Friends Of Pain

Les Warriors Of Darkness renaissent de leurs cendres, plus fort, plus soudés que jamais. FoP est une Team MH3U et MH4.
 
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 I was born for your happiness

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 12 Juin - 19:49

100eme post + Ok, moi j'ai un petit épisode Naruto Shippuden
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Helijho
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 13 Juin - 20:51

Ok ça marche je lirais ton chap demain Suni

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 14 Juin - 9:17

Il était kro bi1
Oki
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 15 Juin - 12:42

Y'en a combien des chaps avec Oro? Je les aime bien perso
Au fais dsl de pas l'avoir lu hier soir j'ai pas pu aller sur le pc :/

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 15 Juin - 20:51

Pour le moment, il y en a 8.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 15 Juin - 21:07

I was born for your happiness
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Chapitre 2 : Héritage


Le rendez-vous est fixé demain dans la matinée aux portes d’un petit village. Kabuto étant déjà sur place pour s’assurer qu’Anko sera présente, je m’y dirige seul. Cette expédition s’avère légèrement risquée pour un criminel recherché tel que moi. Je me déplace en utilisant plusieurs petits chemins de façon à ne croiser personne.

Étrangement, il commence à neiger. Cette neige est tout à fait naturelle, mais ce n’est pas la saison, nous sommes en fin de printemps. Sans oublié qu’il ne faisait pas si frisquet il y a quelques minutes. Elle perdure quelques minutes avant de s'arrêter.
Je lève les yeux vers le ciel afin de comprendre cet étrange phénomène. Ces nuages, cette légère brise mélodieuse jouant dans les feuilles des arbres, paisible, douce, plaisante et sereine. De quoi libérer n'importe quel esprit sous l'emprise d'une tension ou d'un surmenage. Une mélodie qui donne la sensation d'être ailleurs, dans un monde où tout prospère, mais dans lequel rien n'existe, où tout n'est qu'illusion, une illusion agréable.
Une pluie fine vient me tirer de mes rêveries, coulant sur mes longs cheveux sombres et sur mon visage pâle. J'apprécierai ne pas me rendre à ce rendez-vous, ne serai-ce pour rester ici.

Ce manège perdure jusqu'au soir, puis plus rien. Un peu déçu, je continue ma route durant toute la nuit sans même somnoler.

J'arrive aux portes du village alors que le soleil est déjà haut dans le ciel. Anko y est déjà, à ma grande satisfaction. Kabuto se tient en face d'elle. Une main posé sur sa nuque, mon ancienne élève vacille, puis chute. Décidément, cette marque maudite lui cause des ennuis… Une fois arrivé à son niveau, je la considère un long moment sous un ciel assombrit avant de faire quelques pas en vers elle.
Mais j'aperçois du coin de l'œil une chose bouger. Avant de comprendre de quoi il s'agit, j'effectue un bon en arrière. Une gamine habillée en noir rabat un sabre en ma direction.

- Je pensais que tu n'allais pas venir, déclare Kabuto.
- Vous ? souffle la gamine en s'adressant à mon subordonné.
- Qui est-elle, Kabuto ? demandé-je.
- Seiko Matsuda.

C'est une jeune fille de l'âge de Sasuke aux cheveux longs, noir et bouclés. Ils ont du être ensemble à l'académie, mais pour que mon disciple en l'oublie, je doute sur la description que j'ai reçu d'un de mes hommes.

- Elle ? m’étonné-je d’une voix amusée. Elle ne parait pas si puissante que la brève description que j'ai eu. Cette gamine ne fera que nous gêner, autant s'en débarrasser avant qu'elle ne nous cause des conflits à l'avenir.
- Ne t’occupes pas d’elle ! s’écrie Anko. Laisse-la partir...

Je m’approche de mon ancienne élève et me place à son niveau en m'accroupissant face à elle. Remarquant qu’elle ne souhaite pas affronter mon regard, je soulève son menton de mon index, l’obligeant ainsi à plonger ses yeux dans les miens.

- Exprimerais-tu de la compassion pour cette enfant qui n’a pas la moindre idée de qui je suis ?
- Elle est sous ma responsabilité, dit-elle en se dégageant.

Je reste immobile un court instant en analysant sa phrase, puis me redresse.

- Je vois. Elle est ton élève... Ce n’est pas étonnant que la lueur de la puissance ne brille pas dans ses yeux, provoqué-je.
- Quelle lueur voulez-vous entre-voir dans des yeux sombres ? crache la jeune fille.
- Je la vois dans ceux de Sasuke-kun.
- Sasuke, murmure-t-elle.

Elle comprend. J’exprime une certaine joie en apercevant son regard effrayé. Je décide de la tester. Je fais sortir mon épée Kusanagi par ma bouche et je la projette dans sa direction. Je reste toutefois dans le doute qu’elle atteigne sa cible. Effectivement, elle l’esquive de justesse d'un léger bond sur le côté. Contrairement à Sasuke, elle s’est libérée de la peur par sa propre volonté. Mon élève a du se blesser jusqu’au sang pour pouvoir se libérer de son emprise. Cependant, il ne faut pas oublier que l’effroi qu’à éprouvé Sasuke est d’un niveau bien plus supérieur à celui de Seiko, l’élève de mon élève. Qu’a-t-elle appris d’Anko, d’ailleurs ? Je me le demande bien.

Un souvenir ancien refait surface dans ma mémoire. Tsunade, Jiraiya et moi-même étions devant le monument au mort de Konoha. Mon coéquipier aux cheveux longs et blancs affirme vouloir voyager à la recherche d’un disciple qui sera le fruit du destin du monde. Je trouvais à l’époque que cette ambition n’était pas du tout réaliste et je m’en moquais, mais il a prononcé une phrase à mon attention relative à aujourd’hui :

« Ne voudrais-tu pas avoir un élève qui transmettra tes techniques aux générations futures ? Ce sera une sorte d’immortalité. »

Certes… mais cela n'a rien à voir avec l'immortalité que je recherche. Il y a toutefois une certaine émotion à voir ses techniques naître dans des mains d'un autre corps, plus jeune, et de savoir que la technique perdurera. Je lui ai clairement répondu mes intentions : maîtriser tous les justus, et pour cela, une vie humaine n'est pas suffisante.
Je me demande si Anko lui transmettra les techniques interdites que je lui ai enseigné…

Je souris avant de diriger mon épée vers la jeune fille. Elle esquive la simple attaque d'un pas sur la droite tandis qu'elle venait dans son dos.
Une vibration du sol se fait ressentir. La réaction de Seiko est réciproque à la mienne, ce n'est donc pas elle qui produit ce phénomène. Anko, Kabuto, mon adversaire et moi-même restons sur nos gardes. Une fissure apparaît entre l'enfant et moi. Un énorme serpent doté d'écailles sombres fait son entrée dans le champs de bataille. Il n'est pas aussi imposant que Manda, mais assez pour qu'il puisse s'enrouler délicatement autour de la gamine et que cette dernière lui gratte gentiment entre les yeux du bout de ses doigts. Ce serpent doit être très fort pour qu'il puisse creuser dans le sol sans user de la moindre goutte de chakra. Et puis non, c'est simple, il n'en a pas…

Des nuages de pluies et d'orages se forment dans le ciel. Des éclairs jaillissent de toutes parts et l'un d'eux éclate à quelques mètres de moi. Ce pouvoir est identique à celui d’hier après-midi, cependant celui-ci semble plus agressif. Est-ce cette jeune fille qui a déclenché les phénomènes de ce jour-ci ? Bien sûr... Pourquoi n’y ai-je pas songé plus tôt ? C’est pourtant évident. Son aptitude à contrôler le climat est toutefois plus intense que celui du clan mystérieux que j’ai connu, c’est impossible qu’elle en fasse partie.

Je la vois fuser en ma direction, son arme en main, prête à porter un coup mortel. Le serpent est retourné sous terre. Elle provoque le ciel de façon à ce que je sois frappé par la foudre. J’esquive les attaques célestes, mais, poussée par le vent qu’elle dirige, elle arrive rapidement en face de moi. La voix d’Anko lui sommant de s’arrêter en argumentant que nous nous lançons dans un combat à mort ne lui fait pas changer d’avis. Elle fonce. Tête baissée, certes, mais elle fonce efficacement. J’arrête adroitement son coup en agrippant son bras. Alors que je commence à porter mon attaque qui sera censée la mettre hors de combat, le reptile noir surgit à nouveau sous mes pieds, me forçant à lâcher la gamine pour esquiver plus facilement.
Elle s’immobilise un court instant, le regard vide, tremblante. Elle parait terrifiée. Son sabre pèse lourd dans ses mains. Où est passé le visage remplit de défi ?
Elle range finalement son arme maladroitement dans le fourreau qu’elle porte à la taille.

- Je me suis emportée, déclare-t-elle en haussant les épaules.
- Pour une raison qui t’es inconnue, ajouté-je. Je n’avais nullement l’intention d’attaquer Anko.
- C’était un rendez-vous galant ? C’est pour cette raison qu’elle est à vos pieds ? vanne-t-elle en regardant mon ancienne élève de façon à m'offenser.
- Seiko... souffle Anko.
- Ça n’empêche que vous auriez pu le dire plus tôt, réplique la gamine. J’allais passer à la casserole.
- C’est ce que j’ai fait, idiote.
- Je ne sais pas vous, mais moi, je n’ai entendu que « Tu n’as aucune chance contre lui ! », imite-t-elle d’une voix aiguë en secouant la main. Pas qu’il ne vous voulait aucun mal. Il a fallu que j’entende le mot « combat à mort » pour me stopper dans mon élan.
- Ne joue pas sur les mots.
- Pour arrêter un train, vous donnez un grand coup sur le signal d’alarme, vous hurlez au conducteur de freiner ou vous descendez du train pour saboter les rails ? finis-t-elle par poser après un court moment. Moi, j’utilise le signal d’alarme, mais vous, vous avez l’air de chercher le gros morceau.

Je jette un coup d’oeil à Kabuto pour connaître sa réaction. Contrairement à moi, il a le sourire aux lèvres. Ça l'amuse, on dirait…

- Vous savez quoi ? Nous cherchons toutes les deux à avoir le dernier mot, lance Seiko après de courts échanges. À ce rythme-là, nous allons y passer la nuit. Je pense qu’il vaut mieux pour nous, et nos chers amis forts sympathiques, que nous nous arrêtons là.
- Nous réglerons ceci plus tard, décide Anko.

Je regarde la jeune fille. Étrangement, la peur que je lisais dans ses yeux n'est plus présente. Elle paraît ne plus ressentir la moindre crainte envers moi. Qui est-elle pour être aussi décontractée face à un criminel aussi dangereux ? Qu'est-elle pour se remettre parfaitement de ses émotions aussi rapidement ? Cette gamine m’intrigue... Elle n’a rien du clan nomade qui avait la capacité de manipuler le climat : son pouvoir est bien plus puissant. Je me demande si Kabuto ne la pas utilisée pour ses expériences en lui greffant l’ADN du jeune garçon sur lequel j’ai exercé l’Edô Tensei.
Anko étouffe un cri plaintif. Je l’avais presque oubliée...

- Qu'est-ce qu'elle a ? Pourquoi est-elle dans cet état ? Demande son élève d’un air inquiet.
- Un cadeau de Noël si mes souvenirs sont bons, répondis-je d’un ton moqueur.
- Comment cela, de Noël ? Nous sommes en fin de printemps.
- Un hiver passé, expliqué-je.
- C’est le sceau maudit, précise Anko.

Je considère l’enfant dont le regard est rivé sur la nuque de mon ancienne élève en esquissant un léger sourire du coin des lèvres.

