Friends Of Pain

Les Warriors Of Darkness renaissent de leurs cendres, plus fort, plus soudés que jamais. FoP est une Team MH3U et MH4.
 
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 I was born for your happiness

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 28 Juin - 19:46

Hum… collier légendaire de la légende. Je n'invente rien.



I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 18 : Le voleur à la poigne spectrale


Nous continuons notre route vers l'est, franchissons le pays des Crocs, remontons vers le nord et traversons Tsume. Nous arrivons deux jours plus tard à Takumi, le village se situant dans la partie sud du pays de la Foudre.
Les architectures sont totalement différente des nôtres : les habitations sont peu nombreuses mais très hautes et relativement bien espacées les unes des autres. Comment un voleur peut-il se faufiler et échapper à ses poursuivants dans un endroit comme celui-ci dont les rues sont à un nombre plutôt réduit ? À Konoha, je comprendrai, il y a trois avenues reliées par de nombreuses rues, quelques ruelles et chemins dotés d'escaliers. Enfin, c'est très complexe contrairement à ici. Mais il faut avouer que les tours de Takumi se ressemblent pratiquement toutes à défaut des adresses notées sur chaque porte. Quelques shinobi du pays de la Foudre patrouillent les allées. Rock Lee se dirige vers un de ceux qui passent près de nous, moi sur ses talons.

- Bonjour, nous sommes des ninja de Konoha, commence-t-il. Pouvez-vous nous indiquer le chemin vers votre chef ?
- Bonjour, vous n'êtes que deux ?
- Euh…
- Oui, devancé-je mon ami. Nous manquons aussi d'effectif à Konoha.
- Au point de nous envoyer deux gamins ?
- Vous serez surpris du résultat, lancé-je avec un sourire au coin.

Le patrouilleur nous regarde longuement.

- Très bien, suivez-moi, suggère-t-il. Il n'y a pas de chef ici. Le seul dirigeant est le Raikage. Question militaire, c'est Omoi qui le soutient.
- À qui avons nous l'honneur ? voulus-je savoir.
- À Omoi, me répond-il.

Tandis sur je marche derrière le garde, Rock Lee se penche à mon oreille et me chuchote :

- Tu nous as peut-être sur-estimés…
- C'est possible. Il est vrai qu'être sous-estimé est quelque peu avantageux. Mais c'est tout de même déshonorant. L'honneur est un des mes mots d'ordre.
- Et quels sont les autres ?
- Justice et loyauté, lancé-je. Du moment que je respecte ces trois principes, je me considère comme l'Alliée Fidèle à ma patrie.
- Tu ne trahiras jamais Konoha, si je comprends bien, conclut-il.
- Je ne trahirai jamais Tsunade, rectifié-je en me remémorant les dernières paroles d'Iruka. Du moins, je ne trahirai pas ses idéologies actuelles.
- Et si elle change ?
- Ça dépend. Si c'est faire le bien pour le bien, je la suis. Faire le mal pour le bien, j'essaierai de trouver une autre solution. Faire le bien pour le mal, je me méfierai. Faire le mal pour le mal, je la quitterai, et si Konoha ne se soulève pas, je partirai.
- Tu es honnête, remarque mon ami.

M'attendant plus à un reproche qu'à un compliment, je me contente à le remercier.
Nous entrons dans un des bâtiments du village. Un homme de la vingtaine au teint d'ébène et au cheveux mi-blonds mi-blancs se tient debout avec une sucette à la bouche face à un bureau. Sa chevelure courte couvre son œil gauche. Je suppose qu'il s'agit d'Omoi.

- Ah ! Konoha est là ! s'enthousiaste le présumé bras droit du Raikage. Je me demandais ce que je deviendrai sans vous. Je n'aurai pas réussi à attraper ce maudit voleur, j'aurai été viré, je ne trouverai plus de travail puisque je serai pris pour un bon-à-rien, et j'aurai fini à la rue, je serai mort misérablement et je ne serai même pas enterré !

Je pense qu'il doit être un excellent stratège, mais un peu trop paranoïaque à mon avis.

- Enfin ! Vous êtes là, je peux oublier ma vie de misérable ! continue-t-il. Euh… dites-moi… où sont les autres ?
- Omoi… ils sont deux, avance le patrouilleur.
- Deux ?
- Deux.
- Je suis Rock Lee, le fauve de Jade de Konoha. Enchanté.
- Et moi, Seiko…

Avec ma petite taille, je suis beaucoup moins convaincante que Rock Lee. Et même, cela s'entend…

- Bon… eh bien, souffle Omoi, j'imagine que nous n'avons pas le choix.
- Relatez-nous les faits, exigé-je en supportant de moins en moins ces regards désespérés qui se posent sur nous.
- Une personne s'empare des biens des autres. Elle agit le jour comme la nuit. D'après ses victimes, le voleur ou la voleuse s'exerce dans une brume et lorsqu'il ou elle passe à l'action, on ressent une petite brise, mais c'est déjà trop tard.
- Je vois, soupire Rock Lee. Il est rapide.
- Rapide et efficace. J'ajoute que personne n'a jamais vu son visage à cause d'un masque que cet individu porte sur lui, mais nous savons qu'il loge dans le village ou dans les alentours.
- J'ai une question, avancé-je. Comment un voleur peut-il vous échapper dans un village où nous avons limite une vue panoramique à chaque pas que l'on fait ?
- C'est à cause du brouillard.
- Une silhouette se distingue tout de même assez bien dans un nuage, non ?
- Le brouillard est tellement épais que lorsque l'on se déplace, on doit marcher à tâtons et il englobe tout le village. Personne ne sait à quel moment il va frapper.
- Quelles tentatives avez vous eu recours afin de l'arrêter ?
- J'ai posté des soldats à chaque croisement d'allées, mais comme vous l'avez entendu, avec un brouillard aussi épais, il est impossible de voir quoique ce soit.
- Il suffit de dissiper cette brume, proposé-je.
- Le vent est trop faible dans cette région.
- Je peux m'en charger.

Rock Lee me lance un regard étonné. En même temps, je ne me souviens pas de lui avoir fait part de mes dons. Il n'est pas non plus au courant que je suis capable de maîtriser deux natures de chakra opposées et encore inconnues.

- Avez-vous pensez à vous servir d'un volontaire pour jouer le rôle d'un appât afin de l'attirer " Avez-vous engager un volontaire pour servir d'appât ? lance Rock Lee.
- Non, puisqu'il n'y en a pas.
- Le problème est réglé. Je me propose, annonce-t-il en souriant.
- Pourquoi n'y en a-t-il pas ? m'enquis-je plutôt.

Omoi, qui s'est assis sur son fauteuil durant la discussion, se lève, fait quelques pas vers nous et plonge son regard dans le mien.

- Toutes ses victimes, après s'être faites volées, deviennent folles et se suicident au bout de quelques jours, déclare-t-il sans détour.

Décidément, cette affaire est bien plus complexe que ce que je n'aurai osé imaginer.

- Vous comprenez à présent pourquoi nous avions demandé un renfort d'au minimum six personnes.
- Nous étions les seuls disponibles, riposté-je.
- Tu veux me faire croire que Konoha manque de puissance ?
- Tout-à-fait.
- Le village caché du pays du Feu est devenu faible ?
- Après la mort d'Hiruzen Sarutobi et bien d'autres événements, on ne peut pas dire que notre puissance reste stable. Mais qu'en est-il de la votre ?
- Seiko, souffle Rock Lee.
- Notre contrée connait aussi des problèmes tels que celui-ci et nous devons diviser nos forces. Ce n'est pas une gamine de 12 ans qui va me faire un cours de je-ne-sais-quoi.
- Très bien, vous souhaitez savoir pourquoi nous ne sommes que deux ? m'offensé-je. À la base, nous sommes six gosses, mais suite à une gué-guerre, je me suis retrouvée seule à vouloir y aller. Sur le chemin, j'ai croisé mon ami ici présent qui m'a rejointe. Pourquoi est-ce que je tiens tant à la résoudre ? Tout simplement parce que cette mission est ma première malgré mon âge. Rien ni personne ne se mettra en travers de mon chemin, et je détruirai toute ombre hostile qui pourrait entraver mes décisions. Estimez-vous heureux de recevoir de l'aide, bien qu'elle soit infime. La balle est dans votre camp, à présent. C'est à prendre ou à laisser.

Les oreilles bouillantes, je quitte le bâtiment d'un pas furieux. Je me rend compte une fois à l'extérieur que mon humeur a provoqué un orage qui s'est abattu sur la région. Je m'abrite alors en me collant contre le mur frais et essaie de me calmer en respirant profondément et en songeant à une façon de résoudre cette maudite affaire. Je veux prouver que deux enfants, un de 14 ans et une de 12 ans, sont à-même de venir à bout d'une enquête. Je tente d'abord de trouver une explication rationnelle. Le voleur peut utiliser des bombes fumigènes et attendre que le vent se lève pour dérober et en profiter pour injecter discrètement une drogue mortelle à sa victime. Il faudrait déjà savoir si un tel poison existe en ce monde, mais avant toute chose, j'apprécierai de m'assurer d'un fait. Je rentre dans le bâtiment. En m'apercevant, Omoi détourne le regard de Rock Lee.

- Tu t'es calmée ?
- Oui, maugrée-je. Reste-t-il une victime encore vivante ?

L'homme aux cheveux pâles secoue négativement la tête d'un air désolé.

- Avez-vous autopsier les corps ?
- Pas encore.
- Je pense que la possibilité que le criminel ait fait usage d'une drogue mortelle n'est pas à écarter, affirmé-je.

Omoi me fixe intensément. Je n'hésite pas à m'introduire dans son esprit.

[ Douze ans et elle parle comme une adulte… ]

Embarrassée par ce compliment silencieux, je coupe la communication.

- Ils sont à la morgue de Kumo, déclare le capitaine. Souhaitez-vous vous y rendre et y assister ou attendre les résultats ?

Rock Lee capte sur mon visage un refus évident. J'ai déjà vu des corps sans vie, j'avoue trouver ceci effrayant et j'ai entendu dire que l'odeur est plus que repoussante. Plonger mes mains dans un cadavre ne m'est jamais venu à l'esprit et voir des organes humains fait partie de mes cauchemars.

- Nous attendrons les résultats, décide Rock Lee en mon nom.

Apparemment, voir du sang et des boyaux ne le fait pas frémir, mais moi si. Il faudra pourtant que je m'y habitue, sans oublier que je n'ai que douze petites années.

- J'envoie un message à Kumo.
- Avez-vous une bibliothèque ? demandé-je.
- Comme dans tous les villages.
- Avez-vous des livres traitant la médecine et les sciences ?
- Probablement, mais je doute qu'ils soient nombreux.
- J'aimerai y jeter un coup d'œil.
- Si tu veux.

Son regard se trouve vers Rock Lee.

- Est-ce possible d'interroger les villageois ? veux savoir mon ami.
- Menez votre enquête comme bon vous semble, mais ne mettez pas de vies en danger inutilement, répond Omoi. Je servirai de point de rassemblement des informations.
- Merci, nous feront aussi vite que nous le pouvons. assure Rock Lee.
- Conduis-les à l'auberge, ordonne le capitaine à son second.

Après avoir reçu des encouragements de la part de l'homme à la peau sombres et aux cheveux clairs, nous quittons le bâtiment pour nous rendre dans l'auberge du village. Je regarde au loin les nuages de pluie s'éloigner avec satisfaction. Le garde nous indique que nous n'aurons pas à payer les chambres, Omoi s'en chargera avec les fonds du pays. Rock Lee et moi-même entrons dans une pièce qui sent le renfermer. Nous ouvrons toutes les fenêtres afin de l'aérer un maximum, puis nous rangeons nos affaires dans les placards.

- Je vais interroger les gens du villages, déclare Rock Lee après avoir placer son dernier vêtement. Fais ce que tu as à faire à la bibliothèque. Nous nous retrouvons dans deux heures en face du bureau de Omoi.
- Entendu.

