était une fille. C'est aujourd'hui que je comprends que cette fille était Seiko
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 22 Oct - 20:57

C'est aussi long que d'hab mais écris en petit...
Au fais tu savais que Naruto se finissait au chapitre 699 sachant que le 697 va sortir cette semaine normalement?

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 22 Oct - 21:20

Oui. Le 699ème scan sort le 10 novembre.
C/C sur un support, au pire.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 31 Oct - 13:29

J'ai lu le 698 et c'était encore le combat ça veut dire qu'il y aura qu'un chapitre comme épilogue c'est nul

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 31 Oct - 14:15

Dans le 698 ? T'es sûr ? À la fin du chapitre,

SPOIL SI TU L'AS PAS LU





Sasuke s'avoue vaincu et Naruto et lui ont perdu un bras.








Tiens, en plus gros


I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 7 : Aube


Depuis le départ de Seiko de ce monde, les temps de pluie s'enchaînent. C'est étrange de penser qu'elle est partie pour ne jamais revenir, elle qui débordait de joie de vivre malgré tous ses problèmes. Une goutte d'eau en trop dans le vase a probablement provoqué l'envie de tout arrêter, obstruant ainsi le désir de se battre. C'est regrettable… vraiment regrettable ! Elle avait l'opportunité de devenir une femme reconnue parmi les plus puissantes entités. Par ailleurs, il se trouve que Danzō m'aie trahi subtilement : puisque Seiko refusait de se joindre à lui, il a préféré se débarrasser d'elle plutôt que de la laisser entre d'autres mains. Le plus étrange reste le comportement de Tsunade. Mettre à mort n'est pas une spécialité à Konoha… dans sa globalité, plutôt. Le fait que l'Hokage aie radicalement changé demeure inexplicable pour le moment. Enfin, il semblerait bien que ma route continue sans Seiko. Tant pis ! Au pire des cas, l'Edo Tensei reste une solution, mais pénétrer à l'intérieur du village pour voler des échantillons de son sang s'avère être trop risqué, à présent. Je nécessite plus d'informations au sujet de Konoha et de ce qui le compose. Pour cela, j'ai en ma possession des espions, toutefois bloqués au village, ne pouvant envoyer ni lettre, ni oiseau, et ne pouvant non plus quitter le village sans être contrôlés. Si Kabuto a réussi, c'est parce qu'il a du faire appel à une technique de camouflage sophistiquée. D'ailleurs, cela fait deux mois qu'il semble prendre du recul depuis son échec à la mission de Seiko. Il pense peut-être quitter le repaire, espérant trouver refuge dans une société plus... saine ? Dans ce cas, je l'éliminerai lorsqu'il prendra cette décision, et ainsi, penserai à un second bras-droit apte à prendre la relève. Kaliachi, peut-être ? Non… elle me l'a clairement dit : elle et la stratégie font deux, mais elle reste la seule personne à laquelle je peux accorder ma confiance. Dommage… Il m'en reste encore quelques uns mais je ne les connais pas suffisamment bien pour me permettre de les placer au rang de second. Espérons seulement que Kabuto ne s'en aille pas… et anticipons.
Je mords une dernière fois dans une côte de volaille avant de rejoindre Sasuke dans la salle d'entraînement afin d'évaluer ses progrès.

- Montre-moi où tu en es, exigé-je en plaçant un de mes hommes face à lui.

L'adolescent qui se tient devant mon élève commence à faire preuve d'une peur incontrôlable, provoquant un tremblement excessif de ses membres. Sasuke active le Sharingan, puis le fixe durant quelques secondes. Le gamin recule de quelques pas et finit par basculer en arrière, amortissant sa chute avec la paume de ses mains.

- P… pitié ! Ne me tuez pas, Sasuke-sama !

L'Uchiwa désactive sa pupille pour poser son regard sombre sur moi.

- C'est tout ce que tu as dans le ventre ? grondé-je avec mécontentent.
- Trouve-moi d'abord quelqu'un qui pisse pas dans son froc au moindre regard.
- Parle autrement, je te prie.

Il détourne le regard et murmure un sermon que je ne prends pas de peine à distinguer.

- Je t'ai dit de surveiller ta langue.
- Tss…
- J'aime mieux cela.