- Nous avons trouvé ce que nous cherchons, Kabuto. Il est temps pour nous partir.
- Vous cherchiez quoi, au juste ?
- Ce fut un bref moment, mais fort plaisant, choisis-je de répondre en m’évaporant avec mon complice. Si tu veux bien m'excuser…
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 16:19

Max ?
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 19:13

Scuse moi coussinette j'ai pas eu le temps de le lire pour cause de bac mais là vu que j'ai fini mes épreuves jte le lis ce soir

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 21:44

Ouiiii oki
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 22:02

J'aime bien le principe de faire 2 histoires dans le même monde et parallèlement l'un à l'autre en même temps puis faire le chapitre vu par les 2 personnages je trouve ça vraiment plaisant comme dis Orochimaru. Continue!

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 22:23

C'est-à-dire qu'au départ, j'envisageais de faire un seul récit avec un point de vue omniscient. J'ai longuement hésité, je l'avoue, mais au final, j'ai choisi l'appropriation du personnage Seiko.

Puis, je me suis dit qu'au lieu d'en faire un seul, je pouvais en faire plusieurs : un sorti globalement sorti de mon imagination et un déjà créé. J'aime bien aussi cette alternance de personnalité et d'ambiance, la fille mystérieuse qui aime la vie avec le psychopathe qui fout la merde, comme d'habitude.
Et surtout, une de mes grandes questions : que se passe-t-il dans la tête des personnes avec lesquelles je suis en ce moment-même, à quoi pensent-elles en dehors de ses instants, si j'étais elles, comment verrais-je le monde et les personnes qui l'entoure, et moi ?

Voilà.

Je poste la suite tout à l'heure.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 20 Juin - 22:59

On repart avec Seiko-chan.

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Chapitre 14: Confusion


En arrivant au bureau de Tsunade, la dirigeante ne cache pas sa surprise en nous voyant plus tôt que prévu en face d'elle avec un immense serpent noir à mes pieds. Sakura entre dans la salle quelques secondes après Anko et moi-même. Elle lâche un cris stupéfié en apercevant Kuro.

- Il n'est pas dangereux, il n'attaque que lorsque j'estime qu'il doit attaquer, tenté-je de la rassurer.
- Pourquoi est-il aussi énorme ? s'enquiert Tsunade.
- C'est justement ceci que nous n'arrivons pas à comprendre, répond Anko. De plus, nous avons remarqué que Seiko possède un pouvoir étrange. Je n'ai jamais vu et entendu parler de cela auparavant.

Tsunade s'accoude à son bureau en croisant les doigts.
Mon mentor me fait signe de montrer ce que je sais faire. Je retrousse ma manche gauche, place mes bras à l'horizontal de façon à ce que Tsunade aie une bonne vue et concentre mon chakra au creux de mes paumes. Comme à son habitude, une énergie blanche émerge de ma main droite, et une noire de la gauche. Surprise, Tsunade s'adosse à son siège et regarde Anko d'un œil interrogateur.

- Tu lui a fait passer le test de la feuille ? demande l'Hokage.
- Oui, lorsque le chakra blanc réagit, le papier s'illumine et disparaît sans laisser de trace. Quand c'est le chakra noir, il s'évapore dans une fumée sombre.

Un silence de mort emplit la pièce. Tsunade me fixe, puis regarde Sakura qui n'a pas l'air de comprendre plus que moi la situation.

- Je pense que les Anciens peuvent nous éclairer sur le sujet, déclare Anko.

L'Hokage se lève lentement, se tourne vers la fenêtre située derrière elle, place ses mains dans son dos et regarde le village d'une vue panoramique.

- Les Anciens, murmure-t-elle.

Le ton qu'elle a employé me fait comprendre que cette solution ne lui plait en aucun cas.

- Shizune ! appelle Tsunade

La jeune femme habillée d'un kimono noir et un cochon dans les bras accourt dans la pièce.

- Convoque Neji, exige la dirigeante.
- Bien !
- Dis-lui que c'est important et de venir sur-le-champs.

Shizune sort de la salle en courant.

- Que comptez-vous faire ? posé-je.
- Je vais trouver une explication moi-même, réplique Tsunade.
- Comment ?
- Je vais t'examiner, répond-elle en esquissant un sourire inquiétant.

Nous attendons l'arrivée de Neji en écoutant le rapport d'Anko sur mon entraînement sans toutefois évoquer la rencontre avec Orochimaru. Le jeune Hyuuga fait interruption dans la salle accompagné de Shizune. Il regarde d'abord Anko, puis Tsunade, ensuite Sakura et moi.

- Que se passe-t-il ? interroge le jeune homme.
- Je veux que tu sondes Seiko et que tu me dises ce que tu vois, ordonne l'Hokage.
- Est-ce pour cette raison que vous m'avez fait venir en précipitation ? rétorque désagréablement Neji.
- Oui, répond froidement Tsunade.

Les veines situées au niveau des tempes du garçon aux yeux pâles se contractent. Il fronce les sourcils, lui donnant un air sérieux. Afin de lui facilité la tâche, je me place complètement face à lui pour qu'il puisse voir l'ensemble de la circulation de mon chakra.
Il m'observe durant des secondes qui me paraissent interminables avant de déclarer en secouant la tête :

- Je ne vois rien d'anormal…

Tsunade se déplace face à lui.

- Tu en es sûr ?
- Oui, répond le jeune garçon.

La dirigeante de Konoha me fixe, puis Neji. Elle ferme les yeux et lâche un profond soupir d'agacement.

- Sakura, examine Seiko dans une chambre d'hôpital et fais-moi un rapport comme je te l'ai appris.
- Oui.

Je sors du bureau de l'Hokage et me dirige en compagnie de mon amie aux cheveux roses vers la sortie du bâtiment

- Seiko ! me rappelle la voix de Tsunade. Demande à ton serpent de bien vouloir de tenir tranquille !

Je vois la femme tenir Kuro dans ses bras. En temps normal, le reptile ne pourrait être porté que difficilement par un homme ayant la carrure de Jiraiya, mais Tsunade, elle, semble y arriver sans trop d'efforts.

- Je le garde pour le moment, je vais l'examiner au laboratoire et essayer de trouver une solution à sa taille, déclare-t-elle. Sois tu lui fais en sorte qu'il s'agite moins, sois je le fais moi-même.
- Euh… je ne sais pas comment communiquer avec lui… Demandez à Anko, elle sera le calmer d'une façon plus… délicate, hésité-je à dire.
- Comme tu voudras.

Et elle s'éloigne en emportant l'animal.
Quelle femme, cette Tsunade…
Sakura et moi partons pour l'hôpital. Je lui demande des nouvelles de Naruto, même si je me doute bien que s'il y avait eu du bon, j'en serais au courant avant même de lui demander quoique se soit. Effectivement, aucune amélioration.
Sur la route, l'ambiance entre mon amie et moi est plombante, presque étouffante. Le silence règne sans que je ne puisse comprendre pourquoi.
Devinant qu'elle ne lancera pas de sujet, j'entame moi-même la conversation :

- Tu as beaucoup appris lors de mon absence ?
- Oui, répond-elle simplement.
- Comme quoi ?
- Faire des rapports, des examinations… je me suis beaucoup entraînée, aussi.
- C'est bien, dis-je en tentant de prendre un ton amical. Personnellement, Anko m’enseigne la maîtrise des serpents et la précision.

Je crois entre un son venir de sa bouche. Il s'agit bien d'un tchip.

- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? demandé-je en m'arrêtant d'un seul coup. Il y a un problème ? Je te dérange ?
- Le problème est que tu apprends des techniques bizarroïdes venant de l'élève d'Orochimaru.
- Bizarroïdes ? Des techniques faisant usage de serpents sont qualifiées pour toi comme bizarroïdes ?
- C'est le fait que tu sois l'élève de l'ancienne élève d'Orochimaru.
- Tu veux parler d'Anko ? Tu peux prononcer son nom, c'est plus rapide, rétorqué-je offensée.
- Oui, bon… Anko, si tu veux.
- Et si les rôles étaient inversés ? Et si c’était Tsunade qui trahirait le village et Orochimaru qui chercherait à le sauver, aurais-tu réagi de la même façon ? Les techniques de serpent n’auraient pas été si bizarroïdes à tes yeux, n’est-ce pas ? Et la force surhumaine de Tsunade aurai été considérée comme louche.
- Tu parles, mais tu n’as jamais vu Orochimaru, tu n’as jamais vu ses techniques... Elles sont répugnantes.
- Et alors ? Tu juges les gens sur leurs techniques maintenant ? Quelle mentalité ! m’emporté-je. Je ne supporte pas ce genre de raisonnement. Orochimaru est peut-être un sale type, mais ce n’est pas parce qu’il utilise des techniques bizarroïdes, répugnantes. Ce n’est pas non plus parce qu’Anko a été son élève qu’elle a hérité de son esprit malsain et encore moins que je vais me transformer en je ne sais quel monstre.

Je marque une pause et reprends d’un ton plus posé :

- Es-tu consciente que Sasuke apprend d’Orochimaru en ce moment même ? N’est-ce pas toi qui disait que ce jeune traître n’est pas quelqu’un de mauvais ? J’aimerai bien savoir ce qu’elle mouche t’as piqué durant les quatre cinq jours où je me suis absentée pour que tu deviennes aussi négative à ce point.

Sakura ne répond pas. Devinant que rien ne lui traverse l’esprit en ce moment même, j’ouvre la marche vers l'hôpital.
Arrivée à une chambre, elle me demande de me dévêtir en prenant soin de fermer la porte derrière elle, de nouer ses cheveux, de se vêtir d’une blouse et de mettre des gants. Je m'exécute, ne gardant que les sous-vêtements sur moi. Elle place ses mains sur mon bras droit et fait sortir du chakra vert clair de ses paumes. Je la laisse faire ce qu’elle a à faire en silence, notant chaque geste qu’elle effectue. Elle écrit sur une feuille des notifications, puis se déplace dans mon dos pour prendre ma fréquence de respiration. Elle se fige soudainement.

- Qu’est ce que c’est que ça ? murmure-t-elle.
- Quoi ?
- Il y a deux marques sur ton dos.

Je sens le bout de ses doigts effleurer mon omoplate droite.

- On dirait des tâches de naissance, explique-t-elle.
- C’en sont. Elles ne sont pas très grandes, déclaré-je d’un ton neutre.
- Tu trouves ? Elles prennent quand même presque une omoplate chacune...

Je ne me souviens pas qu’elles étaient aussi grosses... Elles étaient même beaucoup plus petites il y a quelques jours. Ce n’étaient que deux points auparavant. Je demande à Sakura de me décrire leur forme.

- Celle de droite forme une espèce de goutte d’eau et celle de gauche, un arc de cercle.
- Il y a un miroir ?
- Oui, dit Sakura en se dirigent vers une armoire.
Elle me fait venir près d’elle et ouvre une des portes du placard. Un miroir y est fixé. Je me retourne pour regarder ces fameuses marques.

- Ce sont bien mes tâches de naissance... elles ont énormément grossi.
- Je vois ça... mais leurs formes sont trop nettes pour être des défauts de peau.

Je me tourne vers Sakura, ne comprenant pas où elle veut en venir.

- Ce que je veux dire par là, c'est qu'à mon avis, il ne s'agit pas de simples tâche de naissance et je pense que ces marques ont un rapport précis sur tes origines.
- Tu as peut-être raison, soufflé-je en me rhabillant.
- Ton état de santé est bon, les nombres de globules blancs et de globules rouges sont dans la moyenne et je ne constate rien d'anormal à part ces traces. Je te propose d'en parler avec Tsunade.
- Je pensais à la même chose, ça sera pour demain. Il est tard, je ferais mieux de me reposer.
- L'entraînement a été dur ?
- Oui, mentis-je pour éviter d'aboutir à un sujet qui est censé rester secret.
- Je te laisse rentrer dans ce cas.