Nous nous séparons pour effectuer nos recherches. Je me dirige d'un pas rapide vers la bibliothèque. J'en aurai lu, des livres, Iruka serait fier de moi s'il était toujours de ce monde. Cette pensée me fait sourire.
Arrivée à ma destination, je pousse les portes de la tour et me dirige droit en direction des ouvrages scientifiques. Je ne tarde pas à trouver celui qui m'intéresse puisqu'effectivement, y en a peu. Je le tire de l'étagère et l'ouvre directement sur le sommaire afin de ne pas perdre de temps. Par chance, je trouve un article sur les drogues et les poisons meurtriers, mais aucun des exemples correspond aux symptômes de démence et de suicide, cependant, quelques uns s'en rapprochent. J'imagine que quelqu'un a trouvé un moyen de mettre une personne dans un état de grande folie avec tout les renseignements qui se trouve dans un bouquin ouvert à tous… Si c'est le cas, cela doit être écrit quelque part, mais où ? Je sais qu'il y a beaucoup de revues scientifiques à Konoha en raison du statut de Tsunade, et anciennement d'Orochimaru qui n'a pu emporter que quelques bouquins lors de sa désertion, mais je ne peux retourner au village, ce n'est pas à la porte d'à côté ! Je regrette que Sakura est été soit-disant punie, elle m'aurait apporter d'une grande aide puisqu'elle a suivi les cours de Tsunade et je n'ai passé que quelques jours à apprendre d'Anko qui n'a pas trouvé le temps de me parler de poison ou d'autres choses du même genre.
Je reste un long moment assise à réfléchir à une solution qui pourrait me sortir de ce doute permanent. J'appuie mes coudes sur la table et pose mon menton entre mes mains en soupirant. Je décide de tenter de contacter Tsunade par un système télépathique innové par mes soins… à l'instant même. Puisque la technique d'Iruka est une sorte de transfert, je pense que si j'ai des paroles en tête, mon destinataire devra entendre mes pensées. Je tente le tout pour le tout. Je fais le vide dans mon esprit afin d'accentuer ma concentration, visualise le visage de Tsunade et concentre mon chakra au centre de mon front.

{ Tsunade, vous m'entendez ? }

Aucune réponse ne me parvient. Évidement, puisqu'elle ne se trouve pas dans les alentours… Au moment d'interrompre le transfert, la voix de Tsunade résonne dans mon esprit.

{ Seiko ? }
{ Je communique par télépathie, m'empressé-je de répondre. Je viens d'inaugurer une technique alternative. }
{ Mais… comment ? }
{ Je vous expliquerai ceci plus tard, j'ai besoin d'un renseignement. }
{ Pose ta question. }
{ Savez-vous s'il existe un poison ou une drogue qui agit sur l'esprit tellement intensément qu'il peut provoquer des troubles du comportement comme la folie et le suicide ? }
{ Cela a-t-il un rapport avec ta mission ? }
{ Oui, les victimes des vols du criminel ont des crises de démence et meurent de leurs propres mains. La situation est critique… }
{ Je ne te le fait pas dire… Il existe effectivement une drogue qui agit comme cela. }
{ Pouvez-vous m'en dire plus à son sujet ? }
{ À l'exception qu'elle a été concoctée par Orochimaru et que ça a la forme d'un liquide vert moche, non. }
{ Je vois. J'espère seulement qu'il n'y a pas de lien… A-t-il écrit quelque chose sur celle-ci ? }
{ C'est très probable, mais ses livres et ses notes ont été détruites après son départ par mesure de sécurité. }
{ Les a-t-il rendus publics durant une certaine période ? }
{ Avant la guerre. La troisième. Ses livres étaient dans la bibliothèque de Konoha, ils ont été retirés. }
{ Je comprends… Merci pour les renseignements. }
{ Je ne vois pas trop comment je t'ai pu être utile }, fait Tsunade
{ Vous m'avez affirmé l'existence d'une telle drogue dont la composition a été probablement rendue publique à Konoha. Sans compter que j'ai probablement une partie de l'identité du voleur. Merci encore. }
{ De rien. Si tu as besoin d'informations supplémentaires, contacte-moi comme tu l'as fait. }
{ Il ne me manque plus que la composition pour savoir si ce médicament néfaste peut être fait par tout le monde ou seulement une catégorie de personnes }, déclaré-je.
{ À qui vas-tu t'adresser ? } se méfie la femme.
{ N'allez pas croire que je vais communiquer avec Orochimaru pour avoir ce que je désire ! Je ne suis pas assez folle pour faire ce genre de chose, bien que ce moyen me paraisse plus rapide. Seulement, je n'aurai probablement pas besoin de cette réponse. }
{ Et si tu en as besoin ? }
{ Je remonterai le temps, bien évidement }, déclaré-je avec un soupçon d'humour.
{ T'es une comique, toi. }
{ Dans toute plaisanterie, il y a une part de vérité. Je veux dire que pour rien au monde je m'adresserai à Orochimaru. }
{ Tu le connais à peine… }
{ Anko m'a parlé de lui et de ses expériences malsaines, mentis-je. C'est suffisant pour savoir qui il est. }
{ Bon courage, dans ce cas. }
{ Merci. }
Je ne tarde pas à me déconnecter de son esprit. Mentir par télépathie est un exploit, franchement. Anko m'a demandé de me taire au sujet d'Orochimaru, mais s'il s'en prend à moi, je ne sais pas si je serai capable de garder le silence. Cependant, le fait que Kakashi soit au courant me rassure. C'est un homme de confiance, je le sais.
Je regarde la pendule. Il me reste une heure-et-demie pour mes recherches et j'ai déjà ce qui me convient. Je prends l'initiative de rejoindre Rock Lee, mais je ne sais pas du tout où il se trouve actuellement. Je sillonne les rues quasi-désertes du village à la recherche de mon ami que je finis par trouver au bout d'un quart d'heure.

- Lee-san ! l'interpellé-je.
- Ah, Seiko, tu as fini ?
- Oui, et j'ai appris des choses intéressantes.
- Comme quoi ?
- Que cette drogue a été conçue par Orochimaru en personne et que la recette a été publiée à la bibliothèque de Konoha il y a deux décennies avant d'être retirée et probablement détruite. Elle est sous forme d'un liquide vert.
- Comment tu as fait pour apprendre toutes ces choses-là en seulement quarante cinq minutes ? s'étonne Rock Lee.
- C'est un secret que je ne compte pas révéler et encore moins ici.
- Si tu y tiens… qu'en déduis-tu ?
- Je pense que notre voleur doit avoir plus de vingt ans et qu'il a visité Konoha durant cette période. Et toi, qu'as-tu appris ?
- La brume fait son apparition dans des tranches horaires précises, de huit heures à onze heures, de dix-sept heures à vingt heures et de deux heures à cinq heures.
- Durant trois heures, murmuré-je.
- Oui, mais je crois qu'il n'y aura plus beaucoup de victimes, car les villageois ont compris qu'il ne fallait pas sortir durant ces périodes.
- Une bonne chose de faite. Quelle heure est-il ? demandé-je.
- Quinze heures passées, répond Rock Lee.

Je plonge mécaniquement la main dans ma poche, mes doigts touchent le collier que m'a laissé l'enfant du lac. Je choisis de le placer autour de mon cou pour éviter de le perdre. Étrangement, il me semble avoir déjà vu cette perle azurée.

- Très beaux colliers, remarque Rock Lee.
- Merci. Celui-ci m'a été offert par ma mère adoptive, dis-je en montrant le pendentif ressemblant à une feuille s'enroule sur sois-même. L'autre, c'est un enfant qui m'en a fait cadeau. Je tiens aux deux et je ne veux pas les savoir entre des mains de quelqu'un autre que moi.

Mon compagnon hoche la tête en signe de compréhension. Nous décidons de retourner voir Omoi pour lui faire le rapport afin d'écouter ce qu'il en pense.
Une fois que nous sommes face au capitaine, nous lui relatons nos trouvailles et donnons nos conclusions. Il parait agréablement surpris, d'ailleurs. J'annonce ensuite que je souhaite voir cette brume de mes propres yeux, et quand je précise qu'il faut que je sois à l'extérieur, son expression ébahie laisse sa place à un regard terrifié.

- C'est trop dangereux ! hurle-t-il en se levant brusquement. Tu peux en mourir !
- Je sais, affirmé-je calmement. Mais si je parviens à dissiper le nuage, il ne pourra pas s'en prendre facilement à moi.
- Tu es vraiment capable de lever les vents ? s'inquiète Rock Lee.
- Oui.
- Et si tu n'y arrives pas ? ajoute Omoi.
- Je créerai un clone. J'aurai une chance sur deux de m'en sortir.
- Et si tu ne t'en sors pas ?
- Je mourrai, évidement, déclaré-je en haussant les épaules.
- Comment peux-tu dire ça aussi banalement ? s'énerve Omoi.
- C'est vous qui ne cesser de voir la fin des histoires qu'en tragique, je n'ai pas l'intention de mourir maintenant et je connais des personnes qui pourront me tirer de ce pétrin !

Un grand silence règne dans la salle. Je suis tout à fait consciente que je prends un énorme risque en sortant dans cette brume, mais je n'ai pas vraiment le choix.

- Si tu tiens tant à voir ce brouillard, monte sur les toits, décide Omoi.
- Très bien, acquiescé-je. J'y serai dans deux heures, j'ai besoin de repos.
- Fais attention à toi, me prie mon ami en combinaison verte.

Je lui décoche un sourire rassurant avant de me rendre à l'auberge en le laissant avec le capitaine. Un puissant mal de tête me prend, la conversation télépathique que j'ai eu avec Tsunade en est peut-être la cause…
Je m'allonge sur mon lit et tente de m'endormir. En vain. Je passe une main tremblante sur mon front et me débarrasse de la douleur et m'endors aussitôt.

Rock Lee me réveille deux heures plus tard en m'annonçant que la brume est apparue. Je me lève rapidement, vide mes poches, retire de préférence mes colliers et demande un accès au toit de l'auberge. L'homme qui s'en occupe s'empare d'une clef, m'emmène au sommet du bâtiment et m'y laisse seule. Après m'être assurée que Rock Lee ne m'ait pas suivie, je crée un clone et je m'éloigne ensuite. Je m'arrête sur le toit d'une des nombreuses tours. Je constate que le brouillard s'étant entièrement sur le village et ne va pas tarder à m'engloutir malgré mon altitude. Avant de ne voir que du gris, je lève un puissant vent de façon à chasser le nuage, persuadée que cela fonctionnerai. Mais j'ai beau le faire souffler comme pas possible, la brume reste immobile et fini par m'atteindre.
Prise au dépourvue, je fais cesser le vent. Je ne peux compter que sur mon clone et mes sens pour me sortir de là. J'entends le martèlement sourd de mon sang dans les tempes. Le souffle coupé, je sors discrètement le seul kunai que j'ai laissé dans ma sacoche fixée autour de ma jambe droite. Tous mes sens sont aux aguets. Quelques minutes s'écoulent, puis j'entends des pas se précipiter dans ma direction, puis s'éloigner. Un léger vent vient caresser mes cheveux. Était-ce le voleur ? Je sens comme une gêne au niveau de mon bassin. Je pose automatiquement ma main dessus et retire une épine fine et la rapproche de mon visage pour mieux l'observer. Un liquide verdâtre couvre sa pointe.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 1 Juil - 7:49

Seule au monnndeuuuuh …
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 1 Juil - 11:48

Roh mais attends!!!
Flemme de lire pour l'instant jte lis ça ce soir ptetre
Si tu vas à la Japan jeudi je veux bien lire ton chap

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 1 Juil - 13:06

C'est un peu tard, pour m'inviter.
Malheureusement, je ne peux pas.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 1 Juil - 18:13

"C'est un peu tard, pour m'inviter. "
===>Jten ai un peu parlé y'a 1 mois et la semaine dernière tu plaisante j'espère?
B tant pis pour toi tu verras pas mon cosplay

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mar 1 Juil - 18:23

La semaine dernière seulement.
Mais déjà que je n'étais pas certaine de venir, avec mon départ pour les vacances à préparer en ajoutant à l'addition plein d'autres choses, c'est sûr que ça n'allait pas être possible.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Mer 2 Juil - 14:55

Si t'as la flemme de lire, je ne vais pas te forcer.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 3 Juil - 23:31

Si tu veux, j'peux poster sur le topic même si j'lis pas la fic.