Je n'attends pas d'entendre une seconde insulte venant de lui pour m'éclipser, redoutant une mauvaise réaction de ma part qui pourrait changer mes plans d'une seconde à l'autre. Cette énième dispute ne fait qu'accentuer ma mauvaise humeur qui vie dans mon esprit depuis bientôt cinq mois. Je reste jusqu'au soir à approfondir mes recherches en usant de corps humains et animaux. Une fois que j'en ai fini, je range mon matériel après avoir soigneusement nettoyé la pièce et les instruments.
Soudain, une étrange vibration parvient à mes sens. Étrange, déstabilisante, inconnue… et éphémère. Je n'y prête pas plus d'attention, sans, toutefois, baisser ma garde. C'est au bout de quelques minutes que je remarque l'absence d'un bruit permanent : celui de la pluie. Depuis le temps qu'elle dure ! Ce n'est pas trop tôt… je décide de prendre l'air sans tenir compte de l'heure tardive. Je marche durant une demi-heure vers le sud à travers une forêt endormie et m'arrête à une clairière où coule une rivière paisible. Habillé seulement d'un kimono beige, je m'assieds sur un rocher incrusté dans la terre encore humide, jambes croisées, mains réunies proches de mon centre de gravité, paupières closes, respiration lente… je médite.

Un vent frai vient me tirer de ma spéculation. J'ouvre les yeux, lentement… quelqu'un s'approche. Je crée alors un clone que je laisse dans la même posture et me perche dans les hauteurs des arbres, ayant en tête d'éliminer cette personne étrangère. Elle finit par se montrer au bout de quelques secondes. Une femme aux atours hors du commun émerge des entrailles de la forêt. C'est lorsqu'elle tourne son visage vers moi qu'une vague d'émotions s'empare de mon être… que… que se passe-t-il ? Je regarde autour de moi… personne d'autre. Alors je concentre mon toute mon attention sur cette… femme, se dirigeant droit vers la rivière. Mais elle se stoppe en apercevant mon clone, puis se cache de lui derrière un rocher, n'échappant cependant pas à mon regard. Un flot de questions me vient à l'esprit.
Elle continue d'observer ma copie avec un visage marqué par l'incertitude, quant à moi, je la regarde d'en haut, perché sur la branche d'un arbre, patientant une quelconque réaction de sa part. Si elle fait un pas derrière sa cachette, c'est sans retour…
Cependant, la longueur de l'attente devient bientôt remarquable, et à ce stade-là, ce n'est plus le choix qui lui fait obstacle, non, elle l'a déjà fait. Elle n'ose tout simplement pas m'approcher… plusieurs fois je la vois faire un mouvement, mais au final, retour à la case départ. Crainte ou timidité ? Les deux, à mon avis. Je parviens toutefois à contrôler la plus grande de mes surprises avant de lancer :

- Eh bien… Qu'attends-tu ?

Elle se retourne, me cherche, puis regarde dans les hauteurs et finit par me trouver. Ses yeux s'écarquillent sous l'effet de la peur. La jeune femme regarde ensuite derrière elle, constatant mon clone, puis repose son regard effaré sur moi en se blottissant sur elle-même.

- Tu ne m'as pas l'air bien en point, Seiko-chan.
- Je… je suis malade.
- Malade ? pensé-je à voix haute en quittant mon perchoir. Il me semble pourtant que tes défenses immunitaires soient d'une échelle plutôt prééminente par rapport aux autres.

J'accorderais que ce n'est pas ce qui m'étonne le plus… je pensais qu'elle était l'objet d'une exécution… et la voilà ! Je décide cependant de ne pas lui faire part de cette confusion, puis réapparais juste en face d'elle. Elle recule.

- Quel bon vent t'amène ? fis-je, amusé par son comportement.
- C'est que… le village de Konoha n'est plus ce qu'il était.
- Et tu viens trouver refuge, j'imagine.
- Je vous avouerai que je serai bien aller voir ailleurs si je n'étais pas dans cet état-même, semble-t-elle mentir.
- Donc tu me proposes un marché.
- Oui.
- Très bien, soufflé-je en m'adossant à un arbre. Je t'écoute.

Seiko prend une profonde inspiration avant de commencer :

- Je vous propose de trouver une solution pour faire taire le puissant mal qui me ronge en échange de mon aide à la destruction de Konoha. J'exécuterai tous vos ordres en rapport avec le village.
- Évidement, c'est à ton avantage…
- C'est-à-dire ?
- Le sort de Konoha t'importe, je suppose.
- Non.
- Vraiment ? souris-je.

Je me redresse puis m'avance vers elle. La jeune fille trouve le temps de reculer un peu, mais le rocher obstrue tout échappatoire. Je ne m'arrête pas pour autant ; je me penche à elle et relève son menton de mon index, la forçant à concentrer son attention sur ma pupille.

- Regarde-moi dans les yeux lorsque tu me parles, Seiko-chan.

Et son visage effrayé s'accentue.

- Ce serait déjà un bon début, m'amusé-je. Le sort de Konoha t'importe ou tu n'en as strictement rien à faire ?