Je quitte l'hôpital sur ces mots en songeant à ma journée éprouvante. Lorsque je rentre chez moi, je range les affaires de mon sac et me couche directement sans rien manger. D'abord la découverte d'un nouveau pourvoir, puis la rencontre avec Orochimaru et l'apparition de marques étranges sur mon corps. Cela fait beaucoup en une journée. À peine ai-je fermer les yeux que je m'endors aussitôt.

Mon réveil sonne. Sept heures du matin. Je me lève et m'étire en baillant. Je me rappelle d'avoir confié Kuro à Tsunade afin qu'elle effectue des recherches consternant sa taille. Je mange un morceau de sandwich avant de quitter ma maison pour voir où en sont les recherches.
Lorsque j'arrive au bureau de l'Hokage, je ne vois nulle part Tsunade. À sa place se tient son bras droit.

- Shizune, excusez-moi, je cherche votre supérieure. C'est au sujet de Kuro.
- Le serpent noir ? pose la femme habillée d'un kimono noir.
- Oui.
- Actuellement, elle se repose. Ton reptile a eu un régime un peu spécial: il a mangé des espèces de pommes de terre qui l'ont fait grandir très rapidement, explique Shizune. Tu lui as donné de la nourriture qui t'a parut étrange ?

Je fouille dans mes souvenirs…

- Vous gardez cela pour vous, déclaré-je. J'ai été piquer un paquet de chips dans un frigo il y a quelques jours. Mais je ne pense pas qu'il s'agisse de cela, j'en ai aussi mangé.
- Des chips dans un frigo ? As-tu gardé le sachet ?
- Je ne pense pas.

Shizune se frotte le visage en soupirant.

- Nous avons trouvé ce qui cause la croissance rapide de ton serpent, déclare-t-elle. Cependant, je ne parviens pas à identifier les ingrédients utilisés pour cette nourriture. Tu en as consommé en grande quantité ?
- Plus que Kuro.
- Je vois, souffle-t-elle. Sakura m'a transmit ton rapport.
- Qu'en est-il ?

Shizune sort d'un tiroir un dossier et commence à le feuilleter.

- Je pense que Sakura t'as déjà tout énuméré comme le fait que ton sang est plus fluide que l'habituel, entame l'assistante de Tsunade.

Je lui lance un regard interrogateur.

- Elle ne te l'a pas dit ?
- Non.
- Ah, souffle-t-elle. Retiens que cela peut s'avérer comme un handicap dans le monde des shinobi. Évite de te faire toucher jusqu'au sang, tu en perdras plus qu'en temps normal. Entraine-toi ainsi à l'esquive. Mais en ce qui concerne les marques sur tes omoplates, je pense savoir où tu peux trouver des renseignements
- Où ? m'empressé-je de demander.
- Je te conseille de rendre visite à Shiho pour en savoir d'avantage.

La jeune femme range le dossier là où elle l'a pris.

- Très bien, merci, prononcé-je en prenant l’image avant de quitter la pièce.

Je mène mes pas vers la bibliothèque. Arrivée au bâtiment, je me renseigne sur l'emplacement de Shiho auprès d'un vieil homme posté devant l'écran d'un ordinateur. Il m'indique qu'elle se trouve derrière le rayon des livres sur le comportement humain. Je m’y dirige. J’aperçois la jeune fille de mon âge ou ayant une ou deux années supplémentaires que moi le nez plongé dans un bouquin. Ses cheveux blonds emmêlés tombent sur le longs de son dos. Je l’appelle. Elle se retourne. Je ne peux deviner la couleur de ses yeux à travers ses lunettes.

- Excuse-moi Shiho, commencé-je. J’ai besoin d’un renseignement. As-tu déjà vu des marques semblables à une goutte d’eau et à un arc de cercle, comme sur cette photo ? demandé-je en lui montrant l’image que m’a donné Shizune.

La jeune fille aux cheveux mal coiffés la prend et la fixe durant d'innombrables secondes. Elle me la rend ensuite en secouant de gauche à droite sa tête :

- Pas à mes souvenirs.

Je soupire.

- Merci tout de même pour ton aide...
- Je suis désolée, Seiko.
- Ça ne fait rien, déclaré-je en esquissant un sourire déçu.

Je retourne sur mes pas, me demandant où je pourrais trouver un indice. Je suis à la recherche de mes origines, mais je n'ai aucune trace, si ce n'est que les marques sur mes épaules. Peut-être pourrais-je dénicher quelque chose d'intéressant dans les livres les plus anciens ? Shizune est un rat de bibliothèque, pas plus que Shiho, mais elle a dut voir les marques dans un ouvrage.
Je me mets à sortir les plus vieux en prenant soin de ne pas les abîmer plus qu'ils ne le sont. Je tourne chaque page jaunie par le temps avec délicatesse, parcourant en diagonale les grandes lignes, la photo placée à mes côtés.
Je reste assise durant de longues heures à feuilleter les vieux livres avec précaution, à la recherche d'un dessin semblable à celui que j'ai sur mon corps. En vain.
Lorsque je retire mon regard des lignes manuscrites, je me rends compte que j'ai étalé sur la table plus d'une dizaine énormes bouquins. Dans un soupir désespéré, je range les livres à leurs emplacements respectifs et quitte les lieux d'un pas traînant.
Estimant avoir passé des heures entières sur mes recherches, je me décide à prendre des nouvelles de Kuro en me rendant dans le bureau de l'Hokage. Cette fois-ci, Shizune est debout et c'est Tsunade qui se tient accoudée sur la table étouffée par des feuilles, des parchemins et des rouleaux.

- Tu auras pût frapper avant d'entrer, me reproche Godaime.
- Excusez-moi, soufflé-je.
- Ton serpent est ici, dit-elle en me désignant du menton une cage posée à ma droite sur une étagère.

Kuro est enroulé autour d'une branche d'arbre, ayant retrouver sa taille originale.

- Je lui ai extrait la cause de sa croissance prononcée. Tu peux à présent le transporter comme bon te semble, déclare Tsunade. Il ne pourra cependant pas servir de compagnon d'arme.

Anko, qui se tient en face du bureau, a un regard dur.
Cette révélation me dégoute, mais j'ai appris depuis bien longtemps à encaisser les nouvelles embarrassantes et à vivre avec. Cependant, j'ose espérer que la disciple d'Orochimaru trouve une solution pour le rendre utile lors de mes futures missions. Faire de Kuro un vulgaire animal de compagnie est loin de mes espérances. Décidément, cette semaine reste mauvaise jusqu'au bout…

- Et moi qui voulais faire de lui un coéquipier parfait… je pense que je peux abandonner cette ambition, murmuré-je sur un ton rempli de reproches.
- Qu'as-tu dis ? me demande Tsunade.
- Rien…

Extrêmement déçue, je sors Kuro de sa cage. Je caresse ses petites écailles sombres, froides, lisses et sans déformation. Il est comme avant, mais je ne sens que quelque chose qui a changé chez lui. Le reptile noir s’enroule délicatement autour de mon bras droit, monte jusqu’à mon cou et passe derrière ma nuque sous les regards attentifs d’Anko et de Tsunade.

- J’ai besoin de solitude, soufflé-je après quelques instants de silence.

Je me dirige vers la porte du bureau. Avant de quitter les lieux, j’adresse à mes mentors un dernier regard afin qu’elles comprennent parfaitement que cette solution ne me plait pas du tout.

Je rentre chez moi, Kuro sur les épaules. Je me demande si Tsunade lui a volontairement retiré sa capacité de combat et si elle l'a vraiment fait. Je m’installe sur mon lit en jouant avec l’animal à sang froid tout en méditant sur la situation.
Que voulait-elle dire par « servir de compagnon d'arme » ? Je ne pourrais pas me battre aux côtés de Kuro ? Et pour quelles raisons ? Qu'a-t-elle fait pour qu'il ne puisse plus se battre ? Qu'a-t-il de moins à l'exception de sa taille minimale ? Toutes ces questions se bousculent violemment dans mon esprit jusqu'au point de provoqué des maux de tête.

Désemparée, je m'allonge sur mon lit, le regard levé vers le plafond, songeant à d'autres choses, à ce que j'aurais pu être, à ce que j'aurais pu faire, à ce à quoi la vie ressemblerait si je n'existais pas. Iruka serait encore de ce monde, mais Tsunade, elle, serait probablement morte. C'est ainsi que je me console car il est vrai que le départ d'Iruka m'afflige encore.
Je me retourne sur le ventre et sert mon oreiller contre moi.

Un peu perdue dans les événements passés, je ne remarque qu'au bout de cinq minutes de réflexion que le collier que je porte autour de mon cou me gêne. C'est un cadeau de ma mère adoptive. Ce bijou est la seule chose qu'il me reste d'elle, j'y tiens énormément à un tel point que je n'ose jamais le retirer par crainte de l'égarer. Mais même temps, je risque de le perdre en mission… Non… le retirer serai tabou. Il est comme un lien unissant ma mère et moi.

Elle dessinait et écrivait souvent, d'ailleurs, mais elle ne me laissait jamais regarder. J'ai tenté plusieurs fois une opération en douce, la nuit, lorsque tout le monde dormait, mais il m'était impossible de m'en emparer sans cette clef qu'elle portait toujours sur elle. J'ignore à quel point ce qu'elle cachait était important et je n'ai jamais réussi à percer son secret. Maintenant qu'elle n'est plus de ce monde, je crains que ce ne soit trop tard…

Deux pensées pour deux morts amènent à une troisième attention pour un troisième défunt.
Choji...
En y réfléchissant, nous avions de bonnes relations dans le passé. Je ne le considérais pas comme mon meilleur ami, nos délires et nos crises de rires faisaient cependant de nous un bon binôme. Pas autant que lui avec Shikamaru, mais c'était tout comme.

Et comment va Shikamaru ? Je n'ai pas eu de nouvelles de lui depuis la mort de Choji… J'espère qu'il s'en remettra rapidement. Enfin... Son état de santé ne peux pas être pire que celui de Naruto, mais qu'en est-il de son moral ? Lorsqu'il s'agit de consoler quelqu'un, je ne suis pas la meilleure, je préfère ne pas lui rendre visite au risque d'aggraver les choses…

Le temps est bon, un doux vent tiède parcourant silencieusement les rues de Konoha traverse ma fenêtre et vient ainsi caresser mon visage de sa quiétude.
Mes pensées se tournent soudainement vers Orochimaru. Sans que je ne puisse comprendre pourquoi, son visage me parait très familier, si bien que j'ai la sensation de l'avoir déjà vu dans un passé lointain, mais la question est où et surtout quand.
Je grommelle.
De toute façon, c'est le cadet de mes soucis. Mon premier problème est mes origines et elles m'intriguent de plus en plus.

Je réfléchis longuement avant de me lever et de prendre l'air en emportant Kuro. Le magasin de fleurs d'Ino ne se trouve pas bien loin de chez moi ; je décide de lui acheter quelques plantes.
Elle ne cache pas sa surprise en me voyant entrer. Effectivement, j'achète rarement des fleurs, mais aujourd'hui, je compte me recueillir sur la tombe de ma mère afin d'honorer nos bons moments passés ensemble.
Marchant d'un pas traînant la route du cimetière au milieu d'une foule, je ne peux m'empêcher de songer à mes souvenirs qui me paraissent, aujourd'hui, si lointains…
Soudainement, une sensation étrange m'envahie. Elle n'a rien en rapport avec mes pensées précédente. Non… c'est totalement différent. J'ai la satanique impression d'être suivie. Évidement, dans un endroit bondé, cela va de soit, mais en plus de ce sentiment, je sens qu'on observe. Comment le saurais-je, de tout façon ? Ce n'est qu'une impression, mais toutefois trop intense. Je me retourne automatiquement et observe tout mouvement ou visage suspect, mais je ne vois que les mêmes têtes souriantes des passants.
Une idée me traverse l'esprit.
Je regarde le ciel d'un bleu immaculé. Aucun nuage à l'horizon, juste quelques oiseaux. En temps normal, il est censé faire beau toute la journée, j'estime que personne ici-présent n'a prévu une quelconque pluie.
Le ciel s'assombrit à ma volonté. Les premières gouttes d'eau tombent. La foule se fait déjà de moins en moins bruyante et tous observent les nuages de pluie. Puis vient une averse. Les lamentations des citadins ne m'amusent pas du tout. Je trouve moi-même cette action égoïste de ma part, mais tant pis. De toute façon, cette forte pluie ne durera que quelques minutes, ne serait-ce pour confirmer mes doutes.
Je réduis des trois quarts l'effectif de la foule grâce à ces intempéries. Tandis que je continue à mener mes pas vers le cimetière sous une pluie torrentielle, mes sens sont toujours à l'affût des moindres gestes, bruits, individus ou impressions suspects. Je me retourne vivement.
Je regarde à gauche. À droite. Sur les toits. Rien de percevable, mais toujours cette maudite sensation.
Après quelques instant de réflexion, je fais cesser la pluie et reprends ma route, un bouquet de fleur en main.