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 4 Juil - 15:59

Ça fait pitié.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 5 Juil - 13:38

Bon j'attends la suite là

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 5 Juil - 14:35

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Chapitre 19 : Kirino Kaliachi


J'étouffe un juron. Il ne s'en est pas pris à mon clone, mais à moi. Est-ce du hasard ou a-t-il su faire la différence ? Et comment ce fait-il que la brume ne se soit pas dissipée alors sur le vent a soufflé très fort ? Je cesse de me poser des questions sur l'affaire et je me concentre plutôt sur ma santé.
Pour le moment, je vais bien, à l'exception que je panique. Un poison mortel court dans mes veines !
Non, tout va pour le mieux, Tsunade m'a appris à extraire ce genre de chose. Je tente d'utiliser mon chakra, mais rien ne se produit. Je ne peux pas mourir ainsi, je ne peux pas mourir maintenant ! Je sens mon cerveau s'engourdir, j'ai la tête qui tourne et je ne tiens plus sur mes jambes. Je trébuche mais ne tombe pas. Je m'empresse de quitter le toit sur lequel je suis perchée. Je manque de chuter mortellement et tombe maladroitement sur le sol. J'essaie de me relever mais n'y parviens pas. Puis le noir.

À mon réveil, je suis sanglée à un lit dans une pièce blanche et éclairée par la lumière du jour. Je mets un certain temps à comprendre que je me trouve seule dans une chambre d'hôpital, car mon cerveau fonctionne au ralenti. Je m'efforce de me remémorer les derniers événements. Je me souviens d'être montée sur un toit et de m'être faite attaquer par le criminel. Je décide d'appeler quelqu'un, une infirmière, Rock Lee, ou même Omoi, mais personne ne répond puisqu'aucun son ne sort de ma bouche tellement ma gorge est sèche.
Apparemment, le poison n'a pas d'effet sur moi, mais je suis tout de même attachée…
Une trentaine de minutes s'écoulent avant qu'une femme habillée de blanc entre dans ma chambre. Je lui demande de me détacher, mais elle refuse. Je lui indique alors que je souhaite boire quelque chose et elle me place un verre d'eau à ma bouche que j'engloutis de deux traites.

- Je veux voir Omoi et Rock Lee, déclaré encore faiblement.

Elle acquiesce d'un hochement de tête et s'éloigne dans les couloirs d'un pas rapide. Peu de temps après, le chef de la garde de Takumi et mon ami entrent simultanément dans la pièce.

- Détachez-moi, exigé-je en supportant de moins en moins les sangles.
- Avant tout, dis-moi qui es-tu, ordonne Omoi.
- Quoi ? Mais … Bon, si vous le souhaitez… Je suis Seiko Matsuda de Konoha, pays du Feu, fille adoptive de Konohana. Cela suffit ?

Le capitaine jette un œil sur Rock Lee. Ce-dernier sort de sa poche cinq objets et me les montre : deux sont mes colliers, les trois autres sont probablement des objets décoratifs.

- Lesquels des cinq ne te rappelle rien ? demande mon ami.
- La perle bleue pâle et le pendentif ressemblant à une feuille argentée et noire se torsadant sur elle-même sont les seuls que je connais. Le reste, jamais vu.
- Elle va bien, assure Rock Lee en se tournant vers Omoi.
- Bien sûr que je vais bien, maugrée-je. Vous pouvez me détacher, à présent ?
- Oui oui, souffle l'homme aux cheveux pâles.

Rock Lee et Omoi se chargent de retirer les sangles solidement reliées aux extrémités du lit. Une fois ceci fait, je me redresse en respirant profondément et leur demande où nous sommes, ce qu'il s'est passé avant de me retrouver ici et pourquoi le poison n'a pas fait effet sur moi. Avant de me répondre, Omoi attire une chaise vers lui et s'y assoit à l'envers en appuyant ses membres antérieurs sur le dossier et son menton sur ses bras. Je devine alors que les faits ne sont pas banals par son silence. Mon camarade parait tout aussi attentif que moi, il attend patiemment la réponse aux côtés du capitaine.

- Pour commencer, Rock Lee s'est inquiété à ton sujet et est parti à ta recherche lorsque la brume se dissipait. Il t'a ensuite trouvée évanouie sur le sol avec un type masqué à tes côtés. Il allait probablement te tuer, d'ailleurs, puisqu'il tenait un couteau sous ta gorge. Rock Lee l'a frappé avant qu'il ne fasse quoique se soit et a réussi à lui ôter le masque, mais n'est pas parvenu à voir son visage. Nous t'avons ensuite amenée ici, à Kumo, pour te soigner d'urgence, seulement le poison était déjà incrusté dans ton sang. On t'a donc attachée par mesure de sécurité et on a prélevé un échantillon de ton sang et extrait le poison mais ils n'ont pas trouvé de groupe sanguin. Une semaine plus tard, tu te réveilles.
- Merci Lee-san, tu m'as tirée d'une situation délicate, je te revaudrai ça.
- Ça ne sera pas nécessaire, s'oppose-t-il.
- J'insiste. Je n'aime pas avoir des dettes. Mais j'apprécierai en savoir plus en ce qui concerne mon groupe sanguin, déclaré-je en me tournant vers Omoi.
- Tu n'as ni de globules rouges, ni de globules blancs, précise-t-il.
- J'ai des globules roses ? ricané-je nerveusement.
- En quelques sortes.

Mon sourire plaisantin s'efface de mes lèvres. Je promène mon regard inquiet sur Rock Lee qui n'a pas bien l'air de comprendre.

- C'est-à-dire ? me risqué-je.
- Tes globules "roses" occupent à la fois la fonction des globules blancs et à la fois celle des globules rouges.
- C'est complètement illogique…
- C'est pourtant ce qu'il se passe dans ton corps.
- Mais je ne suis pas humaine ! m'horrifié-je.
- Normalement, tu l'es, tente de me rassurer Omoi.
- Normalement ? répété-je. Mais ce n'est pas normal, ça !
- Ne panique pas.
- J'ai des globules roses dans mon corps et je suis censée rester assise calmement… Pourquoi pas, après tout ?
- En fait, tes globules "roses" sont aussi tes phagocytes, ajoute-t-il. Ce qui peut éventuellement expliquer ta défense immunitaire remarquable.
- J'ai donc des lymphagohémacytes* qui se baladent dans mon organisme, souligné-je.
- Tu inventes de ces mots…
- Lymphagohémacytes ou globules roses phagocytiques, comme vous voulez.
- Vous me donnez mal à la tête, tout les deux, souffle Rock Lee en passant sa main sur son front.
- Moi je me demande plutôt comment elle arrive à plaisanter sur un sujet aussi sérieux, commente désespérément Omoi.
- Je suis ainsi de nature, rétorqué-je. C'est un moyen de décompresser.

À vrai dire, ceci m'inquiète bien plus que cela ne devrait. À Konoha, lorsqu'on m'a fait mon analyse de sang, on m'a dit que tout va bien à l'exception de sa fluidité. Une femme comme Tsunade ne peut pas se tromper sur ce genre de chose. Ni elle, ni Shizune, d'ailleurs. On m'a donc cachée une chose aussi importante…

- Si je comprends bien, aucun poison ne peut m'affecter, repris-je.
- Je pense, affirme Omoi.
- Pourquoi me suis-je évanouie, dans ce cas ?
- La brume n'est pas un nuage ordinaire, déclare Rock Lee qui s'est tut durant presque toute la conversation. J'ai pataugé pour connaître sa nature.
- Tu as trouvé ? questionné-je.
- Oui, il s'agit d'un ninjustu.
- C'est donc un ninja, pensé-je à haute voix.

Rock Lee hoche la tête de haut en bas.

- C'est une femme, ajoute Omoi.
- Comment le sais-tu ?
- Sa démarche est féminine, complète mon ami.
- Le filet se ressert, murmuré-je avec satisfaction.

Je récapitule les faits : une ninja, probablement originaire du village de la Brume, vivait à Konoha il y a près de vingt ans, puis elle s'est installée ici et a commencé sa série de crimes.

_ Tsunade-sama ? appelé-je par télépathie.
_ Seiko ? Comment avance l'affaire ?
_ Très bien, en oubliant quelques contre-temps. C'est une voleuse probablement originaire du village de la Brume qui a vécu à Konoha il y a vingt ans. Avez-vous une liste des Nukenin ?
_ Oui, bien sûr.
_ Pouvez-vous me la trouver ? Elle utilise le Justu de la brume et peut-être celui du vent.
_ Contacte-moi dans une petite heure.
_ Entendu.

Après avoir coupé la communication, je me tourne vers Rock Lee et lui sourit.

- La mission prendra bientôt fin.

Mon ami me regarde d'un air ébahi, puis jette un coup d'œil sur Omoi qui semble tout aussi intrigué par mon assurance. Je me contente de garder le silence et de me retirer de l'étreinte des draps. En posant mes pieds nus sur le sol froid, je me rends compte que je suis vêtue d'une simple chemise de nuit blanche. Omoi me dit qu'il m'attendrait à la sortie de l'hôpital avec Rock Lee. L'homme et l'adolescent sortent de la chambre.
D'abord, il y a cet étrange chakra, puis les marques bizarres sur mon dos, ensuite le collier de l'enfant qui immerge de mes souvenirs et mon sang qui n'est pas humain… sans compter les mystères que Maman a emporté avec elle, et comme si cela ne suffit pas, il semblerait que j'ai attiré l'œil d'Orochimaru. En plus, je me dois de garder secret cette rencontre. Je suis censée vivre avec tout cela sur la conscience… Quelque part, je comprends pourquoi Shizune ne m'a pas révélée la vérité sur moi, au risque de me rajouter une pierre dans le sac.
Je finis par m'habiller au bout de quelques minutes de réflexion en oubliant que je suis attendue. Je rejoints ensuite Omoi et Rock Lee afin de retourner à Takumi. Sur le chemin, personne ne prononce un mot, chacun d'entre nous réfléchis à ses problèmes. Le capitaine doit méditer sur l'enquête, Rock Lee sur son cœur, je sais qu'il est fou de Sakura, et moi sur mes origines, évidement… Nous rentrons au village pour 16 heures, une heure avant le lever de la prochaine brume. Contacter Tsunade m'est complètement sorti de l'esprit, je communique d'urgence avec elle.

_ Tsunade-sama…
_ Ah ! enfin ! se réjouit-elle. Que faisais-tu ?
_ Je n'ai pas vu le temps passé, excusez-moi…
_ Ce n'est pas grave. J'ai trouvé une femme dans nos dossiers Nukenin correspondant aux critères que tu m'as énoncés.
_ Quel est son nom ? voulus-je savoir.
_ Kaliachi. Kaliachi Kirino.
_ Merci infiniment.
_ De rien.

J'annonce ma nouvelle information aux deux hommes. Ces-derniers me dévisagent intensément et finissent par me demander comment j'ai pût savoir une telle chose. Avant de leur répondre, je regarde dans les alentours, et, n'apercevant rien de suspect, je leur dévoile mon secret en chuchotant :

- C'est ce qu'on appelle de la télépathie. J'ai communiqué avec Tsunade à l'instant et j'ai utilisé cette technique pour déterminer le poison.
- Tu peux faire ça ? s'étonne Rock Lee.
- Sache que je n'ai pas fini de te surprendre.
- Épatant ! s'égaye Omoi. Comment fais-tu cela ?
- C'est top secret !
- Sérieusement…
- J'ai promis de ne rien dire à mon professeur. Je respecterai sa volonté.
- J'irai lui demander, dans ce cas.
- Il est mort, lâché-je. Vous pouvez toujours essayer, mais je doute que le résultat soit satisfaisant.
- Je m'excuse, souffle Omoi.
- Ça ne fait rien, vous ne saviez pas. Avez-vous une liste des habitants ?
- Oui, elle est dans mon bureau.
- Si vous pourriez me la montrer…
- Avec plaisir, en espérant que cela fera avancer l'enquête.

Nous continuons notre marche jusqu'à atteindre les portes Nord de Takumi. Nous traversons les rues peu peuplées, et pourtant, il reste encore du temps avant que la prochaine brume ne s'installe.