Elle ne me répond pas, probablement trop impressionnée pour me dire quoique ce soit. Je me redresse alors en soupirant longuement.

- Très bien, enchaîné-je. Je ne suis pas dans la capacité de savoir ce que tu as réellement derrière la tête, bien que je m'en doute très fortement, mais voici ce que je te suggère : tu viens, je te soigne, tu me dois la dette que tu me promets. Entre temps, je te place sur la même marche de Kabuto, c'est-à-dire que je me confierai aussi bien à lui qu'à toi. C'est plutôt un privilège, non ?

Pour toute réponse, elle rougit, puis tousse. Je continue alors :

- Tu resteras sous mon autorité en tout point, donc, mais je ne t'accorderai la vie sauve que si je parviens à contrôler mes pulsions meurtrières face à toi.

Je souris face à son regard complètement éperdu.

- Tu es peut-être doublement avantagée, tout comme moi, à présent. Nous sommes quittes. C'est mon dernier mot, à prendre ou à laisser. Qu'en dis-tu ?

Un silence, Seiko baisse la tête, semble réfléchir, peser le pour et le contre, son regard se balade sur le sol, elle pense, pose son index sur ses lèvres, frissonne et pourtant il ne fait pas froid… Elle parait ensuite hésiter, mais relève la tête lentement et plonge son regard dans le mien.

- J'accepte, prononce-t-elle doucement.

Elle le détourne aussitôt. Décidément… c'est qu'elle me craint ! Je peux, quoiqu'il en soit, admirer son courage pour être venue de son plein gré jusqu'à moi. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance, puisqu'elle est à présent mon second bras-droit et les enjeux qui me lient à elle sont bien trop importants pour qu'elle me trahisse à tout moment, alors, je lui tends ma main.

- Tu as ma parole et j'ai la tienne.

La jeune fille regarde ce qui concrétise une signature, puis moi-même. Je remarque alors que ses poings sont recroquevillés, mais finalement, elle en détend un pour l'approcher de ma main. La sienne est tremblante et hésitante. Je ne peux que la comprendre, après tout : c'est un choix décisif. Elle s'immobilise un court instant, puis repousse mon bras et me demande de m'avancer comme pour me murmurer un secret…

- Nous sommes seuls, tu peux me parler à voix haute, fis-je, interloqué.
- Ce n'est pas à vous que je m'adresse.

Elle ose poser deux doigts sur mon torse, du côté gauche.

- Mais à lui.

Inutile de préciser qu'il s'agit de mon cœur. Je me demande ce qu'elle cherche à me faire comprendre…

- Transmettez-lui ces mots, commence-t-elle doucement. Dites-lui qu'il ne me reste que trois ans à vivre, peut-être deux, peut-être plus, tout dépend de l'évolution des choses. Que je tiens à la vie et vous savez très bien pourquoi. Que j'avais la possibilité de consacrer ces dernières années à mes recherches sur mon identité, mais que cela ne serait peut-être pas suffisant, que j'ai pris l'initiative de cesser de subir, d'être un bouquet-mystère de la malchance et… que c'est la raison pour laquelle je viens vers vous.

Elle se stoppe, baisse le regard, puis le relève.

- Je ne ferais que parler dans le vent en vous faisant dire que vous tiendrez votre promesse. C'est pourquoi, Orochimaru, je vous demande de me comprendre, tout simplement, et de faire ce que vous avez à faire…

Elle retire sa main de mon kimono pour soupirer.

- Je ne crains pas la mort puisqu'au final, nous y passerons tous, quelle qu'elle soit, par tous les moyens et qu'importe le temps que cela prendra. C'est juste que… des choses incontournables m'empêchent de partir sans regret. Vous comprenez ?

Ça, pour un discours… C'est étrange, mais elle me semble… non, elle grandit à une vitesse tellement fulgurante que cela en devient très sérieusement anormal. Quel âge a-t-elle ? Treize ou vingt ans ? Sa croissance s'effectue aussi bien physiquement que mentalement. Cette personne est le plus grand mystère que je n'ai jamais connu… Qui est-elle ? ou plutôt… qu'est-elle ? Les seules choses qui la rapprochent de l'humanité sont son apparence, ses sentiments et ses émotions… mais elle va à l'encontre de la nature en se permettant de provoquer une chaîne de questions à son sujet. Qu'est-elle ? D'où vient-elle ? D'où provient son pouvoir ? Pourquoi grandit-elle aussi rapidement ? Pourquoi n'est-elle pas décédée comme me l'a mentionné Kabuto ? Jusqu'où s'étend ses capacités ? Est-elle une illusion ? Non, puisque je l'ai touchée…

- Une fois que tout cela sera achevé, que comptes-tu faire ? demandé-je plutôt.
- Je vous avouerai que je n'ai jamais réfléchi sérieusement à cette situation, mais… j'imaginais vivre ma vie.
- Imaginais ?
- Deux possibilités s'ouvrent à moi, à présent. Si vous me dupez et que je parviens à m'en sortir un peu plus longtemps, je partirai, déclare-t-elle sans détour. Autrement, si vous remplissez votre part du contrat correctement, je vous offrirai mes services pour l'avenir.