Me voilà arrivée au cimetière. En ne me fiant qu'à mon instinct, je dirige mes pas entre les allées. C'est inutile de chercher du regard la tombe de ma défunte mère ou de me souvenir des fois où j'y suis venue me recueillir, je marche vers elle, c'est tout ce que je sais.
Je m'arrête près d'une tombe et baisse les yeux pour lire : « En mémoire de Konohana Matsuda. »
Je ferme les yeux. Je ne peux retenir ni la larme qui souhaite couler sur ma joue, ni le froissement de mon cœur, ni le goût amère de la tristesse, ni la légère pluie qui traverse à présent le village… Je me ressaisit et soupire. Je dépose le bouquet de fleurs sur la tombe de ma mère puis me redresse en fixant la sépulture durant d'innombrables minutes, me remémorant des souvenirs que j'ai voulu enterrer avec elle, et, enfin, décide de lui accorder ce murmure :

- J'étais bien trop rattachée à toi, Maman, et cela ne m'étonnes pas, car avec le père que j'ai eu, il y a une raison à ce lien puissant. J'avais besoin de quelqu'un et je t'avais à mes côtés, mais à présent… tu n'es plus là. J'ai longtemps compté sur ta protection pour avancer sans me douter que tu finirais par disparaître. Mais maintenant, Maman, je grandis. Regarde-moi de là où tu es. Souviens-toi de la petite Seiko naïve, peureuse et heureuse d'être stupide et compare-la à celle d'aujourd'hui et à celle de demain, car, crois-moi sur paroles, si hier je n'ai pas eu la force nécessaire pour te sauver, je l'aurai demain pour te rendre la monnaie de la fierté, parce que sache qu'avoir une mère comme toi, Maman, me remplissait le coeur de joie. Entends mes larmes et mes rires, écoutes mes plaintes et mes cris de joie, suis-moi dans mes crises de nerfs et mes purs moments de délire. Regarde-moi, Maman, observe-moi attentivement et sois fière de ce qui va en suivre, car à partir de maintenant, je ne te décevrais plus.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 22 Juin - 12:08

" Il s'agit bien d'un tchip"
Jerry genre Sakura en mode Ouaich qui fais son "Tchhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuu" ça le fais tellement pas

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Si vous me voyez dans la rue dites moi bonjour ça vous évitera de mourir brutalement
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 22 Juin - 13:15

Je n'imaginais pas Sakura faire un "Tchhhhhhiiiiiiiiiiiiiiiiiuuuuuuuuuuuuu", mais un "t" aspiré
M'enfin, t'as raison.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 22 Juin - 13:38

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Chapitre 15 : Fierté


Je reste longtemps immobile à considérer la tombe.

- Je n'aurai pas pensé te trouver ici, me fait sursauter une voix masculine.

Je me retourne. Kakashi se tient à mes côtés. Je le regarde un instant, puis baisse les yeux.

- Il s'agit de ma mère adoptive, expliqué-je. Il est vrai que me rendre dans un endroit aussi sinistre ne me ressemble pas, mais j'avais besoin de me confesser auprès d'elle.
- Je comprends ce que tu ressens, souffle le ninja copieur.

Je laisse s'écouler quelques seconde avant de déclarer :

- J'imagine que vous n'êtes pas venu pour me parler de tout cela, n'est-ce pas ?
- Effectivement.

Devinant à mon silence que j'attends des explications, il reprend :

- J'ai remarqué qu'Anko agissait étrangement depuis votre retour.
- Que fait-elle ?
- Elle est souvent distraite par une ou plusieurs pensées et ça ne lui ressemble pas.

Je ne détache pas mes yeux de la sépulture et me demandant s'il est au courant pour Orochimaru. Je suis tout à fait consciente que si je reste silencieuse à cette remarque, il finira pas se douter de quelque chose. C'est une information qui est censée rester entre Anko et moi.

- Je le suis tout autant qu'elle à cause de mon charka, choisis-je de répondre. Surtout que je commence à me poser de réelles questions sur mon identité.
- Seiko, prononce-t-il.

Pour toute réponse, je lève ma tête dans sa direction.

- Je sais ce qu'il s'est passé.

Craignant qu'il ne s'agisse d'une ruse pour me faire cracher le morceau, je fronce les sourcils afin d'imiter une pseudo-incompréhension. Je n'avouerai rien tant qu'il ne mentionnera pas le nom d'Orochimaru.

- Range-moi ce faux regard et écoute-moi, exige-t-il.
- Dans ce cas cessez de tourner autour du pot et dites-moi clairement que qui vous tracasse.
- Je sais que vous avez affronté Orochimaru, lâche-t-il finalement.

Je détourne mon regard sur le monument en honneur à ma mère.

- Anko a affronté son regard et j'ai affronté sa force, précisé-je.
- Tu es folle.
- Vous ne savez pas, vous n’étiez pas là à ce moment, me défendis-je. Je ne comprenais pas ce qu'il faisait ici, et l'état d'Anko m'inquiétais, je ne savais pas quoi faire. À mes yeux, la meilleure défense est l'attaque. Je ne pouvais pas fuir sans savoir ce qu'il allait advenir d'Anko. Tout ça, c'était avant que je ne sache qui il est. Quand j'ai saisi qu'il fait du trio des ninjas légendaires, j'ai compris que je ne pouvais plus faire marche arrière. J'ai paniqué et j'ai attaqué. C'est Anko qui m'a remis l'esprit en place.

Sentant ma gorge se serrer, je me frotte le nez de l'index, cligne plusieurs fois des yeux. Je ne ressens plus la chaleur du soleil, le ciel se couvre.

- L’attitude de mon père, soufflé-je la voix étranglée par l'émotion. L’attaque sur Konoha, la mort de ma mère, puis celle de Choji, l’état critique de Naruto, le décès d’Iruka, la manifestation d’un pouvoir inquiétant dans mon corps, ma rencontre avec Orochimaru, le comportement de Sakura, les marques étranges sur mon dos, Kuro, des souvenirs que j’espérais oublier refont surface, mon identité…

Une pluie fine vient se poser sur le village.

- Et puis j’en ai marre de ça ! On sait dans quel état je suis rien qu’en regardant le ciel ! éclaté-je à mi-sanglot. J’en ai marre... C’est trop pour moi... trop en si peu de temps... trop de morts par ma faute... Je craque...

Je sens quelque chose de chaud descendre sur mes lèvres. Je retire mes mains de mon visage et remarque qu’elles sont maculées de sang. Ma tête me fait mal... Je saigne du nez...

- Trop d’émotions à évacuer, à ce que je vois, souffle Kakashi en me tendant un paquet de mouchoir. Tu peux le garder.

Je le remercie en plaçant le mouchoir en dessous de mon nez et me mouchant.

- Tu te mouches alors que tu saignes du nez, remarque l’homme masqué.
- Ma mère m’a appris que lorsque l’on a ce genre chose sans avoir de lésion interne, c’est parce qu’un vaisseau sanguin a éclaté, expliqué-je en tentant de me calmer. Il faut donc retirer sa membrane pour stopper l’hémorragie. Le meilleur moyen est de se moucher, bien que ce ne soit pas agréable.
- Je ne savais pas, avoue Kakashi d’une voix basse.
- On vous surnomme le ninja aux milles techniques, mais vous n’êtes pas au courant des précautions à suivre d’un simple saignement de nez ?
- Je n’avais pas ma mère pour m’enseigner ce genre de choses et mon père s’occupait de missions dangereuses jusqu’à sa mort, répond-il en esquissant un sourire que je ne comprends pas.
- Je suis désolée...
- Tu ne savais pas.

Gênée, j'évite son regard. Je devrais prêter plus d'attention à ce que je dis… Avant que je ne parte trop loin dans mon mal-être, Kakashi intervient :

- Je ne suis pas venu te voir pour te raconter ma vie, mais pour te faire part de mises en garde.
- De mises en garde ? répété-je en arquant un sourcil. Que voulez-vous dire ?

L'homme à la chevelure grise cherche ses mots.

- Anko m'a raconté les détails du rendez-vous avec Orochimaru, commence-t-il. Elle-même, qui était censée être seule, ne connais pas ses intentions. Apparemment, Kabuto a tenu à ce que tu sois là. Avant de partir, souviens-toi qu'Orochimaru a mentionné le fait que lui et son subordonné aient trouvé ce qu'ils cherchaient.
- Je m'en souviens. J'ai posé la question mais aucune réponse ne m'est parvenue. Avez-vous une quelconque idée ?
- Anko m'a demandé de ne pas t'en parler, mais je pense que c'est mieux ainsi. Elle a beaucoup observé le comportement des deux hommes durant ce passage. Avant de prononcer cette phrase, Orochimaru a porté son attention sur toi.
- Vous voulez dire que…
- Je ne sais pas ce qu'il veut, je ne l'ai jamais compris. C'est une personne d'imprévisible… enfin, si on peut le qualifier de personne… Il avait apparemment opter sur son ancienne élève, mais ton existence l'a peut-être fait changer d'avis. Sur quoi ? Je ne sais pas. C'est une hypothèse qu'Anko et moi ne souhaitons pas écarter. J'ai pris l'initiative de t'en parler malgré le désaccord de ma collègue.

Je le regarde droit dans les yeux.

- Kakashi-sensei… Si aller vers lui est son but, pensez-vous vraiment que je le ferai ? Je n'ai aucune raison de me placer dans son camp et de le servir dans ses propres intérêts en estimant chaque heure passée à ses côtés ma durée de vie. Il pourra très bien faire comme avec tous les autres, me considérer comme un vulgaire objet jetable. Et puis, vous savez que je ne peux pas supporter Sasuke. Il n'y a donc aucun risque que je le suive dans ses intentions. D'ailleurs, si Sasuke est encore en vie, c'est sûrement parcequ'il sera son hôte. Autrement, je pense qu'il serait déjà mort et enterré au jour d'aujourd'hui avec ses airs prétentieux et arrogants. Je me refuse à vivre ainsi.. ou plutôt, à survivre.
- C'est ce que je voulais entendre, déclare Kakashi. Je n'ai plus besoin de t'avertir des dangers, mais laisse-moi te dire une chose. Garde en tête qu'Orochimaru est prêt à tout pour assouvir ses désirs. J'ignore totalement ce qu'il compte faire, mais fais attention à tes faiblesses, surtout morales. Il sait très bien s'en servir. Jusqu'à présent, cette technique à fonctionner sur tout le monde, sur les gosses de l'examen chuunin, sur Anko, sur Sasuke, sur le village entier de Suna et j'en passe. Il suffit juste qu'il te trouve un intérêt, la fissure de ton cœur et boum ! Tu passes du statut de vivante à morte-vivante, et de morte-vivante à morte. Sympa, non ?

Je laisse échapper un pouffemment de rire, mais au fond, il n'y a rien d'amusant. Je regarde le soleil s'éclipser vers l'ouest.