- Il y a si peu d'habitants ?
- Sûrement parce que nombreux d'entre eux ont quitté le village, faute de cette affaire, me répond Rock Lee.
- C'est ça, affirme Omoi. Les conditions de vie sont rapidement devenues difficiles. Les marchands n'ont que quelques heures pour installer leur boutique, vendre leurs produits et ranger leur matériel avant que la brume n'apparaisse. Ils partent donc ailleurs, et les habitants se retrouvent sans nourriture. Ils sont donc obligés d'emprunter à Kumo et les frais reviennent chers.
- Je vois…
- Si ce n'est pas le poison qui les tue, ajoute-t-il, c'est cette situation.

Nous rentrons dans le bureau d'Omoi et nous nous empressons de fouiller dans le paquet de dossiers bazardés sur sa table.

- Je l'ai ! s'exclame Rock Lee en tirant une feuille du tas au bout de quelques minutes.

Le capitaine la lui arrache limite des mains pour regarder lui-même, cherchant à l'aide de son doigt le nom de Kirino Kaliashi. Il a cessé de mordiller le bâtonnet de sucette qui doit visiblement dater de plusieurs jours.
Il se fige soudainement, puis, comme sortie de nulle part, une femme de la quarantaine fait son apparition dans la pièce. Je constate avec effroi que brume est entrée par la porte que nous avons oublié de fermer. Mon regard se dépose sur l'individu de sexe féminin et de taille moyenne, armé d'un couteau qui est pointé sous la gorge d'une gamine dont le visage a perdu ses couleurs, sûrement parce que la pauvre enfant ne sort jamais. C'est donc elle qui m'a agressée il y a quelques jours…
Que puis-je faire ? Que pouvons-nous faire contre cette femme détenant un otage, qui est, de plus, une gamine qui doit avoir six ou sept ans ?

- Donnez-moi vos affaires de valeur et je laisse le village en paix, exige-t-elle. Sinon, je tue la fille.

Omoi, qui n'a pas l'air de vouloir voir le sang couler, commence à retirer des objets brillants et les jette au pied de la femme.

- Faites ce qu'elle dit, nous recommande-t-il.

Voyant que Rock Lee ne porte rien d'intéressant, la voleuse me regarde et pointe du menton les deux colliers que je porte précieusement autour de mon cou.

- Non, murmuré-je.
- Dépêche-toi !
- Ce ne sont pas de simples bijoux ordinaires, ils sont symboliques pour moi, expliqué-je.
- Rien à faire ! hurle la femme en appuyant la lame du couteau sous la gorge de l'enfant.

Devinant que communiquer est impossible, je décide de reprendre mon calme afin de réfléchir rapidement à une solution. Sa main gauche est occupée à immobiliser la gamine, l'autre se charge de tenir fermement l'arme.

- Qu'est-ce que tu attends ? s'énerve l'hystérique.
- Seiko, magne-toi, me presse Omoi.

Il est hors de question pour moi de remettre mes pendentifs à cette femme malsaine. Par chance, ma montre est à mon poignet et je n'y tiens pas autant que mes autres bijoux. Je la retire lentement sous le regard attentif de la criminelle.

- Attrapez.

À peine ai-je finis mon mot que je lance mon bracelet munit d'un cadrant en direction de la main qui tient le couteau, l'obligeant ainsi à avoir un moment d'inattention et à écarter son arme de l'enfant.
Sans attendre, je pioche dans la sacoche de Rock Lee, sort un kunai, le lance dans la direction de la main droite de la femme et percute sa lame de plein fouet, la désarmant complètement. Apercevant le moment occasionné, Omoi et mon ami fondent droit sur la dénommée Kaliachi tandis que je m'occupe de libérer la gamine de ses griffes et la placer dans un endroit à l'écart des coups.

- Reste ici, ordonné-je à la petite fille qui pleure à chaudes larmes.

Je lui carasse affectueusement la tête pour la rassurer et lui promet de revenir, puis je me dirige vers la scène de combat.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 5 Juil - 20:00

Swag
Mais elle est un peu mauvaise quand même Kaliashi

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Si vous me voyez dans la rue dites moi bonjour ça vous évitera de mourir brutalement
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 5 Juil - 20:32

Les raisons qui la motivent le sont encore plus
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 5 Juil - 20:35

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 20 : Une sortie digne de ce nom !


Rock Lee et Omoi ont facilement réussi à repousser la femme hors du bâtiment et la combattent avec vigueur. Les coups pleuvent de toutes parts, impossible de m'incruster dans leur danse sans me prendre une raclée. La voleuse hurle un mot et une dizaine d'hommes accourent, probablement à son secours.

- Je me charge d'eux ! indiqué-je.

Heureusement, mon katana est à ma taille. Je le dégaine rapidement sans m'occuper de mes compagnons d'armes et fonce vers l'ennemi. J'ai suffisamment d'expérience dans le Kenjustu pour m'en sortir contre une dizaine d'hommes. Je concentre mon chakra dans mon bras de façon à me donner un peu plus de puissance. Cinq de mes adversaires se séparent du groupe pour seconder Kaliashi, les autres sont destinés à m'affronter. Cela fait si longtemps que je suis en manque d'action que je ne compte pas me contenir.

Je provoque le ciel de façon à ce qu'il lance des éclairs droit sur l'ennemi. Deux sont foudroyés mortellement, les trois autres se chargent de croiser le fer avec moi.
Le premier arrive avec un sabre qu'il abat à la verticale. Je l'esquive en chassant du pied, et, me baissant au bon moment, je parviens à lui briser le genou du manche du katana sous un craquement couvert par un hurlement de douleur. La rage au coeur, mon assaillant qui se trouve à terre effectue une vive attaque horizontale destinée à me trancher les jambes. Malheureusement pour lui, j'arrête son mouvement en plantant mon arme dans son bras avant que sa lame n'atteigne sa cible, puis la retire.
Le second, plus grand, a pour arme une lourde massue qu'il tient à deux mains en la faisant trainer sur le sol. Il balaye la terre battue de son gourdin orné de pics, levant un nuage de poussière qui m'empêche de voir quoi que ce soit. J'effectue un mouvement souple partant de la gauche vers la droite de mon bras libre afin de déclencher une rafale qui emporte la cause de ma cécité, puis fait frapper la foudre mortellement sur l'homme. Le troisième parait horrifié, mais fonce tout de même sur moi en arrachant un cri de rage, une épée fine en main. Cependant, il parait avoir plus d'expérience que les autres puisqu'il se déplace en zigzagant, m'empêchant ainsi de déterminer son parcours. Sentant que je ne vais pas pouvoir esquiver son coup, je me place en position défensive, mais un énorme serpent pourpre jaillit du sol, attrape l'homme dans sa gueule et retourne sous terre en laissant une traînée de sang sur son passage. Il l'a tué, Kuro l'a tué. Mais comment se fait-il qu'il est atteint de nouveau cette taille ? Enfin, peu importe, je dois aider Rock Lee et Omoi. Je m'avance vers leur zone de combat, c'est du six contre deux. Trois autres hommes arrivent par les toits. Lorsqu'ils sautent pour atteindre le sol, je déchaîne un vent puissant dans leur direction opposée de façon à ce qu'ils percutent le mur de plein fouet si bien que si Rock Lee et Omoi ainsi que les ennemis ne s'étaient pas maintenus au sol à l'aide de leur chakra, ils se seraient probablement écraser comme les trois autres.

- Dès qu'elle me regarde, frappez-la ! ordonné-je à mes compagnons qui se sont débarrassés de quatre hommes sur cinq.

Je connecte mon esprit à celui de la femme maladroitement de façon à ce qu'elle tourne involontairement sa tête vers moi. À cet instant, elle reçoit un violent coup de la part de Rock Lee sur la tête. Le cinquième homme est abattu par Omoi.

Le combat s'arrête ici.

- Combien ? me demande mon ami à la combinaison verte.
- Huit dont quatre blessés.
- Et le reste ? s'inquiète-t-il.
- Morts.
- Morts ?
- Morts.
- Tu les as tués ? bafouille-t-il.
- Ben, oui.
- Mais… pourquoi ?
- Parce qu'ils avaient la ferme intention de me passer sur le corps, tu crois quoi ? Sur les treize, il y en a cinq qui ont été touchés mortellement.
- Comment peux-tu dire ça en hochant les épaules ? s'horrifie Rock Lee.
- Tu ne vas pas faire ta petite fleur bleue, j'espère ? Cette femme, là, elle était prête à égorger une enfant de six ans sous nos yeux par pur caprice, sans compter qu'elle allait moi aussi me tuer si tu n'étais pas intervenu, et ses hommes n'étaient pas armés de kunai ou de shuriken mais d'épées et de massues. Rock Lee, nous sommes des guerriers et ce terme désigne les personnes faisant la guerre. Une guerre mène à des pertes humaines, non ?

Mon ami ne répond pas. Il sait très bien que je chercherai à avoir le dernier mot, alors, il préfère ne rien ajouter. Omoi n'est pas intervenu dans notre débat sur le droit de vie et de mort, mais je devine qu'il est de mon parti, puisqu'il en a tué un, lui aussi. Enfin, l'enquête est close, nous avons mis la main sur Kaliachi Kirino, bien que je trouve que cela a été rapide. Il ne faut cependant pas oublier que normalement, je devrai être morte. Cette pensée me fait frissonner… Mais à présent, il faut que cette femme soit jugée pour ses actes, mais par qui ? Le pays du Feu pour l'avoir déserté ou le pays de la Foudre pour ses meurtres ? Je n'hésite pas à poser la question à Omoi qui se contente d'hausser les épaules. Il y a cependant quelque chose qui m'échappe : aucun garde n'est venu à notre secours, pourquoi ? Sans prononcer un mot, je m'éloigne du duo, traverse les allées, et atterris sur une montagne de cadavres. J'appelle Rock Lee et Omoi qui accourent sans plus attendre. À la vue des corps, le capitaine tombe des nus.

- Bon sang, réussi-t-il enfin à articuler.

Mes pensées tournent automatiquement vers la petite fille que j'ai laissé au bureau. Je crée un clone et fonce avec lui en sa direction. Arrivée au bâtiment, j'aperçois la femme, toujours évanouie. Par mesure de sécurité, je vérifie qu'elle ne porte par d'arme sur elle et je trouve cinq coutelas cachés sous sa manche. J'envoie mon clone me chercher une corde de façon à attacher Kaliachi, s'assurer que la gamine va bien et la raccompagner chez elle. Après avoir ligoté la criminelle, je retourne sur mes pas vers Omoi et Rock Lee.

- De façon à se facilité la tâche, elle a dû ordonner la mort de vos hommes, estimé-je.
- C'est possible…
- Je propose que nous ramenons Kaliashi à Konoha de façon à écouter ce qu'elle a à nous dire, et nous vous la renvoyons pour appliquer votre sentence. Nous possédons un interrogatoire, cela sera rapide.
- J'en discute avec le Raikage, affirme Omoi encore sous le choc.

À peine a-t-il fini sa phrase qu'un brouhaha s'élève dans le village. Les habitants sortent de leurs tours dans des cris de joie, mais ils sont armés de bâtons, de couteaux, enfin, de toutes choses pouvant faire du mal. Ils se dirigent vers nous en acclamant nos noms, leurs armes de fortune levées vers le ciel. Je jette un regard inquiet sur Omoi, comme s'il pouvait savoir l'utilité de cet arsenal bas-de-gamme. Les habitants se compte par dizaine, pas plus, pas moins. Après la séries de surnoms affectifs, une voix grave s'élève de la foule :

- Où est-elle ?
- Que voulez-vous lui faire ? choisis de répondre Omoi.
- Elle doit payer pour le mal qu'elle a causé ! répond hardiment la voix.
- Mon mari est mort à cause de son venin ! proclame une femme.
- Mon frère s'est sacrifié pour une boucher de pain ! s'exclame une autre.
- Elle a tué mon fils !
- Ma mère s'est donnée la mort par sa faute !

Et les exemples de meurtre n'en finissent pas…

- Je comprends votre colère, mais elle doit être jugée par le Raikage ou l'Hokage, s'oppose Omoi.
- Et quoi ? reprend la voix grave. Elle va être derrière les barreaux, ce n'est pas ce qu'elle mérite ! Elle doit être tuée !
- Je pense savoir où elle se trouve, affirme une autre personne. Tous au bureau du capitaine !

Ils sont peut-être restés enfermés durant plusieurs jours, mais cela n'a pas réduit leur capacité de réflexion…
Malgré les contestations d'Omoi, la foule se dirige d'un pas rapide en direction du bureau sous un nuage de vengeance.