Quelle franchise ! Tellement directe que cela parvient à m'en irriter un peu. Je m'attarde sur son regard sombre, me plaisant à chercher dans son iris sans couleur une pupille noire. C'est lorsqu'elle pivote légèrement sa tête vers la gauche qu'elle m'apparaît enfin à travers un cercle de braise. Je ne tente pas de cacher le sourire qui se dessine progressivement sur mes lèvres.

- J'aime cette lueur dans ton regard…
- Quelle lueur voulez-vous entre-voir dans des yeux sombres ? semble-t-elle plaisanter.

Je me souviens d'avoir entendu cette parole un an auparavant, venant de la même personne, sur une tonalité toutefois différente. Par ailleurs, n'était-ce pas sa première phrase m'étant destinée ce jour-là ? Si… je le pense bien. Allons bon, voilà qu'elle me fait rire intérieurement !
Je me retourne alors et lui suggère de me suivre jusqu'au repaire. Nous empruntons le chemin inverse à travers la forêt d'Oto durant de longues minutes sous les arbres incendiés par la lueur de l'aube. Les premiers signes du règne animal ne tardent pas à se faire entendre. Je reste séduit par cette nature sauvage… pure et sauvage. J'écoute le pas silencieux de Seiko se confondre au mien : elle marche à mon rythme. C'est une bonne chose, d'ailleurs, qu'elle soit revenue d'entre les morts. À moins que… à moins qu'elle n'y soit jamais allée. En admettant que c'est le cas, il se trouve que Kabuto m'aie menti. S'il cherche à ruiner mes plans… Mais… si je continue sur cette hypothèse, Kabuto projetterait donc depuis un moment de me duper, bien avant la mort de Seiko. Non… je dois me tromper quelque part. Cette femme qui l'accompagnait, il y tenait. Il m'aurait dit ce que je voulais plus ou moins entendre pour la garder en vie, et il m'aurait dit la vérité. Réflexion faite, je pense que Kabuto s'est trompé sur l'exécution de Seiko. Il a du la confondre, puisque cette jeune fille ne semble en rien avoir une attitude de revenante. En fait, elle ne paraît même pas se douter de sa supposée-exécution.
Nous arrivons enfin au repaire. Je m'arrête pour contempler la gueule de pierre du serpent grande ouverte.

- C'est ici.

Après m'être assurée que Seiko me suis toujours, je poursuis ma route en direction du gouffre reptilien. Nous descendons des escaliers, traversons un couloir, puis croisons quelques gamins recueillis quelques années auparavant, quelques mois, quelques semaines, quelques jours… Ils me saluent sans mot dire puis portent leur regard sur la nouvelle recrue qui marche derrière moi.

- Je suis tout de même ravi que tu sois venue, laissé-je échapper.

Contrairement à ce que j'imaginais, je n'ai pas de réponse de sa part. Je me retourne alors, étant persuadé de croiser son regard… mais non. Je ne vois que le sol noircit par l'ombre des murs. C'est en levant mes yeux vers le fond du couloir que je l'aperçois venir vers moi dans sa démarche singulière.

- Où étais-tu passée ? grondé-je en me souvenant d'avoir parler dans le vent.
- Un petit contretemps, justifie-t-elle. Désolée…

Je plonge mon regard dans le sien, n'appréciant guère son comportement… mais elle n'en demeure pas moins amusante ! Quand j'y pense… je dois avouer que son visage m'évoque un vague souvenir. Et la femme qu'elle m'a montrée, la dernière fois, lors de notre combat, émerge de ma mémoire. Oui… je l'ai déjà vue auparavant. La tailleuse du village, il me semble.

- Marche devant, ordonné-je.

Je la regarde passer devant mes yeux, sans protester, puis baisse la tête et la précède. Je m'en souviens…
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« Oh ! On dirait qu'elle vous aime bien… »

Et elle rit par la suite.

« Dites-moi… accepteriez-vous de la prendre comme élève lorsqu'elle sera plus âgée ? J'ose imaginer quel pédagogue vous faites et je suis certaine qu'elle se fera un plaisir d'apprendre. Si elle choisit cette voie, bien entendu ! »

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 13 Nov - 21:05

Y'a un truc que j'ai pas pigé là je crois

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 13 Nov - 21:24

Quoi ?
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