- Bien… je dois te laisser, à plus, dit Kakashi en me saluant d'un geste de la main avant de disparaître.

Me revoilà à nouveau seule…
Bien la discussion que je viens d'avoir avec lui est à l'encontre d'Orochimaru, je ne sais pas ce que je donnerai pour revoir Sasuke et lui mettre la pâtée qu'il mérite. Mais cette ambition qui me tient à cœur est dénuée d'intérêt et irréalisable pour le moment. Choji est mort par sa faute et Naruto est dans le coma, je ne comprends pas comment peut-il rester indifférent. Il s'agit tout de même de ses anciens camarades… Il n'est pas responsable de ce qu'il est, il est responsable de ce qu'il fait. Je lui en veut énormément pour cela… s'il savait… Seulement, ce sentiment ne me donne pas le droit à la vengeance. Tant pis, je continuerai de le mépriser en silence.
Je pose à nouveau mon regard sur la tombe de ma mère un instant en me remémorant mes dernières paroles lui étant destinées et esquisse un sourire triste avant de tourner les talons vers l'orée du crépuscule.


Assez court.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Dim 22 Juin - 22:18

Oh ça va c'était sympa à lire quand même

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Lun 23 Juin - 21:56

Tant mieux.
Tiens, cadeau :

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Chapitre 16 : Ma première mission


Les jours passent et je m'occupe comme je le peux. Tsunade ne trouve pas le temps d'enseigner quoi que se soit à Sakura et à moi-même. De plus, Anko est actuellement en mission. J'utilise mes occasions libres à m'entraîner rudement et à entretenir la tombe de ma mère ainsi que celles d'Iruka et de Choji.
Je suis officiellement dans l'équipe Gaï composée de Neji, Rock Lee et Tenten, mais il m'arrive plusieurs fois de penser qu'être dans celle de Kakashi serait plus appropriée en vu des derniers événements tel que le départ de Sasuke et l'état critique de Naruto. Enfin, Kakashi est aussi en mission avec Anko, Asuma, Gaï et Kurenai.

Quelqu'un sonne à ma porte. Lorsque je l'ouvre, j'aperçois Tenten habillée de sa tenue officielle. Rock Lee se tient à ses côtés.

- Tsunade souhaite s'entretenir avec nous. Prépare-toi, on va chercher Neji, Sakura et Shikamaru, m'annonce la jeune fille aux chignons.

Je la considère un instant, puis regarde Rock Lee.

- Donnez-moi cinq minutes, déclaré-je assurément.

Je me dirige dans ma chambre d’un pas rapide afin de me vêtir de mes vêtements officiels. Après avoir enfiler mes chaussures, je file vers le salon où sont rangés mes clefs. Je les prends et rejoints ensuite mes camarades à l’extérieur.

- Afin d’être plus efficace, je vais chercher Sakura. Occupez-vous de Neji et de Shikamaru, proposé-je en fermant la porte. On se rejoint devant le bureau de Tsunade.
- Excellente idée, commente Rock Lee. Viens Tenten ! On a pas de temps à perdre !

Le jeune garçon attrape le bras de Tenten et l’entraîne avec lui dans les rues de Konoha. Je les regarde s’éloigner en soupirant avant de mener mes pas vers la maison de Sakura. Arrivée à sa maison, je sonne à sa porte. C’est sa mère qui se présente sur le seuil. Je demande à voir sa fille. En lui expliquant la situation, j’aperçois Sakura passer derrière.

- Ah bah, laissé-je échapper.

La mère se retourne.

- Prépare-toi ma puce, l’Hokage te réclame, dit-elle en lui accordant un sourire chaleureux.
- On y va avec Neji, Rock Lee, Tenten et Shikamaru, précisé-je.
- Une mission ? interroge Sakura.
- J’en ai l’impression.
- Dépêche-toi, Sakura, la presse sa mère.

La jeune fille grommelle :

- Oui, oui...

Je discute avec la femme en attendant mon amie. Cette dernière ne tarde pas à arriver.

- Allons-y, déclare-t-elle.
- Tu reviendras pour me dire ce qu’il se passe, d’accord ?
- Oui M’man, de toute façon, je suis obligée... souffle l’enfant. On y va ?
- Je t’attends.

Nous partons de ce pas sous le regard protecteur de la mère. Une fois que Sakura juge que nous sommes assez éloignées, elle me dit :

- Qu’est-ce qu’elle peut être agaçante.
- Comment ça ?
- Elle est trop souvent sur mon dos, ça me saoule...
- Elle fait attention à toi, c’est bien, je trouve. C’est mieux qu’une mère qui n’en à que faire...
- Oui c’est sûr, mais quand c’est trop, c’est énervant.
- Tu n'es pas privée de liberté non plus. Tu n’as pas à te plaindre, contredis-je d’un ton posé. En plus d’avoir tes deux parents à tes côtés, tu as la chance qu’ils soient toujours en vie. Je ne connais pas mes parents biologiques, ma mère adoptive est décédée sous mes yeux et mon père me battait avant de quitter le village.

J’aperçois du coin de l’oeil Sakura me regarder, puis baisser la tête. Je décide de ne pas en ajouter et mon amie en fait de-même.
Nous arrivons devant le bâtiment de Tsunade en même temps que Neji, Tenten, Rock Lee et Shikamaru. Nous nous saluons et montons ensemble les marches vers le bureau. Tenten se charge de toquer à la porte et d'entrer en première. Nous la suivons en silence. Shikamaru, étant le dernier de la file, referme la porte derrière lui. La dirigeante de Konoha est accoudée sur son bureau, les doigts croisés et le bas du visage caché derrière ses mains. Elle observe chacun d'entre nous. Je jette un coup d'œil sur Shikamaru afin de m'assurer qu'il est en bonne santé. II a l'air de s'être remis du décès de Choji, mais je vois dans son regard une pointe de crainte d'être responsable d'une seconde mission.

- Tenten, Neji, Sakura, Rock Lee, Seiko, Shikamaru, nous appelle respectivement Tsunade. J'ai une mission à vous confier. Shikamaru, je te veux en tant que chef d'équipe.
- Je refuse, déclare le jeune garçon concerné. Je cède ma place.
- Et pourquoi donc ? s'enquiert l'Hokage.
- Je… je ne veux pas avoir de morts supplémentaires sur la conscience.
- Shikamaru, souffle la femme. Tu vas être amené à diriger des shinobis tout comme ceux qui sont actuellement à tes côtés. Tu vas forcément te retrouver avec un cadavre dans les bras, du sang sur les mains et une lettre d'adieu à donner à une famille, et ce, plusieurs fois. Tu ne pourras malheureusement pas sauver tout le monde.

Shikamaru baisse la tête.
Bien que mon état d'esprit soit tout à fait en accord avec les paroles de Tsunade, je ne peux m'empêcher de penser qu'imposer une telle responsabilité soit une méthode un peu trop rude pour replacer les personnes sur leur confiance.
Enfin, le mieux étant de connaître les détails de la mission avant de juger quoique se soit.
Sakura me devance en posant la question.

- Attraper un voleur, répond simplement Tsunade.

Ma première mission consisterait à mettre la main sur un bandit ? Un vulgaire bandit ? Enfin, pour bâtir une œuvre architecturale, il faut bien commencer par placer la première pierre… Quoiqu'encore faut-il savoir où la poser et pour cela, un plan de l'œuvre est nécessaire. Finalement, cette expédition me convient.

- Dans les détails de l'histoire, il est mentionné qu'il est surnommé « la main fantôme » reprend Tsunade. Il œuvre aussi bien le jour que la nuit et il est très rapide.
- Je ne vois pas la signification de cette dénomination, remarqué-je.
- J'y viens. D'après des témoignages récents, ses victimes affirment ressentir une légère brise au moment d'être volées, la plupart du temps, il vole dans une brume et personne n'a réussi à identifier son visage.
- C'est parce qu'il doit porter un masque, ou quelque chose du même genre, estime Neji.
- Voyez cela avec le chef du village. Il détient toutes les informations nécessaires de cette enquête. Rendez-vous au village de Takumi. Il se trouve au sud-ouest du pays de la Foudre. Shikamaru, j'aurai vraiment appréciée te savoir chef d'équipe, mais si tu refuses, je ne peux pas te forcer la main. Donne-moi ton dernier mot maintenant.

Le manipulateur des ombres baisse son regard sur moi un court instant.

- Je prends, c'est chiant, mais je prends, décide-t-il.

J'esquisse un sourire amusé. Je reconnaitrais Shikamaru entre mille personnes ne serait-ce qu'avec cette phrase.
Tsunade, qui avait remarqué son geste, me regarde en fronçant les sourcils, comme si elle attend de moi une explication. Pour toute réponse, j'hausse les épaules. Je ne sais pas à quoi pensait Shikamaru lorsqu'il m'a dévisagée, mais ce dont je suis sûre, c'est qu'il a répondu de la manière la plus naturelle, et cela me rassure fortement.

- Quand partirons-nous ? pose Tenten.
- Demain, à l'aube. Profitez de cette journée afin de vous organiser correctement, vous n'aurez pas d'adulte pour vous prêter main forte.

Nous quittons la salle après avoir salué la dirigeante.
Nous voilà à présent à l’extérieur. Chacun d’entre nous réfléchis en silence sur cette affaire.
Enquêter.
Il faut enquêter.
Rock Lee se tourne vers nous et nous propose de dîner ensemble afin de mettre en commun nos idées. J'approuve en première. Les autres suivent. Shikamaru nous offre le repas et nous invite à manger chez lui. C’est une suggestion séduisante au tel point que nous acception sans même réfléchir, cependant, Neji reste immobile.

- Eh, Neji, tu vas bien ? demande Tenten d’une voix inquiète.

Le jeune garçon ne lui répond pas. Il se contente à utiliser son don héréditaire. Je m’approche de lui en demandant ce qui ne va pas. Il se retourne à la vitesse de l’éclair en direction d’une ruelle sombre de Konoha.

- J'ai vu quelqu’un ici, murmure-t-il.
- Konoha est bondé de monde, ça ne m’étonnerai pas, réplique Tenten.

Mais Neji n’est pas stupide. Il y a quelqu’un d’étrange dans les rues du village qui nous observe... ou qui m’observe. Je repense à la sensation que j’ai ressenti il y a quelques jours.

- Allons voir, lance Sakura.
- Non, l’arrêté-je. C’est inutile à présent. Si quelqu’un se trouve vraiment derrière tout ça, il est sûrement parti se planquer.
- Qu'est-ce que ça nous coûte ? réplique-t-elle.
- De l'indiscrétion et du temps, expliqué-je en chuchotant. Faisons profil bas pour le moment. Laissons approcher et frappons ensuite.
- Elle a raison, ajoute Rock Lee. Laissons croire que nous nous doutons de rien.
- Qu'en penses-tu, Shikamaru ?demande Neji.
- Je suis d'accord. Jouons le jeu pour le moment.
- Oui, je comprends, tu as des œufs chez toi ? demandé-je brutalement de façon à masquer notre discussion. On pourrait faire une salade.
- Je n'aime pas les œufs durs.
- On les fera cuir, au pire des cas, déclare Tenten.
- Choisissez ce que vous voulez, je mange de tout, intervient Rock Lee.

Je regarde Neji et Sakura, quelque peu désorientés. Je leur décoche un sourire afin qu'ils se prêtent au jeu.

- Très bien ! Salade aux œufs pour ce soir ! conclut joyeusement Tenten.

Je jette un coup d'œil sur Sakura qui n'a pas l'air de suivre l'enthousiasme de l'invocatrice des armes… elle parait ailleurs, ses pensées sont tournées vers autre chose, son visage est si triste…
Je décide de m'introduire dans son esprit afin de connaître la raison de ce tint blafard. Elle pense à Sasuke et il lui manque affreusement.
Bien que je sois dans l'incapacité de comprendre ce sentiment, en tant qu'amie, je me dois de lui venir en aide. Sans trop réfléchir, je lui agrippe le bras en l'entraînant vers les autres qui étaient déjà devant.