- Elle est ma prisonnière ! hurlé-je dans un grondement de tonnerre en oubliant Rock Lee.

L'attroupement s'arrête net, nullement impressionné. Toutes les têtes se tournent dans ma direction et les regards de travers me fusillent. Quelqu'un murmure quelque chose :

- Il faut les tuer. »

Je transmets le message à Rock Lee et à Omoi.

- Seiko, ils en ont après toi plus particulièrement, remarque Gros-Sourcils. Attire-les ailleurs, je me charge de protéger Kaliachi. On se retrouve à la frontière Ouest de Tsume. Et… ne tue personne.
- Oui oui.
- Et moi ? interroge Omoi au bord de la panique.
- Vous, vous venez avec moi, décidé-je. J'ai à vous parler.
- Ce n'est pas trop le moment…
- Nous aurons le temps, croyez-moi. Venez, à présent. Vous courrez vite et longtemps ?
- Il le faudra, dit-il en regardant la foule s'approcher dangereusement.

Sans perdre une seconde, j'emboite une formidable course poursuite en direction de la porte Sud de Takumi, Omoi sur mes talons.

- Ils s'échappent !

Rock Lee nous suit et tourne deux ou trois allées après. Tout en courant, j'aperçois Kuro jaillir du sol et ramper à nos côtés, bien plus gros qu'il y a quelques minutes.

- Qu'est-ce que c'est que ça ? s'horrifie Omoi.
- Mon fidèle destrier. Montez.
- Mais je ne suis jamais monté sur un serpent !
- Moi non plus.

Je bondis à l'aide de mon chakra sur le dos du reptile qui doit bien faire 1 mètre 60 de haut.

- Je dirais au Raikage que je suis monté sur un serpent rose géant en voulant échapper à une foule de tarés, marmonne Omoi. La prochaine fois, prévois une licorne magique…

Kuro accélère le rythme, mais le capitaine et moi tenons bon malgré le mouvement sinusoïdal qui fait remonter l'estomac. C'est plus rapide, mais bien moins confortable.

- Continuez vers la porte Nord de Takumi, je vous rejoints.
- Où vas-tu ? demande Omoi.
- Chercher nos affaires. Je ferai vite, promis.

Je demande à Kuro de s'arrêter, et, comme s'il a compris mon ordre, il stoppe sa course pour laisser descendre Omoi, puis la reprend en direction de l'auberge. J'entre dans le bâtiment désert et fonce vers la chambre où sont rangées nos affaires que je mets en vrac dans les sacs, en me souciant toutefois des appartenances. Une fois ceci fait, je place celui de Rock Lee sur mon dos et je prends le mien en main avant de me presser vers la sortie. Je ne tarde pas à entendre les hurlement de rage des villageois à mes trousses, je cherche donc Kuro du regard, mais je ne le vois nulle part. C'est avec stupeur que je l'aperçois en baissant ma tête : il a repris sa taille originale ! Je l'attrape sans me poser de question et fuse vers la porte Sud de Takumi. J'ai remarqué que les villageois ne sont pas normaux, je me demande bien si la brume n'est pas un nuage toxique… Ne pas tressaillir au simple son de ma voix n'est pas surprenant, je suis loin d'être impressionnante, vouloir la mort de la femme non plus, mais s'en prendre ainsi à nous est tout de même louche et c'est pour cette raison que je dois parler à Omoi, il doit forcément avoir les résultats des autopsies et donc, la réponse à ma question.
Je cours tellement que mes jambes me font souffrir, mais il est impensable de s'arrêter pour reprendre mon souffle, je dois continuer coûte-que-coûte…
Je passe devant le tas de cadavres puant semblable à un amas de feuilles sans y prêter attention. J'y suis presque… je continue à me tuer les jambes inlassablement.

- Seiko !

Je fais volte-face. Omoi se trouve devant un gros rocher, le mettant ainsi à l'abris du regard de Takumi. Le pauvre homme halète, tentant désespérément de retrouver son souffle, puis réussit à articuler :

- Attends-moi…

Je le regarde, tout aussi essoufflée que lui.

- Avec plaisir.

Nous continuons notre route ensemble en marchant, et, généreux comme il est, il m'offre son aide pour transporter les sacs. Nous retrouvons comme prévu Rock Lee avec Kaliachi Kirino à la frontière Ouest du pays de la Foudre et de Tsume en fin d'après-midi. Apparemment, la femme s'est réveillée. Cela tombe bien, car j'ai plusieurs questions à lui poser, mais avant tout, j'apprécierai qu'Omoi réponde à celles que je vais lui énoncer.

- Omoi, quels sont les résultats de l'autopsie ?
- Ils ont détecter le poison mortel dans le sang et les poumons des victimes sont remplis d'un gaz toxique.
- C'est bien ce que je pensais, murmuré-je.
- C'est l'effet de ma brume, avoue Kaliashi. L'intoxication prend du temps, mais elle est efficace.
- Vous voulez dire sur tout le monde ici est infecté ? demande Rock Lee.
- Oui, mais pas assez pour que vous deveniez comme les habitants de Takumi.
- Qu'ont les villageois ?
- Ils sont fous, devancé-je Kaliachi. Mais j'aimerai savoir une chose : pourquoi n'avez-vous pas changer de nom ? Nous vous avons dénichée si facilement.
- Je voulais qu'il me retrouve plus rapidement…
- Il ? interroge Rock Lee.

Kaliachi tourne la tête vers le sol et rougit mais garde tout de même le silence.

- Encore des histoires à la mord-moi-le-nœud, marmonné-je tout haut.

Omoi me lance un regard désapprobateur et me somme gestuellement le silence en plaçant son doigt sur sa bouche. Quelque peu offensée, je me contente à m'assoir sur une pierre en attendant patiemment la réponse de la femme, qui, apparemment, est bien décidée à ne rien nous dire. À moins qu'elle n'ose pas ? Si c'est cela, il faut que je me prépare à entendre le pire…

- J'accepte de vous dire de qui il s'agit, commence-t-elle.
- Ah ! se réjouit Omoi.
- Seulement si cette guenon s'éloigne suffisamment, reprend-elle en me fixant.
- Vous êtes attachée et sans défense, je peux faire ce que je veux de vous, comme une grillade de truie, répliqué-je froidement. Et rien ni personne ne pourra voler à votre secours, pas même votre prince charmant, surveillez votre langage avec moi.
- Tu comptes tuer ta prisonnière ? provoque-t-elle sur un timbre de voix qui ne me plait pas du tout.
- Je ne peux pas vous tuer puisque nous nous devons de vous ramener en vie à Konoha, maugrée-je. Mais rien ne m'empêche de vous laisser à moitié morte.
- N'essayez pas d'avoir le dernier mot avec Seiko, c'est tout bonnement impossible, lui recommande Rock Lee.

Satisfaite, je tourne les talons en lançant un dernier regard rempli de défi sur Kaliashi et m'éloigne d'un pas léger. Je m'arrête au bout de 100 mètres, estimant qu'à cette longueur, je ne peux ni entendre, ni lire sur les lèvres, puis patiente. Je les regarde discuter et, tout d'un coup, les grands yeux de Rock Lee me paraissent plus énormes. L'adolescent est probablement choqué, ce qui provoque pour la première fois mon désir de connaître l'identité de la personne probablement aimée par Kaliashi. J'attends qu'Omoi me fasse signe de revenir pour rediriger mes pas vers le groupe. Une fois à leur niveau, je les regarde un par un. Je me tourne ensuite vers Kaliachi.

- Bon, maintenant, puis-je au moins savoir pourquoi avez-vous commis ces crimes ?
- C'est pour qu'il me remarque, déclare-t-elle.
- C'est pour qu'Orochimaru la remarque, précise Omoi.

Tous nos regards se tournent vers le capitaine, celui de la femme en premier. Je penche légèrement la tête sur le côté en signe d'incompréhension.

- Ne me regardez pas comme ça, je ne voyais pas pourquoi Seiko devait être tenue à l'écart…

L'homme devine à mes yeux que j'attends une explication.

- Je suis sûr que tu comprends, déclare-t-il.
- Orochimaru serait-il cette personne ? risqué-je.

Le silence confirme mes doutes.

- Je t'ai éloignée parce qu'il convoite ta puissance, décide d'avouer la criminelle.
- Quoi ? s'exclame Rock Lee qui n'est au courant de rien.
- Et c'est pour cette raison que vous avez tenté de me tuer, j'imagine.
- Oui.
- Mais… quand as-tu pu le voir ? demande mon ami aux gros sourcils.
- Il y a quelques semaines, je crois. Avec Anko.
- Je ne comprends plus rien…
- Je te dois des explications, tout comme j'en dois à Tsunade… De toute façon, je ne peux plus me terrer ainsi, je comptais lui en parler. Je ne sais même pas pourquoi Anko m'a demandé de rester silencieuse là-dessus. Enfin… je te raconterai tout ça sur la route de Konoha.

En regardant Kaliachi, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter au sujet de sa santé mentale. C'est une belle femme aux cheveux châtains et ondulés, au regard de noisette et au visage fin, mais delà à baver sur Orochimaru qui a déjà, d'après ce que j'ai entendu, de graves problèmes psychologiques… Il faut avouer que l'allure de savant fou lui va très bien. J'ai du mal à me l'imaginer combattre pour Konoha et pour la paix, chose qu'il a fait durant la Quatrième Grande Guerre Ninja. Je me demande bien ce qui a pu le changer ainsi… Une personne ? Un événement ? Une paroles ? Si je me pose autant de questions sur lui, c'est bien parce qu'il y a des détails qui m'échappent, des choses bonnes à savoir. Pourtant, il y a des personnes qui vivent très bien sans et qui n'en ont rien à faire.

- Je vais informer le Raikage de la situation, annonce Omoi.
- Maintenant que nous savons pourquoi elle a fait tout ce bazar, déclare Rock Lee, nus pouvons vous la laisser.
- Non, m'opposé-je. Tsunade aura probablement des questions à lui poser.
- Tu ne peux pas communiquer avec elle à distance et transférer les questions et les réponse ? demande Gros-Sourcils.
- Non, ça me donne un mal de crâne horrible à la fin. Je suis obligée d'utiliser mon chakra pour m'en défaire.
- Dis tout de suite que je suis de mauvaise compagnie, interfère Kaliachi avec un sourire moqueur.
- Un peu, oui. Nous allons passer à côté du pays du Son, et si nous faisons une rencontre hostile, tu ne nous sera pas d'une aide généreuse, réplique l'adolescent.
- T'inquiète pas pour ça, la morveuse saura me remettre à ma place.

Sans pouvoir me retenir, j'attrape la femme par le col à la vitesse de l'éclair et place son visage à quelques centimètres du mien, plongeant mon regard sombre dans ses yeux couleur noisette. Je l'observe longuement, penchée sur elle.

- C'est cette morveuse qui a vaincu huit de tes hommes, rappelé-je enfin. C'est elle qui t'a ligotée, c'est elle qui te tient par la peau du cou actuellement, et surtout, c'est sa puissance qui a attiré l'attention d'un des Sannin Légendaires de Konoha alors que toi, même en tuant des dizaines et des dizaines de personnes, même en étant sur le point de rayer un village de la carte, tu n'y parviens pas. Ne prends pas ce genre de liberté avec moi, je te rappelle que tu es notre prisonnière et que tu es à ma merci. Je te prie donc de bien vouloir cesser ta provocation avant que je ne change les règles de la mission, puisqu'après tout, il me suffit de dire qu'il y a eu un accident, un simple accident de communication. Ne crois pas être sauvée par une justice trop gentille, car je m'emporte assez facilement, à ce qu'on dit. Alors fais attention à toi, car ton principal danger, à présent, c'est moi.

Je libère le pull de Kaliachi de ma poigne, la laissant s'affaler sur le sol, puis me redresse, toujours en la fixant droit dans les yeux.

- On la ramène à Konoha, décidé-je sur un ton grave.

En me retournant, je vois Omoi barrer la route de Rock Lee de son bras. Mon ami a sûrement tenu à m'arrêter, mais le capitaine l'en a empêché. Les deux hommes restent silencieux, probablement surpris de me voir dans cet état. L'homme au bâtonnet au coin des lèvres baisse lentement son bras, mais Rock Lee ne bouge pas d'un cil, il se contente de me dévisager avec stupeur.

- Le message n'aurai pas pu être plus clair, s'amuse Omoi.

La femme, elle, ne prononce pas un mot.

- Ne les laisse pas seules toutes les deux, chuchote le capitaine à l'oreille de Rock Lee.
- Bien sûr que non ! s'exclame ce-dernier.

Je me contente de rire ironiquement. Dans le but de faciliter la marche, je demande à mon ami de l'immobiliser afin lui lier les mains dans le dos et de libérer ses jambes de la corde. Une fois ceci fait, Omoi nous salue et nous remercie de notre aide avant de s'éloigner vers le Nord. Rock Lee relève notre prisonnière en lui empoignant le bras, la place devant lui sans la brusquer et attache le reste de la corde à son bandeau qui est fermement noué à sa taille. Je me positionne alors devant la femme afin d'ouvrir la marche. Nous entamons ainsi notre route pour Konoha.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Lun 14 Juil - 20:49

Ok

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Si vous me voyez dans la rue dites moi bonjour ça vous évitera de mourir brutalement
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 17 Juil - 11:26

Je m'attendais à quelque chose de plus ... Développé.
Mais ok.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 17 Juil - 11:29

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Chapitre 21 : Double mystère


Nous marchons durant plusieurs jours. Parfois, Kuro s'éloigne pour revenir quelques heures plus tard, je pense qu'il chasse. Je me réjouis de savoir qu'il a sa propre alimentation, mais cela ne m'empêche pas de partager mes repas avec lui quand je le peux. Je raconte aussi à Rock Lee les circonstances de ma rencontre avec Orochimaru et Kabuto, la mise en garde de Kakashi et l'hypothèse d'Anko qui a été confirmée par Kaliachi, qui a apparemment appris les intentions du Sannin par son jeune complice. C'est d'ailleurs lui qui collectait des informations sur moi, tantôt discrètement, tantôt bruyamment, mais il faut dire que comme Konoha est en reconstruction, il devient délicat de se déplacer sans se faire repérer. Cependant, cela ne me rassure pas du tout. Il n'est pas nécessaire d'être très futée pour comprendre qu'Orochimaru ne s'arrêtera pas avant d'avoir obtenu ce qu'il veut, je ne vais donc pas me débarrasser de lui aussi facilement que je le voudrais, surtout que l'on dit qu'il est en quête d'immortalité et de jeunesse éternelle. Cela fait froid dans le dos… Je me demande bien comment Kaliachi peut être prise d'un amour fou pour lui qui n'en a rien à faire d'elle. C'est un détail qui m'échappe, une fois de plus…
Elle doit être ensorcelée. C'est pareil avec Sakura et Sasuke, je ne comprends pas.
Et moi donc ? Je n'est jamais été amoureuse de qui que ce soit, et pourtant, des beaux hommes, on en croise à tous les coins de rues de Konoha. Déjà de ne pas être entièrement humaine, il faut que j'ai un sentiment en moins… Vivement que je connaisse mes origines, même si cela doit être dur à entendre, je suis prête depuis longtemps à l'écouter, mais plus le temps passe, plus je me rends compte que mon organisme s'éloigne de celui de l'Homme. Suis-je au moins née sur ce monde ? Il ne manquerait plus que je sois une extraterrestre et que des mandibules me sortent par la bouche lorsque je serai adulte, ou d'autres anomalies de ce genre…
J'abandonne ces idées absurdes pour me réfugier dans les souvenirs du combat opposant Kaliachi et ses hommes contre Omoi, Rock Lee et moi. Il est vrai que j'ai enfreint une règle en tuant quatre complices, mais il ne faut pas nier non plus qu'ils ne m'auraient pas laissé la vie sauve avec leurs armes redoutables.
Rock Lee me dit que tuer est mauvais, mais d'après moi, la meilleure défense est l'attaque. Je ne vais pas attendre de me faire arracher les bras pour porter un coup, de me faire trancher les jambes pour avancer ou de me faire décapiter pour réfléchir. Je ne vais pas patienter sagement la venue de ma mort pour me mettre à accomplir mes rêves. Non, je ne suis pas ainsi, je n'attends pas qu'il soit trop tard pour faire ce que j'ai à faire. Personne ne sait ce que l'avenir nous réserve, la preuve en est : combien de fois ai-je regardé la mort dans les yeux ? La première était lors du décès de Maman, l'homme qui l'a tuée a eu pitié de moi et m'a épargnée, la seconde date d'il y a quelques mois, avec Iruka, Kenji et sa troupe, et la dernière est la fois où je suis sortie dans la brume, alors autant profiter un maximum du présent afin de partir sans regret. Tout ce que je veux, c'est découvrir d'où je viens, je ne me permettrais pas de mourir avant… Pour en revenir à notre mission, il y a tout de même une chose qui m'intrigue. Nous avons réussi à combattre dans une brume épaisse grâce à une lumière intense échappée de mon corps qui l'a dissipée, d'après Rock Lee. J'ai remarqué que le brouillard avait disparu, mais jamais je ne me serai jamais douté que c'est moi qui en est la cause… Décidément, je m'inquiète de plus en plus.
Durant notre trajet, Kaliachi s'est tenue à carreau, à ma grande satisfaction. Elle n'a pas prononcé une seule remarque désobligeante et n'a rien tenté pour s'enfuir. En même temps, elle n'en a pas l'occasion : nous étions trois à la surveillée, Rock Lee, Kuro et moi-même. Oui, même mon reptile y a contribué. Je me demande d'ailleurs ce qu'a changé Tsunade pour le rendre ainsi, ou peut-être n'a-t-elle rien fait. Si c'est le cas, elle m'a menti en me disant qu'il ne peut pas servir de compagnon d'arme, sûrement parce qu'elle le trouve trop dangereux. Il a tout de même tué un homme.
Nous rentrons à Konoha après trois jours de marche de Takumi.

Nous passons dans les avenues bondées de touristes. C'est censé être un village caché, pourtant…
Rock Lee et moi décidons alors d'emprunter des rues plus désertes, c'est-à-dire les endroits où l'ont croise aucune boutique de souvenirs, de façon à accélérer notre rythme vers le bureau de l'Hokage. Lorsque Tsunade nous voit rentrer avec une prisonnière, elle lance un regard épaté sur notre duo. J'ai d'ailleurs une longue discussion à tenir avec elle au sujet d'Orochimaru et de moi.

- Rapide ! s'agaille-t-elle.
- Mais dangereux, souligné-je. J'aurai à vous parler.
- Seiko s'est mise dans tous ses états pour qu'on ramène Kaliachi, précise mon compagnon en soufflant.
- J'ai estimé qu'elle avait des choses à dire à Konoha.
- Très bon réflexe.
- Merci. Mais sans Rock Lee, je n'en serais pas sortie vivante…
- Ce n'est rien ! s'exclame-t-il.
- C'est ma vie ! m'offensé-je.
- Félicitations, Rock Lee.

L'adolescent ne cache pas son embarra, ses pommettes prennent une teinte rose.

- Shizune, emmène la chez Ibiki, ordonne Tsunade. Quant à toi, Seiko, parle-moi.
- J'ai deux sujets à traiter, indiqué-je. Une information importante et une question. Je commence par quoi ?
- Par ta question.
- Très bien. Lorsque nous avons été en mission, je suis sortie dans le brouillard et je me suis fait attaquée par Kaliachi. Normalement, je devrais être en train d'hurler à la folie voire même morte. Cependant, et heureusement, son poison n'a pas eu d'effet sur moi. Savez-vous pourquoi ?

Bien que Tsunade connaisse la réponse, elle garde le silence.

- Parce que mon sang n'est pas humain, lâché-je. Il est rouge, il a le goût, mais ce qui le compose… est tout autre. Pourquoi ?
- Je n'en sais pas plus que toi Seiko.
- Non… Pourquoi ne m'avez-vous rien dit ?
- J'estimais que tu n'étais pas prête à l'entendre, déclare-t-elle. Je suis navrée.
- Navrée ? Pourquoi être navrée ? Pour ne m'avoir cachée la vérité ou pour ce que je suis ? Est-ce un comble d'être différente ? Devrais-je en pleurer ? Avec tout ce que j'ai vécu, j'étais parfaitement prête à encaisser.

Je m'arrête un moment, puis reprends d'un ton plus calme :

- Tsunade-sensei… je continuerai à suivre vos cours afin d'en apprendre plus sur le corps humain. Je pourrai ainsi connaître plus rapidement mes origines et savoir si j'ai été victime d'une expérience ou si je viens d'ailleurs…

Godaime plonge son regard de couleur ambre dans les miens, tout en cachant le bas de son visage derrière ses doigts.

- Très bien, souffle-t-elle. Et en ce qui concerne l'information importante ?

Par où entamer ? C'est à prendre avec des pincettes… Bah, autant commencer par le commencement…
Respire profondément avant de lui dire ce que j'ai sur le cœur. Je ne peux plus reculer, à présent. Rock Lee, qui connait déjà les grandes lignes, reste tout de même à mon écoute.

- C'était lors de mon entraînement avec Anko. Un jour dans la semaine, un homme m'a donné rendez-vous aux portes du village un jeudi.
- Et tu vas me dire que tu es amoureuse, s'amuse Tsunade.
- Non ! C'était loin d'être un rendez-vous galant, puisque cet homme se nomme Kabuto. Je vous en prie, ne me couper plus la parole…
- Très bien, je t'écoute, dit-elle avec un visage bien plus sérieux.
- Si j'ai bien compris, Anko était censée rencontrer Orochimaru le même jour et Kabuto m'a en quelques sortes invitée, mais suite à la découverte de mon chakra, elle m'a ordonné de rentrer au village. Je lui ai désobéis et j'ai été au rendez-vous de Kabuto. Quelle chance j'ai eu de me retrouver nez-à-nez avec Orochimaru ! ironisé-je nerveusement. Apparemment, il ne voulait aucun mal à Anko, sûrement avait-il l'intention de lui parler. Mon intervention a dû chambouler ses plans… ou les améliorer. C'est ce que pense Anko, et elle avait raison. Si je me fie aux paroles de Kaliachi Kirino, Kabuto collectait des informations sur moi durant plusieurs semaines et il doit en avoir un sacré rayon avec cette histoire de sang pas humain. C'est d'ailleurs en pensant que j'attirais l'attention d'Orochimaru que Kaliachi a tenté de m'assassiner.
- Elle avait donc un lien avec lui…
- Oui, elle en est même folle.
- Folle de lui ? s'étonne Tsunade.
- En amour, confirmé-je.
- Vraiment ?
- Au point de vouloir détruire un petit village pour qu'il pose les yeux sur elle et de me tuer pour des raisons totalement stupides !
- Je vois. C'était donc par pure jalousie.
- Si je vous en parle maintenant c'est parce que Rock Lee est au courant et surtout parce que je sens un danger proche qui fonce droit sur moi.
- Tu angoisses ?
- C'est normal, non ? Ce type m'effraie vraiment…
- Tu n'as aucune raison de t'inquiéter. Konoha est avec toi, me rassure Rock Lee.
- Choji est mort en voulant protéger Sasuke, rappelé-je. Et Naruto…  Je ne veux pas qu'il se passe une chose semblable.
- Il n'en fera rien, assure Tsunade.

J'hoche la tête en signe de compréhension, mais cet air inquiet plane encore dans mon esprit. Comme si Sasuke ne suffit pas à Orochimaru, il faut qu'il s'en prenne à moi…
Je reste un long moment, les yeux rivé sur le sol, songeant à ce qu'il pourrai m'arriver. Je crains le pire… mais qu'est-ce le pire avec cet homme ?
Je m'apprête à faire demi-tour pour errer dans Konoha quand Tsunade me signale que ma formation reprendra lundi.

- Et quel jour sommes nous ?
- Samedi, me répond-elle. Tiens, voilà ta paye que tu partages avec Rock Lee.

Elle dépose sur son bureau une bourse remplie de Yens. N'importe quelle personne de jetterai dessus de peur qu'elle ne s'envole, mais moi, je m'y dirige d'un pas lent, m'empare du petit sac et le fourre au fond de ma poche.

- Merci, prononcé-je. Au fait, le pays de la Foudre va peut-être réclamer Kaliachi.