- Qu'est-ce qui te prends d'être ainsi dans la lune ? Il y a des jours où j'apprécierai vraiment savoir ce qu'il se passe derrière ce grand front ! provoqué-je.
- Qu'est-ce que tu as dit ? s'offusque soudainement Sakura.

Mais le coup est déjà parti. Je réussis à l'esquiver in extremis.

- La prochaine fois que tu répètes une chose de ce genre, je te massacre ! s'exclame-t-elle.

Je souris.
Même si je l'ai mise en colère, j'ai réussi à lui changer les idées.
Elle dégage son bras et avance d'un pas lourd, la tête haute.

Sasuke… Mes amis versent larmes, sang et donnent leur vie pour toi. Au bout du compte, tu ne vaux pas mieux que ton frère Itachi… Je me demande si Sakura en est consciente. Elle n'est pas stupide naturellement, mais son amour pour toi la rend aveugle à un tel point que je n'ose même pas lui ouvrir les yeux au risque d'aggraver les choses…

Le soleil se cache derrière les bâtiments de Konoha. Ses rayons, devenant moins nombreux, donnent une légère teinte rose au village. Il fait encore bon. Les oiseaux chantent l'approche de l'été. D'après des analyses médicales, je suis née en début juillet, avec presque deux ans de moins que Neji.
Une fois arrivés chez Shikamaru, sa mère nous invite à nous mettre à l'aise. Nous nous exécutons en retirant nos chaussures à l'entrée.
La propriété de la famille de Shikamaru est grande, immense, même et très accueillante. Elle est constituée généralement d'un bois très bien travaillé, lissé, décoré et poli. Aujourd'hui est la première fois que je vais chez Shikamaru et je m'y plais bien. Je me surprends à vouloir faire partie de sa famille, ne serait-ce que pour loger ici. Cette pensée me fait sourire sarcastiquement.

- Je vous prépare à manger, s'empresse la mère de Shikamaru.
- Non, ne vous prenez pas cette peine. Nous allons nous en charger.
- J'insiste, rétorque la femme. Vous êtes les invités, non ?
- Dans ce cas, laissez-nous vous aidé, propose Sakura.
- C'est gentil de votre part, ça ne sera pas Shikamaru ou Shikaku qui se ménagera pour ce genre de chose… Mais je refuse, contentez-vous de patienter !

Tandis que les autres se chargent de convaincre la mère de Shikamaru, j'observe chaque recoin du bâtiment, notant tous les moindres détails. En parcourant des yeux la salle à manger, mon regard se pose sur un meuble en bois. Des photos encadrées y sont posées. Je les regarde une par une. Soudain, je me fige. Je vois Shikamaru avec… Choji… Un sentiment de peine envahi mon coeur à une vitesse tellement vertigineuse que je pourrai en vomir. Je me frotte le front et respire profondément.
Une large main vient se poser sur mon épaule droite. Je me retourne, et lorsque mon regard croise celui de Shikaku, je ne peux m'empêcher de la retirer brusquement, de m'éloigner d'un bref pas et de percuter le meuble. Par chance, rien ne tombe… mais sans que je ne puisse comprendre pourquoi, mon coeur bas rapidement. Je me sens frémir de tous mes membres… je tiens à peine sur mes jambes. Cette émotion… je l'ai déjà ressentie…
Je remarque que les regards de tout le monde sont posés sur moi. Sakura, Neji, Rock Lee, Tenten, Shikamaru, sa mère, et surtout son père.
Intimidée, je baisse la tête…

- E… excusez-moi… J'ai besoin de prendre l'air, bafouillé-je en le dirigeant vers l'extérieur.
- Qu'est-ce qu'elle a ? demande indiscrètement Rock Lee.

Mais aucune réponse ne lui parvient. Moi-même je l'ignore.
Je reste assise un long moment à considérer le coucher du soleil tout en réfléchissant sur ce qu'il vient de se passer.
Shikaku vient s'assoir à ma droite, et cette fois-ci, je ne le repousse pas.

- Ce n'est pas contre vous, m'excusé-je. Je crois avoir un sérieux problème.
- Que s'est-il passé pour que tu réagisses ainsi ?
- Je ne sais pas… Je ne comprends pas…

L'homme balafré garde le silence et regarde dans la même direction que moi, vers le crépuscule, puis fini par s'excuser. La seule réponse qui me vient aux lèvres est un vulgaire « 'Pas grave ». Or, si, cela l'est pour moi. Il a juste déposé une main sur mon épaule et je me mets dans tous mes états. Pourquoi ? Et j'ai le sentiment d'avoir déjà éprouvé ce genre d'émotion.
Shikaku se lève et rentre à l'intérieur. Me voilà seule… encore une fois… seule avec mes problèmes qui ne regardent que moi. Alors je m'occupe à rêvasser jusqu'à ce qu'on me dise que le plat est prêt. Je m'assois entre Neji et Sakura. Un petit temps s'écoule avant que Shikamaru ne prenne la parole :

- En ce qui concerne la mission, vous ne trouvez pas étrange le phénomène de la brume ?
- Eh bien… les bombes fumigènes existent, répond Tenten en haussant les épaules.
- Et comment explique-tu la légère brise ?
- Euh… un ventilateur ? propose-t-elle bêtement.

La réponse fait rire toute la table, hors mis moi. Je suis trop préoccupée par des sujets personnels pour me permettre de rire à une simple plaisanterie. Sakura, qui a remarqué mon attitude marbre, me donne gentiment d'un coup de coude au bras. Je la regarde et lui tend un sourire forcé, puis je me replonge dans mes pensées en prenant quelques feuilles de salade et deux ou trois morceaux de tomate entre mes baguettes.
En plus d'avoir un chakra étrange et de me poser des questions existentielles au sujet de mes origines, voilà qu'apparemment j'attire le regard reptilien d'Orochimaru sur moi. Je ne peux m'empêcher de frémir à la simple vision de son visage… Cet homme… enfin, si je peux le qualifier d'être humain, est tout bonnement effrayant, repoussant, répugnant, malsain… il est… démoniaque. Oui, c'est un démon. Comment ai-je pu restée aussi décontractée face à lui ? Je ne comprends pas… Je ne me comprends plus…
Personne à Konoha n'est au courant de la rencontre avec Orochimau à l'exception d'Anko et de Kakashi. Devrions-nous en parler à Tsunade ? Si je prends en compte l'hypothèse du ninja masqué, je ne suis pas en sécurité si l'administration n'est au courant de rien. Je me surprends à imaginer les pires scénarios possibles s'il parvenait à me mettre la main dessus.

- Seiko, tu vas bien ?

Je sursaute.
Non, je ne vais pas bien, je ne vais pas du tout bien. Mais ce « non » reste coincé à l'intérieur de ma gorge. Je me contente d'hocher lentement la tête.

- Tu en penses quoi ? me demande Shikamaru.
- Excuse-moi, j'étais ailleurs. Je n'ai pas suivi la conversation…
- Nous disions que le voleur en question est probablement un ninja originel du village caché de la Brume. Qu'en penses-tu ?
- J'ai le souvenir que Sakura avait participé à une mission qui consistait à tuer un ninja de la Brume. Je pense que c'est tout à fait possible.
- Tu veux parler de Zabuza ? pose la jeune fille aux cheveux roses.
- Oui.
- Notre mission n'était pas de le tuer. Il était une alternative.
- Autant pour moi, m'excusé-je. Ce que je veux dire par là, c'est que Zabuza était capable d'utiliser le pouvoir de la brume et celui de l'eau. Il est possible que ce type sache en faire de même, mais à la place de l'eau, c'est le vent.
- C'est ce que je disais avec Sakura, approuve Shikamaru.
- Ok, lance Neji. Admettons qu'il soit du village de la Brume. Que viendrait-il faire au village de la Source ?
- Je n'ai jamais affirmé qu'il venait du village de la Brume, interviens-je. C'est une hypothèse. Nous n'avons pas assez d'informations pour admettre quoique ce soit, autrement, nous nous perdrons dans nos solutions.
- Non, contredit-il. Si Tsunade nous accorde un peu de temps, c'est pour nous préparer. Elle l'a elle-même précisé.
- Très bien… faites ce que bon vous semble et pensez ce que vous voulez. Moi, j'attends d'avoir plus d'informations pour définir.

Je continue de manger en les écoutant polémiquer. Certaines hypothèses sont cohérentes, d'autres sont à se couper les cheveux en quatre. Je trouve que cette méthode ne nous permettra pas d'avancer. Elle ne nous servira qu'à savoir qui a raison et qui a tort, et c'est même possible que personne n'ait raison.
Je remarque que Neji et Tenten font équipe. De même pour Sakura et Rock Lee. Shikamaru est seul. Les parents se contentent d'observer, tout comme moi. Le ton monte autour de la table. Une atmosphère pensante, presque étouffante, plane dans la pièce. Les provocations prennent le dessus sur les arguments puérils, puis s'en suivent les insultes. Un point frappe sur la table, Neji se lève et se place face à Shikamaru qui se dresse à son tour. Rock Lee se positionne entre les deux de façon à les calmer, mais le jeune Hyuga le bouscule et fait un pas de trop vers Shikamaru. Oui. Un de trop. Sakura a déjà décoché le coup de point et propulse Neji à l'extérieur. Ce-dernier atterri dans le bassin. Déjà qu'il était difficile de la contenir il y a quelques temps, voilà qu'à présent elle possède une force surhumaine qu'elle a hérité de Tsunade. Tout comme moi, en passant, mais je n'ai pas le souvenir de m'en être servie contre quelqu'un. Cependant, c'en est de trop. Je me suis arrêtée de manger pour mieux suivre la scène, mais je ne peux pas me permettre de rester indifférente face à un tel conflit dénué d'intérêt. Sentant que mon entrée sur scène ne va pas tarder, je m'apprête à me lever dans un grondement de tonnerre mais Shikaku et sa femme interviennent plus rapidement sommant de cesser ce désordre. Sakura et Tenten se foudroient du regard, Neji et Rock Lee dégagent un aura menaçant, quant à Shikamaru, il reçoit une correction de le part de son père par une gifle magistrale.
Je savais très bien que cette discussion ne ferait que causer des embrouilles, mais cela, personne ne l'a entendu. Seul le Tic Tac de la pendule règne dans la pièce et le Plic Ploc des vêtements mouillés de Neji. Autrement, je pourrais entendre le grincement des dents des personnes présentes dans la salle à manger.
J'exagère à peine.

- Sortez.

La voix de Shikaku résonne sèchement dans le salon. Inutile pour lui de répéter, le ton qu'il a employé suffit grandement à nous faire comprendre. Étant trempé, Neji retire ses vêtements du haut. La mère de Shikamaru s'empare d'une serviette propre et recouvre le torse nu du jeune homme. Cela m'étonne de la part de ce-dernier de s'être emporté. Je l'ai toujours décrit comme une personne de cool, zen, tranquille, qui ne cède à la violence qu'en cas de grande nécessité.

- Shikamaru, monte dans ta chambre, ajoute le père.