Je m'éloigne ensuite, en prenant soin de ne pas oublier mon sac à dos qui ne m'a servi pratiquement à rien…

Les semaines passent à petite vitesse. Mes entraînements alternent à présent entre Tsunade, Anko et Gai, puisqu'après tout, je suis dans son équipe. Les exercices sont rudes avec lui, mais ils s'avèrent efficaces. Avec le talent de précision d'Anko, la vitesse de Gai et les techniques de soin de Tsunade, je fais à présent une shinobi capable de se défendre seule contre d'autres assez expérimentés. Ma célérité rivalise presque avec celle de Rock Lee.

Un bon matin, tandis que je m'entraîne avec Tenten dans le maniement des armes, Sakura court jusqu'à nous, les larmes aux yeux.

- Seiko ! Tenten ! s'écrie-t-elle.

Inquiètes, ma camarade et moi stoppons notre combat amical afin de laisser la jeune fille parler. Un sourire radieux se dessine sur ses lèvres.

- C'est Naruto, déclare-t-elle entre deux souffles. Il s'est réveillé !

Mon sentiment d'espoir se transforme en une joie intense. Je savais ! Je savais qu'il allait s'en sortir !

- Où est-il ? m'empressé-je de poser.
- À l'hôpital, tout le monde y est déjà ! Il ne manque plus que vous.

Je laisse tomber le katana d'entraînement pour me précipiter en direction du bâtiment indiqué par Sakura, les deux filles sur mes talons. Nous arrivons enfin dans la chambre du rescapé de la mort, du moins, juste en face. Il y a tellement de monde que nous ne rentrons pas tous dans la chambre. Je me soulève alors sur la pointe des pieds pour ne serait-ce qu'entre-apercevoir le visage de mon ami, mais rien y fait, je n'entends que sa voix… Je veux le voir, moi aussi, mais une forêt de têtes m'en empêche. Je maudis silencieusement ma petite taille quand je sens de larges mains me prendre par les hanches et me retirer du sol aisément. Sur le coup, je panique, mais je finis par calmer ma peur incompréhensible lorsque je me rends compte qu'il s'agit de Jiraiya. Ce-dernier me place sur ses épaules comme l'aurai fait un père avec son jeune enfant.

- Ah… merci, soufflé-je, intimidée.

Du haut des un mètre 90 du Sannin, il m'est largement possible d'admirer de nouveau le visage de Naruto, rayonnant de bonheur. Il sourit, rit et s'esclaffe à toutes les paroles de ses amis, quel qu'elles soient. J'aperçois Hinata près du lit, n'osant rien dire. Elle doit être une des premières à être venue. À la droite du jeune infirme se trouvent Kiba portant Akamaru sur sa tête, Rock Lee, Ino, Shikamaru, Kakashi et Tsunade. À sa gauche, Neji, Hinata, Asuma, Ayame et son père, Rock Lee et Sakura. En face se tiennent Konohamaru et ses camarades, Gai, Kurenai, Shino et Shizune. Naruto semble chercher quelqu'un du regard et ce n'est pas moi.

- Est-il au moins au courant pour Choji et Iruka ? demandé-je à Jiraiya tout bas.
- Je ne crois pas, déclare-t-il. Il est sorti du coma il y a à peine quelques heures.
- Pensez-vous qu'il les cherche ?

Le silence de l'homme répond à ma question.

- Je n'ai jamais excellé dans l'annonce de mauvaises nouvelles, commenté-je.
- Moi non plus, mais autant dire les choses comme elles sont.
- Regardez-le comment il est heureux…
- Shikamaru, où est Choji ? finit par demander Naruto sans se douter de quoique ce soit.

À ce moment même, le brouhaha de questions sur le combat opposant le blondinet avec Sasuke se rompt d'un seul coup. Tous se tournent vers le jeune Nara en attendant sa réponse tragique, et moi, je dois me préparer à lui annoncer la mort d'Iruka, son tuteur, puisqu'il sait que j'ai été son élève avant qu'il ne sombre coma. Il me posera sûrement la même question.

- Il est mort au combat, laisse tomber Shikamaru.
- Tu… tu sais que ce genre de blague est de très mauvais goût, balbutie Naruto.

Le jeune homme détourne le regard et fourre ses mains dans ses poches.

- Ce qu'il dit est vrai, appuie Neji. J'ai moi-même faillit y rester. Choji a utilisé une pilule mortelle pour tuer son adversaire, et il y a laissé sa vie.

Quelle opinion aura Naruto de Sasuke à présent ? Continuera-t-il à lui courir après ?

- Et… Iruka ? réussi-t-il à articuler.

Cette phrase, bien que je m'y suis préparée, me donne l'effet d'avoir un poignard planté dans l'abdomen.
Je titube, hésitant à prononcer un seul mot…

- Il est mort, lui aussi, murmuré-je enfin dans un silence total. Tsunade s'est fait attaquée. Il y a eu un attentat contre elle. Je l'ai su et j'ai averti Iruka qui est parti à son secours. Je l'ai rejoint, mais je n'ai pas pu le sauver. Je n'étais pas assez forte… Je suis désolée.
- Si tu m'avais écouté… Seiko… Si tu m'avais écouté… Si tu avais repris ton entraînement plutôt, tu aurais pût le sauver… Mais au lieu de ça, tu n'en as fait qu'à ta tête ! tonne-t-il. C'est de ta faute s'il est mort ! Ta faute ! Ta faute, ta faute, ta faute !

Pour la première, j'ai mis Naruto en colère, et pour la première fois, il m'a mise en colère. Il ne suffit que de regarder par la fenêtre pour en être conscient : le ciel s'est assombri rapidement et le grondement sourd du tonnerre martèle la mélodie du vent.
Un tas de phrases se forment dans mon esprit, mais, me connaissant, Rock Lee me déconseille d'ajouter quoique ce soit d'un simple regard. Alors je me tais, puis me retire des épaules de Jiraiya avant de quitter l'hôpital le cœur lourd de rage et de chagrin. Puisque je ne peux pas bombarder Naruto de contre-arguments, je fais tomber un éclair sur un arbre de Konoha afin de libérer ma colère. Ce-dernier s'enflamme dans le fracas d'un grondement de tonnerre, faisant paniquer les habitants se trouvant dans les alentours. Il est une heure matinale, mais à cause des nuages, on pourrait de croire en fin de soirée.
Ce qu'a dit Naruto n'est pas totalement faux, cependant, il est inutile de me le rappeler. Je me dirige droit chez moi d'un pas rapide, quand je me fais accoster par trois adultes aux intentions malsaines. Vu que je ne porte pas ma tenue officielle et mon bandeau, il est impossible de savoir si je suis au service militaire de Konoha ou une simple gamine.

- Laissez-moi passer, ordonné-je d'une voix claire.
- Tu vas où, comme ça, fillette ? demande l'un. Ce n'est pas un temps à sortir.
- Ça ne te regarde pas.
- Oh… mais c'est qu'elle a du mordant, la tigresse, commente un autre en approchant sa main de mon visage.

Au moment où je sens que m'a colère va s'abattre mortellement sur mes trois agresseurs, deux hommes, très grands, mesurant près de deux mètres, si ce n'est pas plus, apparaissent à mes côtés.
L'un porte un haut-de-forme de couleur claire, une lunette ronde qui se rattache à l'aide d'un fil noir à son oreille. Un long manteau violet à col et à motifs blancs et rouges est posé sur ses épaules et attaché au niveau du cou. Sa barbe, courte et blanche aux reflets platines, est taillée en pointe. Ses lèvres sont ornées d'une moustache remontant légèrement. Il tient dans une de ses mains une sorte de canne se terminant en pointe et dont la poigne est une sphère blanche.
L'autre est du même style, mais au lieu d'être dans les tons argentés, il semble avoir choisi les teintes dorées, mélangeant les couleurs jaunes et marron. Il parait cependant plus grand que le premier et possède une barbe châtaine qui lui arrive à la racine du cou. Son chapeau, au lieu d'avoir une base plate comme le l'autre, remonte des côtés gauche et droit, et, à la place d'être argenté, il est doré.
Le premier homme me fait reculer derrière lui, le second déclare d'une voix grave :

- Elle est avec nous. Veuillez nous laisser passer.

Impressionnés par l'allure des deux inconnus, le trio reculent d'un pas.

- E… excusez-nous… Nous ne recommencerons plus…

Ils nous contournent sur ces mots tout en lançant des regards effrayés et déguerpissent.  Étrangement, en la présence de ces deux hommes, ma colère s'est dissipée. Il fait un temps magnifique…

- Merci, murmuré-je en étant consciente qu'ils m'ont simplement empêcher de faire couler le sang inutilement.
- Nous te raccompagnons chez toi, indiquent-ils.
- Cela ne sera pas nécessaire, m'opposé-je. Je vous remercie pour votre soutien.
- Nous y tenons.

Mon regard se pose sur l'un, puis sur le l'autre. Comme ils n'ont pas bien l'air méchants, je leur accorde ce qu'ils souhaitent. L'Argenté se place à ma gauche, quant au Doré, à ma droite. Je remarque qu'ils portent des mocassins noirs.

- Je ne vous ai jamais vu à Konoha, noté-je en ouvrant la marche.
- Nous y sommes pourtant depuis douze printemps.
- Ah bon… Et, si je peux me permettre, qui êtes-vous ?
- Tu le découvriras tantôt, répond l'Argenté.

Qu'est-ce que cela veut dire ? Je ne vais me faire avoir une seconde fois par des personnes qui me cachent leur identité…

- Et que faites-vous ici ?

Les deux géants se regardent simultanément, mais ne prononcent aucun mot. Agacée par leur silence, j'accélère le pas. Le tap-tap de leurs chaussures sur les pavés de Konoha résonne affreusement dans mes oreilles, mais, étonnement, je me sens en sécurité auprès d'eux.
Nous sillonnons les rues de Konoha durant des minutes qui le paraissent interminables jusqu'à arriver devant chez moi.
Les deux hommes aux haut-de-forme restent immobiles telles deux statues gardiennes, à me considérer.

- Bien… euh… merci pour votre intervention, réussis-je à articuler, intimidée par leur regard que je ne parviens même pas à distinguer.
- Nous t'en prions.

Ils courbent l'échine simultanément, faisant une gracieuse révérence, avant de disparaître sous mes yeux, sans laisser de trace. Stupéfaite par ce que je viens de voir, je tourne ma tête à gauche, puis à droite, espérant vainement trouver une explication à ce phénomène étrange.
Ai-je rêvé ?
Sentant qu'un mystère en plus vient de faire son apparition dans ma vie, je tourne la clef dans la serrure de mon appartement, troublée. J'entre ensuite en prenant soin de refermer la porte derrière moi, puis me dirige vers ma chambre. Je m'empare d'une feuille et d'un crayon, m'installe sur mon lit en prenant un support, et commence à dessiner ces deux étranges personnages. Au bout de quelques heures, je trouve le résultat satisfaisant. Je considère ma création en réfléchissant longuement.
Qui peuvent-ils être ? Ce ne sont pas des villageois comme les autres. Des ninja ? Non… autrement, je les aurais déjà vu au moins une fois et je m'en souviendrai, leur style est bien trop particulier pour les oublier…
Ils ont disparu devant moi, à peine ai-je cligné des yeux, comme par magie… Par magie… Magie…

- Des magiciens ? murmuré-je.