Je regarde le jeune Nara monter des escaliers, la main collée sur sa joue et l'autre serrée. Franchement, je ne peux pas dire que cette soirée était une bonne idée, bien qu'elle aurait pu très bien se dérouler. Je me souviens que pour se faire frapper, Neji a carrément insulté Sakura, chose que jamais je n'aurai osé imaginer venant de lui.
Enfin… il faut avouer que les équipes étaient déjà formées, avec Tenten qui est en extase devant Neji au point de lui baver dessus et Rock Lee aux pieds de Sakura et toujours en rivalité avec Neji… C'est presqu'à croire que j'aurais pût tout prédire. Avant de partir à mon tour, je remercie la mère de Shikamaru pour le dîner et je souhaite aux deux parents de passer une agréable fin de soirée. La dernière phrase leur arrache un sourire ironique. Comprenant mon erreur, je garde le silence et quitte la propriété en dernière. Sakura ne m'a pas attendu. Ni elle, ni personne, d'ailleurs. J'avoue ne rien avoir espéré non plus.
Avec le conflit de tout à l'heure, j'imagine que l'on va avoir du mal à nous y mettre demain.
Je rentre chez moi. Il fait nuit. J'entends un bruit dans mon dos, mais je n'y prête pas attention. Après quelques mètres de traversés, un second craquement. Cette fois-ci, c'est sur les toits. Je me doute bien que je suis suivie, mais par qui… ou par quoi ?
J'accélère mon rythme de marche. Je me faufile dans les ruelles les plus étroites de Konoha, bien qu'il ne s'agisse pas de mon itinéraire initial.
En matière de discrétion, il n'est pas très fort, mais peu importe, je ne supporte pas d'être espionnée.
Je m'arrête un moment.
Néanmoins, une question me trotte dans la tête.
Pourquoi ?
Pourquoi suis-je suivie ?
Pourquoi suis-je espionnée ?
Je réfléchis un court moment en relatant les derniers faits.
Cette sensation… où l'ai-je ressentie ?
Au cimetière puis pendant quelques jours et enfin devant le bâtiment de Tsunade… et chez Shikamaru.
Il s'est passé pas mal d'événements.
Je reprends ma marche sans faire preuve d'une quelconque panique. Soudain, je me fige. Et si… ?
Un frisson d'horreur à hérisser les cheveux court le long de mon échine. Je n'ose même pas penser plus loin.
Non… ça ne peut pas être ça… enfin si, ça le peut, mais ce n'est pas ça… ça ne doit pas être ça… Je n'ai pas fait gaffe à ce que je disais pendant toute cette période… il a probablement pris beaucoup de choses en note sur moi…
Et si c'était le dénommé Kabuto ? Ou même pire ! Orochimaru en personne ! Non, non, non et non ! Il est le dernier que je souhaite revoir, avec mon père adoptif… Mais si c'est le cas ? Il faut prévenir Tsunade qu'Orochimaru rôde dans le village et lui dire que je suis en danger ! Ce type me fait vraiment flipper, je ne peux pas l'imaginer encore une fois se tenir face à moi. Non, ça ne peut pas être lui… il est un des Sannin, il se déplacerait avec plus de discrétion — bien que l'on m'ait toujours félicitée pour mon oreille fine — Oui, ça doit être cela. Mais alors, qui est-ce ? Si c'est Kabuto, je ne vois pas ce que ça change. Je sais qu'il travaille pour le renégat. Ils doivent sûrement être à la recherche d'informations sur moi. Dans ce cas, je devrai me montrer plus attentive à mes faits et gestes, et surtout à mes paroles.
Je n'ai pas du tout envie d'avoir de mauvaises surprises, mais je préfère avoir le cœur net. Je pense à tenter de sonder les alentours avec la technique d'Iruka. En visualisant une personne, il m'est possible de lire dans ses pensées seulement si elle est dans les environs. Je compte utiliser cette technique à l'envers. Je ne sais pas pourquoi, mais je préfère commencer par Orochimaru. Probablement parce que j'ai toujours aimé défier mes propres limites… et afin de me débarrasser du plus pesant. Son visage m'a tellement marqué que je pourrai le dessiner les yeux fermés sans problème.
J'exagère à peine.
Je le visualise limite à contrecœur sans laisser les plus petits détails m'échapper, puis je concentre la totalité de mon chakra au centre de mon front. Mon esprit parcourt quelques mètres avant de revenir.
Quelque peu rassurée, je tente la même chose pour Kabuto.
Même résultat.
Je souffle de soulagement.
Aucun des deux n'est dans le coin, mais alors qui ? Avoir le Byakugan m'aurait fortement aidé… mais en même temps, je ne ressens aucune présence dans les alentours. C'est peut-être moi qui devient paranoïaque. Non… il y a bien quelqu'un qui me suivait.
Je reprends ma route, frustrée savoir que je suis observée comme un vulgaire animal sans pouvoir agir.
Arrivée chez moi, je me charge de verrouiller l'entrée à double tour, de fermer toutes les fenêtres et de baisser tous les stores, et c'est à peine si j'ose me déshabiller et me doucher. Vivement que cette situation prenne fin !
Lorsque je me couche, je tente de ne penser qu'aux bonnes choses, de faire abstraction des mauvaises… et j'y parviens ! Mais avec un peu de mal car chaque bonne pensées dérivaient sur des moins bonnes…

Le lendemain, après une nuit de sommeil agité, je me lève extrêmement tôt.
Quatre heures trente du matin.
Je mange rapidement et prépare des affaires pour trois semaines grand maximum. Au moment de m'habiller, j'observe mon dos nu couvert de cicatrices disgracieuses à travers le miroir de ma chambre. Quelques flashs font interruption dans mon esprit :
Un homme, grand, chauve… tenant une ceinture dans une main… et une bouteille de saké dans l'autre. La ceinture claque dans l'air. La bouteille se brise. Une énorme main s'approche de moi… je hurle… et ça s'arrête là.
Revenant à mes esprits, j'enfile mes vêtements en grognant. Ces cicatrices ne disparaîtront probablement pas.
Je me dirige vers l'entrée du village. Pour le moment, il n'y a personne, les premiers rayons du soleil ne vont pas tarder. Je patiente encore un peu.
Toujours personne, et pourtant, c'est l'aube.
Je regarde dans les alentours et je ne vois que quelques commerçants préparer leurs boutiques.
Je patiente une demi-heure, puis je me décide à sonner aux portes. Je commence par Sakura, la plus proche. Lorsqu'elle m'ouvre, elle me dit que ses parents l'ont punie. En même temps, il n'était pas prévu qu'elle mange chez Shikamaru…
Quel ennui… enfin, tant pis…
Je me dirige ensuite chez Neji. Il ne viendra pas non plus, sous prétexte qu'il a attrapé un mauvais rhume.
Je vais chez Tenten. Je me doute bien que si Neji ne vient pas, elle ne viendra pas non plus.

- Je n'ai pas envie de revoir Sakura, déclare-t-elle.
- Elle ne vient pas.
- Et Neji ?
- Non plus.
- S'il ne vient pas, je ne viens pas.

Et elle me referme la porte au nez. Quelle mentalité pourrie ! Enfin, elle a confirmé mes doutes.
Je me rends chez Shikamaru. Lui non plus… Il ne manque plus que Rock Lee, mais il n'est pas chez lui.
Agacée, je mène mes pas vers le bureau de Tsunade et lui explique la situation.

- Bon… il n'y à plus qu'à annuler la mission. À moins que tu veuilles la faire seule, mais j'en doute.
- Je suis prête, moi.

L'Hokage me regarde, incrédule. Je me contente d'hausser les épaule en souriant.

- Seule ?
- Seule.
- Très bien… Seule…
- Ça ne me cause aucun problème. Il y a eu une embrouille hier entre Shikamaru, Neji, Sakura, Tenten et Rock Lee. Du coup, ben…
- Je vois, soupire Godaime. Si tu as un souci, revient au village.
- Entendu.

Une gamine de 12 ans enquête sur une affaire criminelle… C'est un peu gros, je trouve, mais j'aime me donner de l'âge bien que cela voudrait dire « jouer dans la cour des grands. »
Inspectrice Seiko… ça sonne plutôt bien à l'oreille.
Je longe les rues sinueuses du village. Le gravier crisse sous mes botte de cuir, les pétales de fleur de cerisiers décorent le sol terni par la pluie de la nuit dernière. À l'entrée du village, ce sont toujours les mêmes personnes qui montent la garde mais il m'est impossible de mémoriser leurs noms. Il faut dire que je ne les vois pas souvent non plus… Je les salue d'un sourire amical avant de franchir les portes de Konoha.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 26 Juin - 20:00

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 26 Juin - 20:14

Jerry de ton commentaire.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 26 Juin - 20:26

Je savais pas quoi dire donc voilà

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Jeu 26 Juin - 20:27

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Ven 27 Juin - 22:30

I was born for your happiness
Souvenirs



Chapitre 17 : L'enfant du lac


Afin de me réduire le temps de trajet, je passe par la forêt située à l'est. Cette forêt, je la connais très bien. J'y cueillais des fraises des bois et des cerises avec ma mère.
À quelques mètres de moi se situe l'endroit où Iruka m'entrainait. Je ne peux m'empêcher d'y mener mes pas. J'enjambe les fougères, les ronces et les racines des arbres. Du bout des doigts, j'effleure les entailles laissées par mes mauvais lancers de kunai sur la vieille l'écorce d'ébène. Sentant ma gorge se nouer et mon coeur se contracter, je lance un dernier regard à cet endroit avant de continuer ma route.

Qu'elle n'est pas ma surprise lorsque je croise Rock Lee marcher sur ses mains.

- Seiko ?
- Tiens donc…
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je pars en mission, répondis-je d'un ton neutre. Personne n'y va, alors je me dévoue.
- J'ai été voir à l'entrée du village, mais il n'y avait pas un chat, déclare-t-il en se redressant. Je suis donc allé chez les autres mais aucun ne voulait et tu n'étais pas chez toi.
- Tu aurais pu prévenir Tsunade.
- Oui, avoue le fauve de Jade. Mais comme il était tôt, je n'ai pas osé la déranger… je suis donc parti m'entraîner.

Il est vrai que je ne me suis même pas posée la question de l'heure.

- J'y serai bien allé seul, continue Rock Lee. Mais…
- Mais ?
- Je ne suis pas assez stupide pour penser que quelqu'un comme moi est intelligent ! Dis-moi sincèrement, tu me vois résoudre une enquête en solo ?
- Sincèrement ? Non, répondis-je avec un léger sourire. Mais je t'avoue tout de même que tu y as ta place.
- Oui, je joue le rôle de la grosse brute qui se charge d'attraper le criminel…
- Pourquoi est-ce que tu cherches à te dévaloriser ?
- Pour me donner de nouvelles limites ! s'exclame-t-il joyeusement.
- Si tu l'entends comme ça, écoute…
- Je peux venir avec toi ?
- Bien sûr.
- Tu seras mon cerveau et je serai tes muscles !

Je ne nie pas que la force physique m'ait toujours manquée, mais avec les cours de Tsunade, je peux décupler le peu que j'ai. Je préfère toutefois garder mon air angélique et mon apparence frêle afin de dévoiler cet atout et de surprendre l'adversaire. Laisser sous-estimer, jouer la comédie… c'est un style de combat envisageable.

- Préviens Tsunade, tout de même.
- Oui, j'y vais, avance sans moi, je te rejoints.

Je suis du regard le jeune homme s'éloigner en courant à vitesse grand V vers le sud. Je me dirige ensuite vers le nord d'un pas modéré durant de longues minutes en me demandant si mon compagnon viendra. Je crains devoir faire cette mission seule, au bout du compte.
Je sens un mouvement dans mon sac. Intriguée, je tire lentement la fermeture éclair. Je fouille prudemment, le souffle coupé, entre mes affaires, puis ma main se referme sur quelque chose de long, froid et lisse. Je fronce les sourcils. Je sors cette chose de mon sac qui est visiblement un serpent violet. Exempt la couleur, il ressemble énormément à Kuro. Même taille, même regard… Se pourrait-il qu'il s'agisse d'une mutation ? Quelques pentagones sont dessinés sur sa peau. Il s'enroule autour de mon bras et passe sa tête derrière ma nuque comme Kuro l'aurait fait. J'imagine que c'est lui, mais quand s'est-il introduit dans mon sac ? Je crois bien qu'il fera parti du voyage…

- On n'y va ?