Magiciens… Le fantôme du lac… il m'a qualifiée de magicienne…
Le collier qu'il m'a offert a-t-il un lien avec eux ? Ou un lien avec moi ? Ou alors, cet enfant a un lien avec ces deux hommes, ou moi, j'ai un lien avec lui… ou ces types ont un lien avec moi ?
Mais comment est-ce possible ?
Je n'ai le souvenir ni de ce gosse, ni de son pendentif, ni de ces deux individus…
Non, je dois me tromper sur toute la ligne… et pourtant, j'ai l'impression de toucher quelque chose, une chose importante me concernant, très importante, un indice, un signe sur mes origines…
Je reste une, ou plutôt, deux bonnes heures à méditer intensément sur ce sujet sans trouver d'explication plausible.
Comme c'est frustrant ! Mais ce n'est pas tout de suite que je vais avoir une réponse… pas au bout de quelques mois de recherches… peut-être faut-il que je voyage à travers le monde pour découvrir ce que je recherche… C'est difficile, et je n'ai pas le cœur à ce genre d'expérience, mais en même temps, j'ai un nombre incalculable d'arcanes à élucider pour mon jeune âge… Trop pour me permettre de mourir avant de tout savoir…
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 17 Juil - 11:42

Je te mets l'autre chapitre en même temps

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Chapitre 22 : Hostile


Finalement, la fin de ma journée se déroule bien mieux que la matinée. Parait-il que Naruto sort de l'hôpital dans quelques jours. J'imagine que ce délai de courte durée est issu du pouvoir de Kyubi, mais je ne m'en réjouis pas plus que cela, suite au face-à-face que j'ai eu avec lui. Les jours passent, puis les semaines, puis un mois, vient ensuite l'anniversaire de Neji le 3 juillet. Je n'ai pas trouvé mieux comme cadeau qu'une fleur, une violette, plus précisément. D'après Ino, elle symbolise la timidité, la pudeur et la modestie.

- Bah… c'est juste pour son esthétique, avais-déclaré en haussant les épaules.

Puis, dans la même semaine, nous fêtons mon anniversaire. Le 7 juillet. Cela aurait pu être le 1er, comme le 2, le 4, le 5 et le 6, mais nous avons choisi le 7, puisque personne ne connait ma véritable date de naissance. On sait juste que je suis née la première semaine de juillet. Sasuke est né le 23. J'ai eu des objets décoratifs très plaisant que j'ai placé dans ma chambre. Naruto, lui, il m'a offert quelque chose de bien plus coûteux. Non… en fait, cela n'a pas de prix. L'amitié a une valeur, mais pas de prix. Il s'est excusé des propos qu'il m'a annoncés il y a quelques semaines. Enfin ! Je l'attendais ! Et comme il a estimé que cela ne suffirait pas, il m'a enseigné une de ses techniques. Sa première, celle qu'il a créé, son fameux « Sexy no Jutsu » qui fonctionne toujours sur Tsunade, Sakura, Ino, Anko… enfin, elle fait baver toutes les filles… J'irai loin, avec ça !
Les semaines et les semaines passent, j'apprends énormément et j'effectue plusieurs missions rarement seule, la plupart, c'est un duo ou un trio, de rangs C à A. À ma grande surprise, Orochimaru ne s'est pas manifesté une seule fois. Je m'en réjouis, d'ailleurs, j'espère ne pas l'intéresser. Les deux étranges individus ne sont pas réapparus non plus.
Nous touchons à Septembre. Naruto, qui va sur ses 14 ans, s'est laissé poussé ses cheveux blonds, ce qui lui donne une sacrée tignasse. Jiraiya s'amuse à dire qu'il lui ressemble ainsi lorsqu'il avait son âge et il en est fier. Je trouve personnellement qu'il y a effectivement une ressemblance physique, mais aussi caractérielle. Combien de fois je me suis retrouvée à discuter avec lui de sujets un peu dérivés ? Et à force de le fréquenter, je m'y mets aussi… juste un peu… pas beaucoup… C'est une maladie, mais je ne lui en veut pas pour cela, contrairement à Sakura, qui, elle, préfère les sujets plus… saints.

Puis, un jour, Tsunade envoie en mission Kakashi, Anko, Naruto, Sakura, Rock Lee, Neji, Hinata, Kiba, Shino et moi afin de capturer un criminel de rang A. Le scélérat a déjà été identifié, il ne nous reste plus qu'à l'arrêté. C'est une quête qui s'avère risquée, mais l'Hokage estime que nous faisons l'affaire. Je lui fais confiance et je promets de faire de mon mieux. Nous sommes plusieurs, nos chances sont donc parfaites.
Nous partons dès l'aube d'un week-end de septembre, après que le dernier soit arrivé, c'est-à-dire Kakashi.

Nous voyageons vers le sud durant une demi-journée avant de s'arrêter dans une forêt, puisque c'est ici qu'a été repérée notre cible pour la dernière fois. Nous ignorons cependant si elle y demeure toujours, à présent. Nous décidons alors d'explorer les environs par binômes. Kakashi et Neji se dirigeront vers le nord, Anko et Hinata vers l'est, Rock Lee et Naruto au sud, et Sakura et moi irons à l'ouest. Kiba et Shino restent au campement.

- Rendez-vous dans une heure, a prononcé Kakashi. Nous ferons la même chose le lendemain.

Nous partons donc pour quatre heures. Sakura et moi marchons en silence, non pas parce que nous n'avons rien à nous dire, mais parce que tous nos sens sont aux aguets, à l'affût du moindre bruit, de la moindre odeur. Parfois, quelques craquements se font entendre, mais ce ne sont que des animaux…
Au bout d'une demi-heure, Sakura indique que nous ferions mieux de rentrer, et, étante de son avis, nous tournons les talons en direction du campement. Nous y retrouvons les quatre binômes. Mes compagnons discutent de tout et de rien, mais moi, je me garde de prononcer un mot, intriguée par le silence du lieu. Aucun chant d'oiseaux vient frémir à nos oreilles, aucun insecte ne vient nous importuner. Cette forêt est hostile, ses arbres paraissent morts… J'ai un mauvais pressentiment, et je sais que les précédents se sont toujours avérés vrais.

- Je monterai la garde cette nuit, assure Neji.

Si ce n'est pas aujourd'hui, il se passera quelque chose de mauvais demain. J'en suis persuadée.

- Nous relaierons, décidé-je sans cacher mon inquiétude.

Neji me fixe de ses yeux vides en fronçant les sourcils. Il a capté mes doutes. Tant mieux, il redoublera donc de vigilance.
La nuit est tombée il y a une demi-heure. Neji se place sur la branche d'un arbre située à cinq mètres du sol et s'y assoie paisiblement, quant à nous autres, nous nous enroulons dans nos couvertures.
Je ne parviens cependant pas à fermer l'œil et ce n'est pas l'envie qui me manque. Je reste donc éveillée quelques heures jusqu'à ce que Neji vienne me dire qu'il a besoin de sommeil. Je me lève alors, m'étirant quelques secondes. Je regarde les visages paisibles de mes compagnons en me promettant de veiller sur eux. Heureusement, Tsunade m'autorise à présent à prendre Kuro dans mes missions, alors, je sors le reptile sans patte de ma couverture et je le laisse ramper sur moi jusqu'à les épaules, et, en même temps, je grimpe sur l'arbre nous servant de tour d'observation.

- Réveille-nous lors des premières lueurs de l'aube, suggère Neji.

Je suis nerveuse, et Kuro aussi… pourquoi ? Pourquoi donc ? Je préfère toutefois laisser de côté ces questions afin de le concentrer d'avantage sur mon rôle de vigie.
Nous sommes toujours au pays du Feu, à Tanzaku Gai qui se situe à 7 kilomètres de Konoha en partant vers le sud-ouest. La forêt est d'une quiétude … inquiétante. Cette pensée me fait sourire nerveusement. J'aperçois une chouette effraie dont le plumage blanc et ses yeux sombres lui donnent une allure spectrale se déposer sur une branche voisine. Sa présence me rassure quelque peu. Je me demande bien ce qui l'a attiré… Kuro, peut-être ? Je décide de le cacher sous mes vêtements en grognant, puis je porte attention sur le paysage.

Au bout de cinq heures de pur ennui, les premiers rayons apparaissent enfin, donnant une teinte rouge aux arbres agonisant. C'est en réveillant les autres que je suis saisie d'une immense fatigue. Remarquant mes bâillements incessants, Kakashi me propose de me reposer quelques heures afin de rattraper ma nuit. J'accepte volontiers son offre, puis me blottie dans l'étreinte de mon épaisse couverture et m'endors au bout d'une dizaine de secondes, probablement moins, tellement que je suis exténuée par ma nuit blanche, sans être gênée par les mouvements incessants de Kuro.

Soudain, je me redresse, regarde à gauche, à droite, et mon regard se pose sur celui d'Hinata. Elle se tient debout, à mes côtés.

- J'allais te réveiller, explique-t-elle doucement.
- Il se passe quelque chose.
- Non, pourquoi ?
- Ce n'est pas une question, répliqué froidement, le regard rivé vers l'ouest. Où sont les autres ?
- Ils patrouillent…
- Dans cette direction ?
- Non, à l'est.
- Pourquoi fait-il nuit ?
- Tu… tu as dormi toute une journée, alors…

Je la regarde longuement. Hinata est étrange, jamais elle n'a affiché sa timidité face à moi… Et puis, on l'a laissée seule, à ma charge, alors que le système de Kakashi consiste à avoir au moins deux personnes conscientes dans un même groupe ? Mais si la fille qui se tient face à moi n'est pas celle qu'elle prétend être, cela voudrai dire qu'on m'a laissée dormir ici, seule… Pour en avoir le cœur net, je lui déclare :

- J'imagine que Kuro est parti avec eux. Il était censé monter la garde…
- Oui, mais je suis là, Seiko.

Je sais à présent qu'il s'agit d'un imposteur. La vraie Hinata connaît l'existence de mon serpent, elle devrai être interloquée par le fait que je parle de lui comme un être humain. De plus, elle utilise souvent un suffixe après avoir prononcer mon nom, or, ici, elle ne l'a pas fait…
Je me lève.

- Tu penses réellement que tu allais m'avoir ainsi ? m'amusé-je. Tu n'es pas Hinata.
- Quelles différences y a-t-il entre la vraie et moi ? s'exclame soudainement la copie d'une voix grave.
- La tonalité que tu emploies, tout simplement, soufflé-je sur un ton qui semble dire "Quel imbécile tu fais…". Les masques sont tombés, dis-moi qui tu es.

Sur ces mots, la fausse Hinata se met à rire, puis passe sa main sur son visage et arrache la peau, qui, à première vue, paraît être du caoutchouc fin, ou une sorte de colle.

- Tu me reconnais, hein ? demande le jeune homme au teint d'ébène.

En le regardant plus attentivement, il est vrai qu'il m'évoque quelqu'un. En fait, ce sont ses yeux clairs, d'un vert laid qui émergent de mes souvenirs.
Il est celui qui a tué Iruka.
Sentant mes muscles se crisper sous une émotion qui refait surface, je ne peux m'empêcher de le fixer avec rage. Un rage tellement intense que je fais pleuvoir une pluie d'éclairs.

- Ma puissance s'est grandement améliorée depuis notre dernière rencontre, je n'ai plus rien à craindre de toi, désormais, rit-il.
- Dommage, soufflé-je. Je comptais m'amuser un peu, mais je n'en ai pas le temps.

Aveuglée par la colère, je fais tomber un éclair. Un seul, un puissant qui pourfend les airs et qui vient frapper le sol provoquant le frémissement les arbres dans un fracas suraigu, comme si des milliards de vitres en verre venaient de se briser simultanément, faisant l'effet d'une bombe dans le corps du jeune homme. Une tâche de sang vient se poser sur ma joue. Je l'essuie du revers de la main, puis tourne les talons vers l'ouest, assouvie.

Je m'engage dans la direction opposée que la victime ma indiquée, espérant pouvoir venir en aide à mes camarades à temps. Je sprinte durant de longues minutes sans me fatiguer pour autant grâce aux entraînements de Gai. "Rien de mieux qu'un bon petit footing après s'être réveillé !", disait-il.
Mais je suis loin de me douter que mon chemin n'est qu'autre qu'un piège. C'est en apercevant une silhouette familière, au loin, de plus en plus proche, que je m'en rends compte. Cela devait arriver, j'ai été stupide de penser qu'il m'avait délecter de ses ambitions et même, j'aurai dû m'en douter lorsque que j'ai croisé son acolyte.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 17 Juil - 21:21

Oulà 2 d'un coup c'est beaucoup là

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 12:47

J'ai pigé que dalle sur la fin de ce dernier chap
Le tueur d'Iruka est mort ou pas?
Et les autres sont où?

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 14:29

Celui qui a tué Iruka s'était enfuit, les autres, on ne sait pas.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 21:41

Mouok

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 21:42

Et la tache de sang qui se pose sur ta joue vient d'où?
Du tueur?

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 21:46

Oui, il a explosé.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 19 Juil - 21:50

Tu viens de dire qu'il venait de s'enfuir
Explosé par l'éclair c'est bien ça?

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