Je ne peux m'empêcher d'étouffer un cri de surprise. En me retournant, j'aperçois Rock Lee.

- Ne réapparaît plus comme cela dans mon dos ! m'opposé-je en lui donnant une tape amicale sur l'avant bras.
- Excuse-moi de t'avoir effrayé.
- Ça ne fait rien.
- C'est ta première mission ? s'enquit le jeune homme.
- Oui, affirmé-je. C'est pour cette raison que je tiens absolument à la faire et à la réussir.

Il hoche la tête en signe de compréhension. L'avantage avec Rock Lee, c'est qu'il est difficile de s'énerver avec lui et il est loin d'être détestable. Sa coupe au bol, ses énormes sourcils et son regard un peu ahuri m'ont toujours amusés, et ce qui me plait sincèrement chez lui, c'est sa volonté de montrer qu'être ninja est une chose qui s'apprend, il est l'avatar de cette théorie.

- Il faut traverser la Vallée de la Fin, passer par le pays des Crocs et Tsume, indiqué-je. On arrivera ensuite au village de Takumi.
- Entendu, hoche Rock Lee. Au fait, Tsunade m'a précisé que quelques shinobi du pays de la Foudre sont déjà sur place, mais Takumi manque d'effectif.
- Je vois, soupiré-je.
- Et nous ne sommes que deux enfants, souligne-t-il.
- À la base, nous devrions être six, rappelé-je. Sans oublier qu'un adulte était censé nous accompagner, mais aucun d'eux n'est disponible.
- Quelle image le pays de la Foudre aura du pays du Feu ? se désole-t-il.
- Des gamins valent mieux que rien. Nous n'avons qu'à représenter notre village et notre contrée. Nous pourrons ainsi porter fièrement nos bandeaux.

Je dépose une main amicale sur l'épaule de Rock Lee et lui décoche un sourire rassurant.

- Tout va très bien se dérouler.
- Je compte sur toi.
- Moi de-même.

Nous continuons notre route vers le nord jusqu'à une cascade entourée de deux immenses statues délabrées. C'est ici qu'a eu lieu le combat entre Naruto et Sasuke. J'observe avec attention les nombreux dégâts matériaux. Quelques impacts d'ici et de-là, des arbres arrachés, un énorme rocher immolé, et surtout, la trace d'une énorme explosion. J'imagine que le combat a dû prendre fin lors de celle-ci.
Je me réjouis de sortir des portes protectrices de Konoha pour la première fois, surtout pour effectuer une mission d'un rang plus ou moins élevé. Nous arrivons au pied de la grande statue d'Hirashima, le premier Hokage, puis nous traversons la rivière pour aller du côté d'Uchiwa Madara. Nous continuons ensuite toujours vers le nord avant de s'enfoncer dans une foret.
Cela fait pas mal d'heures de marche. Rock Lee est en pleine forme, mais moi, je suis complètement épuisée. Nous avons marché près une journée entière. Le soleil est déjà en train de s'éclipser. La forêt est immense ! Je n'ai même pas le souvenir qu'une telle végétation prospère au pays des Crocs. D'ailleurs, nous ne devrions pas tarder à apercevoir ses montagnes. Nous marchons encore une demi-heure en direction de l'est.

- Et si on s'arrêtait pour la nuit ? lancé-je exténuée. Il commence à faire sombre.
- Où ?
- Ici, fis-je en pointant du doigt une clairière.
- Si tu veux.
- Merci… Tu penses que nous devrions faire un feu ? Parce que le nuit risque d'être froide bien que nous approchons de l'été.
- Non, c'est trop risqué. Gaï-sensei me répète toujours que la discrétion est le mot d'ordre chez les ninja.
- Oui, tu as raison. J'ai repéré un étang à quelques mètres d'ici, vers l'ouest, qui parait propre. J'y vais chercher de l'eau.
- Je reste ici. S'il y a quoique se soit, cri de toutes tes forces.
- Trop gentil, le taquiné-je en trouvant un morceau de bois formant une demi-sphère.

Je m'éloigne sur ces mots en emportant Kuro dont le nom n'est plus adéquat.
Je me dirige comme convenu vers l'ouest. Les grillons chantent leurs premières mélodies et les lucioles s'allument timidement. Étrangement, je n'ai ni vu ni entendu d'oiseau depuis que nous sommes entrés dans cette forêt, probablement parce qu'ils immigrent vers une région plus chaude. Oui, ça doit être cela et pas une présence hostile comme je le redoute.
Je mets peu de temps à retrouver l'étang dont j'ai parlé, mais d'après des photographies des manuels de l'Academie, il est censé être plus grand. Beaucoup plus grand… Sûrement est-il en train de s'assécher.
Je plonge le récipient de fortune dans l'eau tiède. Dommage qu'elle ne soit pas fraîche. Je suis capable de modifier la température atmosphérique. Peut-être que je pourrai rendre l'eau plus fraîche me concentrant sur celle-ci.
Autant tenter le tout pour le tout. Je réunis mon chakra autour ne mon cœur en le malaxant de façon à faire chuter la température tout en fixant l'eau intensément durant quelques secondes, puis je me relâche. Je trempe ensuite le bout de mon auriculaire dans le liquide transparent afin de connaître le résultat de mon expérience.
Je me réjouis de constater qu'elle a fonctionné à merveille. Cette satisfaction ne dure que peu. Je commence à frissonner et à avoir la chair de poule, le pire étant que je suis légèrement habillée et ce n'est pas Kuro qui va m'arranger cela… il ne fait qu'aggraver mon cas en glissant sur mon torse ! Je ne le repousse cependant sous aucun prétexte, ce n'est pas de sa faute après tout, il n'est qu'en quête de chaleur.
De retour au camp, j'aperçois Rock Lee exécuter des pompes. Je ne le dérange pas dans son activité sportive, je me contente de trouver un endroit plat pour poser le récipient.
Je sors de mon sac une couverture plus ou moins épaisse. Après une journée entière de marche, je suis trop épuisée pour faire quoi que se soit avec la température.
Je m'enveloppe dans ma couverture chaude en serrant Kuro contre moi et en me pelotonnant. Je pose un regard admirateur sur Rock Lee, sûrement parce que je suis incapable de faire un centième de se qu'il fait. Je suis née ainsi, avec une force naturelle vraiment sous la norme.
Mon ami s'arrête, ingurgite une gorgée d'eau fraîche et reprend ses pompes. À chacun sa manière de se réchauffer, après tout…
Le sommeil ne tarde pas à venir de poser sur mes paupières.

Rock Lee me réveille en secouant mon épaule.

- Debout ! Il ne fait plus noir ! s'egaye-t-il.

À vrai dire, il ne fait pas très clair non plus. C'est à peine si les oiseaux du matin commencent à chanter. Je me frotte les yeux afin de chasser la fatigue restante, puis je me dresse en m'étirant de tous mes membres.

- Tu as l'air d'avoir bien dormi, se réjouit Rock Lee.
- Je t'avouerai que j'ai connu des nuits meilleures, grommelé-je en étant prise d'un horrible mal de crâne. Je vais remplir nos gourdes, je reviens dans un instant.
- Je range les affaires en attendant.

Je m'empare de nos deux bouteilles et m'éloigne dans les profondeurs de la forêt.
À présent que je connais le chemin, il m'est possible de retourner plus rapidement à l'étang. Je me penche sur au dessus de l'eau, plonge la première gourde et la rebouche. Je fais de-même avec la troisième.
Au moment de me redresser, je faillis de faire tomber le récipient à l'eau en apercevant sur la même rive que la mienne un garçon habillé d'un kimono blanc. Il me fixe de ces yeux d'un bleu irréel. Ses cheveux noirs comme la nuit descendent sur ses épaules. J'en déduis qu'ils sont probablement longs. Son visage pâle, n'affichant aucune émotion, lui donne une apparence spectrale. Non… c'est carrément un fantôme. Ses pieds ne touchent pas le sol et je parviens à distinguer vaguement le décors à travers lui.

- Tu t'es perdu ? me risqué-je.

Pour toute réponse, le garçonnet qui doit avoir cinq ans tout au plus pointe du doigt l'étang sans détacher son regard du mien. Je regarde la surface d'eau quelques secondes, puis l'enfant. Est-il mort en essayant de traverser le lac ?
Il se déplace ensuite en flottant et se pose sur l'eau.

- Tu as perdu quelque chose ?

Le jeune garçon hoche affirmativement la tête. J'imagine que ce qu'il a égaré se trouve dans l'étang.
Avec mon mal de crâne, plonger dans l'eau refroidie par la fraîcheur de la nuit ne me convient pas du tout, mais je m'en voudrai si je tourne les talons avant de n'avoir rien tenter. À contre-cœur, je retire mes chaussures et concentre mon chakra sous mes pieds de façon à marcher sur l'eau. Je rejoints ainsi l'enfant du lac. Une fois arrivée à son niveau, il baisse la tête et me fait comprendre que ce qu'il recherche est juste en dessous.

- En espérant que ça ne soit pas trop profond, soupiré-je à mon attention.

Je fais disparaître mon chakra progressivement afin de m'enfoncer lentement dans l'eau froide. Ce n'est pas du tout plaisant, mais tant pis.
Une fois la tête complètement immergée, j'ouvre les yeux. Je parviens à distinguer un objet brillant à quelques mètres de profondeur à travers l'eau trouble. Je remonte à la surface afin de prendre la quantité d'air nécessaire. J'observe le gamin dont les yeux sont rivés sur moi. Pourquoi est-ce que je fais cela ?
Je prends ma respiration sans me poser plus de questions et plonge de nouveau dans les profondeurs aquatiques. Je nage durant quelques secondes avant d'attraper l'objet qui émet une faible lueur et remonte à la surface. Je sors ensuite de l'eau avec le totem du défunt enfant et une poignée de boue dans le creux de mes mains. Il s'agit d'un collier dont le pendentif est une perle azurée, de la même couleur des pupilles du garçonnet et très bien conservé.

- J'espère qu'il a beaucoup de valeur à tes yeux, chuchoté-je en lui tendant le bijou.

Mais il ne le prend pas. Au lieu de cela, il me sourit de toutes ses dents de lait et laisse échapper un rire coquin.

- Toi, magicienne ! s'agaye-t-il de sa voix aiguë.

Tout son corps, ou plutôt son esprit, se met à briller intensément et se désintègre dans une pluie de petites étincelles qui s'éloignent dans le ciel de l'aube sous un rire enfantin.
Ne comprenant pas la situation, je baisse les yeux sur le collier.
Les fantômes sont-ils tous des âmes errantes à la recherche de quelque chose ou ayant un quelconque remord ?
Déroutée par ma rencontre, je reste un petit instant immobile à considérer le pendentif. Que vais-je en faire ? Je n'ai pas le cœur à le remettre à l'eau, je le glisse alors dans la poche de mon pantalon, puis lève mon regard vers le soleil levant.

- Magicienne, murmuré-je tout bas.

Le rire de l'enfant résonne dans mes oreilles et me fait sourire. Je retourne ensuite sur la rive.
Je reste ébahie lorsque je m'aperçois que mes vêtements sont secs. De plus en plus décontenancée, je remets mes bottes, reprends les bouteilles pleines et me retourne au camp d'un pas lent. Étrangement, Rock Lee ne semble pas avoir remarqué mon retard. Tant mieux, d'ailleurs, je n'aime pas me justifier. C'est un grand défaut de ma part ajoutant une pointe d'arrogance dans mon caractère.
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 28 Juin - 19:18

C'est le collier légendaire de la légende mon enfant!!  study 

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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 28 Juin - 19:40

Tu te répètes un peu.
C'est le collier légendaire de la légende mythique dans la mythologie !
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MessageSujet: Re: I was born for your happiness   Sam 28 Juin - 19:41

D'où je me répète j'ai déjà dis un truc dans le genre moi?

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I was born for your happiness
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